DECOUVERTE D'UNE ETOILE DE LA MODE  

Roland Angomé est un jeune styliste gabonais né en 1979. Il a découvert la mode à Abidjan puis à Paris. Dans la branche depuis 4 ans, Roland a fondé en 2001 l'atelier "Creations OrlandMen's" dont l'originalité et le professionnalisme sont reconnu à Libreville.L'atelier "Creations OrlandMen's" participe à des défilés et à des concours organises au Gabon. Il effectue également des expositions à l'hotel Méridien, à la foire exposition de Libreville et participe à bien d'autres manifestations.Il sera présent au Concours des Créateur Gabonais qui aura lieu en juin 2003 a Libreville .

Roland va travailler en partenariat avec l'agence ETOILE DE LA MODE en
Belgique.


Cliquez sur le lien pour voir ses modeles: COLLECTIONS

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Critique du projet du gouvernement UPG  

Avant de critiquer le projet nous vous proposons un extrait du projet UPG

CHAPITRE I
LES INSTITUTIONS ET LES ORGANES DE LA REPUBLIQUES
Un Etat moderne, à l’ère de la mondialisation, ne peut être crédible s’il ne
s’inscrit résolument dans la logique de la démocratie dont le fondement reste la
protection des libertés fondamentales, collectives et individuelles, la consolidation
des droits de citoyen et le respect des devoirs vis-à-vis de 1 Etat et des tiers.
Les institutions de la République doivent permettre le fonctionnement de
l’Etat selon les principes de la souveraineté nationale, la séparation des pouvoirs
exécutif, législatif et judiciaire, ainsi que ceux relatifs aux droits fondamentaux des populations.
1- Le pouvoir exécutif
L’Union du Peuple Gabonais (UPG), attaché aux valeurs démocratiques et à
l’expression du peuple, donne sa préférence à l’instauration d’un régime
semiprésidentiel
qui affirme l’autorité et la dignité de l’Etat ainsi que la reconnaissance
de toutes les prérogatives du parlement à lui confiées par la loi fondamentale.
Dans ce contexte, le pouvoir exécutif comprend:
- Le Président de la République, dont le rôle est de:
• veiller au respect de la constitution,
• assurer le fonctionnement régulier des pouvoirs publics,
• assurer la continuité de l’Etat,
• garantir l’indépendance nationale, l’intégrité du territoire, le
respect des accords et traités etc.
- Le Gouvernement qui, disposant de l’administration, des forces de
sécurité et de défense, détermine et conduit la politique de la nation
tout en étant responsable devant le parlement dans les conditions
prévues par la loi fondamentale.
2- Le pouvoir législatif
Le pouvoir législatif sera représenté par un parlement monocaméral
disposant de toutes les prérogatives parlementaires. Celles relatives au contrôle de
l’action de l’exécutif seront particulièrement renforcées pour consolider la gestion
transparente de l’Etat.
A cet effet, l’autonomie de gestion de l’Assemblée Nationale sera
réaffirmée en vue de matérialiser la séparation des pouvoirs.
3- Le pouvoir judiciaire
Dans le régime démocratique que nous voulons mettre en place, la force de
la justice, son fonctionnement libre ne doit être soumis qu’à l’autorité de la loi.
Le pouvoir judiciaire doit donc être indépendant du pouvoir législatif et du
pouvoir exécutif. Nous envisageons donc dans l’affirmation de ce principe de
séparation des pouvoirs et, pour des raisons d’étique démocratique, une réforme
susceptible de garantir l’indépendance effective du pouvoir judiciaire.
Une version corrigée de la Cour Suprême nous permettra d’être en accord
avec l’existence du Conseil Supérieur de la Magistrature.
Il est envisagé l’élection du Président de cette institution par ses pairs ainsi
que la révision du cursus et des programmes de formation des Magistrats.
Les structures de fonction doivent garantir le perfectionnement des
personnels.
Une codification harmonieuse doit permettre une saine coexistence entre les
magistrats, les greffiers, les personnels de police judiciaire.
La profession de greffier doit être organisée de façon à permettre une
véritable carrière et à favoriser par des passerelles l’accès à la fonction de
magistrat.
4- Les Institutions constitutionnelles
Les Institutions constitutionnelles disposant d’une autonomie de
fonctionnement doivent concourir à la consolidation et à la régulation de la
démocratie sous toutes ses formes. Leur nombre doit coller à l’objectif de la
réduction du train de vie de 1’Etat et de la prise en compte permanente des
aspirations du peuple gabonais.
A cet effet, les Institutions ci-après seront maintenues ou mises en place:
- Le Conseil National de la Communication (CNC) devra:
• jouer son rôle de gestionnaire à la fois des opinions et de protecteur de la
liberté d’informer
• garantir la liberté de la communication audiovisuelle et écrite
• favoriser l’expression et la diffusion de la culture nationale
• disposer de toutes les prérogatives prévues par la loi fondamentale.
- Le Conseil Administratif et Financier (CAF) devra:
• évaluer et proposer des améliorations des procédures administratives et
financières
• assurer le contrôle permanent de l’action administrative et financière de
l’Etat
• identifier les secteurs productifs de l’Administration
• disposer de toutes les prérogatives prévues par la loi fondamentale
- Le Conseil Economique et Social (CES) a compétence sur:
• l’orientation générale de l’économie du pays;
• la politique financière et budgétaire;
• la politique des matières premières;
• la politique sociale et culturelle;
• la politique de l’environnement.
5- L’organisation de l’Etat
Pour fonctionner correctement, 1’Etat doit être organisé pour recouvrer et :
- redonner à l’Etat sa dignité, son autorité et sa crédibilité
- restaurer le service public
- créer les conditions de la motivation et de la conscience
professionnelle des Agents de l’Etat.
- créer les conditions de l’efficacité et de la performance
du service public
Il doit en outre disposer d’une administration centrale et d’une
administration territoriale.
5-1 L’Administration Centrale
L’Administration Centrale comprend:
- les Ministères,
- les Directions Nationales
- les Services Centraux.
Elle doit être performante, efficace et au service de l’Etat et du peuple
gabonais.
5-2 L’Administration Territoriale L’Administration Territoriale est
animée par:
- les Préfets
- les Sous-Préfets
- les Conseils communaux et départementaux
- les Services déconcentrés
Les fonctions de Préfet sont assurées par des fonctionnaires de
l’Administration centrale nommés conformément aux dispositions
constitutionnelles. Ils sont au service du pouvoir central.
Les Conseillers municipaux et départementaux sont élus. La gestion des
Mairies et des départements est assurée par les Présidents et Vice-présidents élus.
Au terme de la loi, les collectivités locales doivent être des entités de base
auxquelles sont conférés des pouvoirs suffisamment larges aux plans administratif,
économique, financier, social et culturel, pour permettre un véritable
rapprochement de l’administration de la population.
Une organisation rationnelle de celles-ci doit pouvoir déboucher sur la
revivification de toutes les zones jusqu’à présent hors de portée de l’activité
économique du pays qui pour l’essentiel existe seulement dans les rares provinces
disposant de ressources naturelles en cours d’exploitation.
La vitalité ainsi impulsée notamment par le transfert de certaines
compétences de l’Etat central débouchera entre autre sur la création d’une grande
activité économique créatrice de pouvoir d’achat.
La disparité observée entre les différentes collectivités locales sera d’autant
plus réduite que celles-ci seront pourvues de moyens humains et financiers
nécessaires à la diffusion du progrès économique, social et culturel.
Grâce à un mécanisme de péréquation à mettre en place, les écarts de
richesse donc des inégalités seront réduits entre les collectivités locales.
La décentralisation doit par ailleurs permettre l’éclosion d’une fonction
publique territoriale, autre moyen de résoudre le problème épineux du chômage.
CHAPITRE II
LA POLITIQUE ECONOMIQUE
Après plus de trente huit (38) ans de gestion du pays par le Parti
Démocratique Gabonais (PDG), l’on peut constater que le Gabon a une économie
en état de délabrement avancé, en dépit de l’évolution positive de la situation
enregistrée en l’an 2000, selon les autorités politiques.
L’activité économique du Gabon reste profondément marquée par une
récession persistante, de laquelle il faudra sortir grâce à une politique économique
qui devra capitaliser les indicateurs extérieurs de la croissance mondiale.
Il est donc important que des mesures drastiques de reconstitution de
l’environnement économique soient résolument prises pour restaurer les grands
équilibres macro-économiques, réaliser des performances au niveau financier et
budgétaire.
Cette politique sectorielle doit être tournée résolument vers l’assainissement
des finances publiques, l’allègement de la dette notamment intérieure,
l’affermissement de l’activité productive, la consolidation des situations
extérieures et monétaires.
Pour ce faire, des actions prioritaires doivent être engagées sans délais, il
s’agit de:
- l’assainissement des finances publiques,
- la relance de l’économie,
- le financement de l’économie,
- la politique fiscale,
- la politique budgétaire,
- la planification de l’économie,
- la bonne gouvernance,
- la lutte contre la pauvreté,
- la mise en oeuvre des reformes structurelles.
1- L’assainissement des finances publiques
L’assainissement des finances publiques a pour objectif de renforcer les
recettes budgétaires, maîtriser les dépenses de fonctionnement et favoriser
l’investissement, facteur de croissance, source d’emplois.
* Recettes budgétaires
Les recettes budgétaires constituent l’épine dorsale de la politique pour le
développement au bénéfice des Gabonais.
Le renforcement de celles-ci obéit aux principes fondamentaux ci-après:
- l’affermissement et le développement des ressources hors pétrole
composées essentiellement des impôts et taxes directs et indirects, des
recettes douanières,
- l’identification de nouveaux foyers fiscaux,
- l’élargissement de l’assiette fiscale,
- le redressement fiscal,
- l’allègement progressif du poids des ressources pétrolières qui équivalent
à 62,3% des ressources de l’Etat,
- la réduction régulière des ressources d’emprunts notamment ceux liées
aux investissements,
- la suppression pure et simple des emprunts d’équilibre qui représentent
en moyenne 85% des ressources d’emprunts.
Des objectifs précis doivent être assignés aux administrations des douanes et
des contributions directes et indirectes pour la mobilisation des ces ressources hors
pétrole afin d’être de moins en moins tributaire des variations des termes de
l’échange et du prix du baril de pétrole.
Pour ce faire, des ressources humaines en nombre et en qualité seront mises
à la disposition de ces administrations.
* Maîtriser les dépenses de fonctionnement
Le fonctionnement constitue avec le service de la dette le poste le
p us important des dépenses budgétaires.
Les dépenses de fonctionnement concernent les traitements et salaires, les
biens et services, les transferts et interventions.
Ces dépenses en régulière progression doivent être contenues, à court terme
par une meilleure gestion des salaires des personnels permanents et non
permanents.
Les consommables doivent être maîtrisés par la rationalisation de la
consommation des biens et de l’utilisation de l’eau, de l’électricité et du téléphone.
Le matériel roulant constituant une dépense annuelle très importante sera
strictement géré en appliquant le principe de l’amortissement.
La meilleure gestion de la dépense doit être consolidée par la réduction de
l’équipe gouvernemental, des institutions constitutionnelles, du nombre de
conseillers des Ministres, du Premier Ministre et du Président de la République.
A moyen terme, une étude sera engagée pour réduire le nombre de Députés.
Le Sénat, la Vice-Présidence de la République seront supprimés à l’occasion
de la modification constitutionnelle qui devra intervenir.
* Dette publique
Les fonds de service de la Direction Générale de la Comptabilité Publique
(DGCP), constituent une des masses budgétaires des plus importantes.
Les engagements extérieurs et intérieurs feront l’objet d’un véritable audit
pour dégager la part résultant du gonflement artificiel de ceux-ci et celle ayant
réellement servi au financement du développement.
En tous les cas, un effort soutenu doit être entrepris pour respecter les
engagements notamment ceux intérieurs vis-à-vis des entreprises qui seront
appelées à soutenir l’effort pour résorber le chômage particulièrement des jeunes.
Pour ce faire, le trésor public sera appelé à consentir des efforts substantiels.
Par ailleurs, les négociations seront engagées avec les créanciers.
La dette bilatérale qui constitue en moyenne 75% de la dette extérieure fera
l’objet d’un examen approfondi dans le cadre des commissions mixtes.
L’encours de la dette laisse apparaître sur la base des projections une
augmentation constante du service de la dette consolidée s’agissant des créanciers
publics.
Il est donc urgent de rechercher d’autres modes de traitement de
l’endettement du Gabon, étant entendu que le rééchelonnement ne constitue pas
une solution.
* Dépenses d’investissement
Il a été constaté que les dépenses d’investissement font généralement l’objet
d’une exécution partielle du fait de la mise en place souvent tardive du budget et
des difficultés inhérentes à la technique d’exécution dudit budget.
L’investissement étant constitué de constructions, réfections de bâtiments et
voiries, d’acquisition de matériel, il est important, tout en respectant les procédures
édictées par la loi, d’alléger la procédure d’appels d’offres et de choix d’opérateurs
pour engager dans les délais raisonnables les travaux qui sont au demeurant soumis
à des contraintes climatiques.
La programmation de l’investissement sera triennale et régionale.
L’investissement sera constitué d’une part réservée à la modernisation de
l’équipement administratif et de celle destinée à la création des pôles régionaux de
développement.
La maîtrise de ces éléments permettra d’atteindre l’objectif du bien-être des
Gabonais.
Pour assainir es finances publiques, es mesures ci-après doivent être
prises :
1.1 la réduction du train de vie de 1’Etat
La réduction du train de vie de l’Etat exige des mesures courageuses et
rigoureuses, notamment en ce qui concerne l’assainissement de la fonction
publique jugée pléthorique et ayant une incidence au budget anormalement élevée.
Les dépenses relatives au fonctionnement de l’Etat devraient pouvoir être
réduites à hauteur de trente pour cent (30%).
1.2 la réduction de l’équipe gouvernementale
Pour gérer un Etat ne dépassant pas un million d’habitants, il est envisagé
une équipe gouvernementale se situant entre 15 et 19 Ministres en plus du Premier
Ministre (15 à 19 + 1).
Cette réduction de l’équipe gouvernementale permettra d’engranger des
économies substantielles de fonctionnement.
Une équipe gouvernementale aussi compacte sera gage d’efficacité, ellemême
renforcée par la réduction du circuit de prise de décisions à l’intérieur de
chaque département ministériel.
L’équipe gouvernementale ainsi réduite permettra, outre les avantages
annoncés ci-dessus, la responsabilisation des techniciens à toutes les étapes de la
préparation de décisions, les impliquant ainsi dans la décision.
1.3 la limitation des postes de hauts fonctionnaires à connotation
politique
La Présidence de la République, la Primature, les Ministères n’ont pas
besoin d’un nombre exorbitant de hauts fonctionnaires et autres conseillers pour
fonctionner avec efficacité. Il est donc indispensable de limiter au strict minimum
le nombre de hauts fonctionnaires et conseillers à connotation politique.
A ce titre, le décret 872/PR du 8 août 2003 fixant le nombre de conseiller
par administration, sera révisé pour revoir à nouveau les quotas.
1.4 la stabilisation de l’endettement de l’Etat
La dette globale de 1’Etat étant en régulière augmentation, une action
vigoureuse doit être engagée pour stabiliser les engagements qui sont sans cesse
contractés vis-à-vis de l’extérieur.
Ceci passe par la recherche continue des voies et moyens pour augmenter les
ressources propres de l’Etat.
Il doit être recouru de moins en moins aux emprunts d’équilibre ainsi qu’à
ceux qui financent de manière systématique l’investissement.
Le règlement de la dette intérieure, facteur d’investissement, permettra aux
entreprises ayant des activités sur le territoire national, de continuer d’honorer
leurs engagements notamment auprès de leurs employés et des organismes de
protection sociale.
Les secteurs primaires, secondaires et tertiaires contribueront par conséquent
à l’affermissement de l’activité productive et à la consolidation des situations
extérieure et monétaire.
L’objectif de la stabilisation de l’endettement pourrait déboucher sur la base
de l’encours de 2001 à une diminution progressive du service de la dette à moyen
terme; ce qui pourrait déboucher sur un encours moyen annuel de l’ordre de deux
cent cinquante (250) milliards.
1.5 l’adaptation des dépenses de la nation aux recettes
g~~rées
Le budget de l’Etat étant autorisé par le parlement, en équilibre en recettes
et en dépenses, son exécution doit être rigoureuse.
Aussi, les dépenses prévues dans celui-ci doivent être exécutées strictement,
dans l’objectif de dépenser mieux conformément aux prévisions budgétaires.
Ceci facilite le contrôle du parlement par le biais de la loi de règlement et
par le Conseil d’Etat par le biais de la cour des comptes.
1.6 la stabilisation des arriérés
Les arriérés résultant du fonctionnement de l’Etat, comme pour
l’endettement doivent être contenus pour ne pas verser dans la spirale du passif
chronique qui caractérise une gestion qui nie l’importance de la dette intérieure
dans les conflits sociaux.
1.7 le respect strict des dépenses prévues aux budgets de l’Etat
On a souvent observé dans l’exécution du budget une dérive devenue
presque systématique dans l’exécution des dépenses effectuées en dehors des
budgets autorisés par le parlement, débouchant sur un hors budget plus important
que le budget.
Un respect strict des dépenses prévues dans le budget doit être observé par
les différentes administrations sous le contrôle du Ministère de l’Economie, des
Finances et du Plan.
1.8 le raccourcissement des délais de paiement des factures aux
entreprises
La nécessité de redonner confiance à l’entreprise passe par l’allégement de
la dette intérieure c’est-à-dire par le paiement dans les délais raisonnables des
prestations des entreprises vis-à-vis de l’Etat.
Une discussion paritaire entre l’Etat et l’entreprise doit être engagée pour
raccourcir les délais de paiement des factures.
2- La relance de l’économie
La relance de l’économie passe par la mise en place d’un environnement
d’investissement sous-tendu par un cadre réglementaire favorable, d’une part et
d’une grande capacité de consommation d’autre part.
Cette relance se fera à la fois par l’investissement et par la consommation.
Au titre de l’investissement, les grands travaux ci-après seront engagés.
Il s’agit de:
- bâtiments et travaux publics (bâtiments, routes, ports et rades,
- extension et interconnexion des réseaux électriques,
- développement de l’agriculture, des agro-industries, des industries
alimentaires et des coopérations agricoles,
- gestion du patrimoine forestier et du développement des industries de
transformation du bois,
- développement de la pêche et transformation des produits halieutiques,
- développement de l’élevage,
- développement du tourisme et de l’industrie touristique.
Le soutien au développement de notre pays passe par le développement des
transports urbains, interurbains et des communications.
L’Etat, péréquateur, devra favoriser la répartition équitable de l’activité
économique en encourageant la création des entreprises sur toute l’étendue du
territoire national.
Le développement de leurs activités permettra d’atteindre les objectifs
sociaux indispensables de plein emploi et de solidarité nationale.
Ces pôles d’activité économique devront aussi permettre l’apprentissage de
jeunes gabonais.
La relance par la consommation sera favorisée par la capacité des Gabonais
à consommer les produits du cru.
Cette capacité de consommation sera augmentée par l’allocation aux
gabonais de plusieurs primes, financées par une partie des économies engrangées
suite aux mesures d’assainissement des finances publiques.
Les prestations telles que les allocations familiales seront versées à toute
famille ou à tout parent ayant au moins un enfant en âge de les percevoir, sans
limitation du nombre pourvu que l’un des parents en soit réellement le géniteur.
Ces primes toucheront essentiellement la frange la plus fragile de la
population notamment les familles à faible revenu, les filles mères, les handicapés,
les personnes âgées, les retraités, les parents isolés.
2.1 Les bâtiments et travaux publics (routes, ports et rades)
La relance du secteur des bâtiments et travaux publics passe par l’apurement
de la dette de l’Etat vis-à-vis des entreprises des bâtiments et des travaux publics.
Le démarrage effectif de l’activité des bâtiments et des travaux publics
notamment par l’entretien routier, les travaux des voiries urbaines, des voiries
inter-urbaines, la réhabilitation et la construction des édifices publics permettrait
l’amélioration du produit intérieur brut en permanente décroissance depuis 1998.
D’une manière générale, la politique économique du pays doit être
résolument tournée vers l’amélioration du produit intérieur brut des secteurs
primaire (agriculture, élevage, pêche, exploitation forestière, pétrole brut, mines),
secondaire (industries agroalimentaires, boissons, industrie du bois, autres
industries, raffinage, électricité, eau, B.T.P., recherche, services pétroliers),
tertiaire (transports et communications, services, commerce, DTI et TVA,
services bancaires, assurances).
2-1.1 Les routes
Aucun développement économique et social, aucune unité nationale ne sont
possibles en l’absence de voies de communication praticables en toutes saisons
dans les meilleures conditions de confort.
Si 800 km de routes sont bitumées sur 7800 km de routes classées, le réseau
routier gabonais comptant 9300 km de routes, le différentiel est en pistes
d’éléphants soumises à l’érosion en saison des pluies compliquant d’autant la
circulation, tout en rendant difficile la distinction entre une route nationale,
provinciale et départementale.
Comment parler d’unité nationale, si les gabonais du nord, du sud, de l’est,
ou de l’ouest, ne peuvent se déplacer, se fréquenter et se connaître.
Notre priorité reste l’accroissement linéaire des routes modernes bitumées
pour se situer au niveau des autres pays et pour:
- Relier les capitales provinciales à Libreville, les départements aux chefs
lieux de provinces et les départements entre eux.
- Relier les bretelles de raccordement à la transafricaine qui traverse le
NIGERIA, le CAMEROUN, le CENTRE AFRIQUE, le KENYA, ceci dans
le cadre de l’intégration sous régionale.
Le réseau routier actuel, ne permet pas la desserte de tous les grands centres
administratifs et économiques du pays.
Le Gabon par rapport aux pays du Sahel est resté jusqu’à ce jour, sans
véritables voies de communication.
Le réseau routier gabonais est caractérisé par une faible densité de 3 km de
routes pour 100 km2 de superficie, une faible proportion de routes bitumées 8% du
réseau.
Pour relier les capitales provinciales à Libreville par des routes modernes,
praticables en toutes saisons, il faut aménager efficacement les tronçons de routes
reliant la capitale politique Libreville au Sud Est et au Sud Ouest, et qui doivent
être entretenus selon les règles de l’art.
Les axes routiers Lambaréné — Tchibanga — Mayumba, Libreville -
Franceville et Franceville - Mayumba — Gamba recouverts de latérite comme
couche de roulement doivent être en riorité revêtus pour permettre le
désenclavement de toutes les localités du sud ouest et du sud est.
La construction de ces axes routiers, d’une importance capitale, apportera
aux communautés de ces localités plusieurs avantages notamment:
- l’accroissement des échanges économiques
- la baisse substantielle des coûts de produits de première nécessité et des
matériaux, avec la construction du port en eaux profondes de Mayumba.
A ces linéaires, il faut ajouter la route Bifoun - Port Gentil qui malgré les
études, n’a toujours pas connu un début de commencement des travaux. Port-
Gentil, pôle économique du pays, ne doit pas être la seule capitale provinciale à ne
pas être reliée à Libreville par voie terrestre.
Il sera également effectué la construction de nouvelles routes tenant compte
de l’existence de bons matériaux de base et de l’exigence des meilleures conditions
d’entretien.
Les chaussés ainsi construites doivent être résistantes et jouir d’une longue
durée de vie minimisant les besoins en entretien.
a) Planification et Gestion de l’Entretien Routier
La détérioration croissante et généralisée de nos routes ne peut être jugulée
que par la mise en place d’une campagne permanente d’entretien routier planifié et
géré vigoureusement.
L’entretien régulier de la route permettra de baisser les coûts d’exploitation
de l’ordre de 20% à 40%.
Le réseau routier doit être générateur de recettes au budget de 1’ Etat ceci
grâce à la collecte des taxes variées, liées à l’usage des routes.
La politique de la route doit faire une place importante à l’entretien et à
l’extension du réseau routier par la construction des routes nouvelles sur la base
d’un programme d’investissement financé autant que faire se peut par les
ressources propres de l’Etat.
b- Office de l’entretien routier
Pour prolonger la durée de vie du réseau routier, il est urgent d’organiser
systématiquement les secteurs de l’entretien routier dont le fonctionnement doit
être financé par le Fonds d’Entretien Routier (FER).
Le système d’entretien actuel basé sur des mécanismes administratifs, ne
permet plus de répondre aux objectifs du moment.
Ce pourquoi il est préconisé entre autres solutions, la création d’un office
chargé de l’entretien routier, structure institutionnelle et autonome.
L’office aura pour mission la supervision, l’exécution et le contrôle des
travaux d’entretien routier.
Son fonctionnement sera assuré par le fonds d’entretien routier (FER)
L’office de l’entretien routier (OFER) s’appuiera pour exécuter ses
missions sur les subdivisions des travaux publics qui devront être renforcées en
matériel et en ressources humaines.
2-1.2 Les ports et rades
Les ports qui sont au demeurant des frontières naturelles doivent être
aménagés et régulièrement entretenus de telle manière qu’ils rapportent de l’argent
au budget de 1’ Etat.
Pour ce faire, il est indispensable d’examiner la situation actuelle de l’Office
des ports et rades du Gabon qui affiche aujourd’hui un chiffre d’affaire moyen
d’une dizaine de milliards et envisager sérieusement la possibilité d’augmenter ses
capacités de recettes, notamment en élargissant ces activités en direction du
partage de la manutention dont le chiffre d’affaires avoisinerait plusieurs dizaines
de milliards.
Ces chiffres éloquents renforcent notre volonté de construire à terme le port
de MAYUMBA dans le sud ouest du Pays.
2-1.3 Le réseau ferroviaire
Le transport ferroviaire au Gabon se fait un chemin de fer à une voie de 650
km. Il s’agira pour le prochain Gouvernement d’engager une étude pour augmenter
l’impact du transport ferroviaire sur le transport routier, envisager la construction
du tronçon Belinga-Booué ainsi que l’interconnexion à terme avec les autres
infrastructures ferroviaires de la sous-région en passant par l’harmonisation des
caractéristiques.
3- Le financement de l’économie
Pour qu’elle soit vigoureuse, l’économie doit voir la participation des
populations pour son financement.
Ce financement exige un secteur bancaire dynamique prêt à soutenir
l’entreprise, à créer les conditions attractives permettant de constituer les réserves
pour ce faire.
Les mesures ci-après seront mises en place:
- améliorer la politique et système bancaire,
- inciter à l’épargne,
- consentir des crédits à moyen et long terme,
- réduire le circuit de règlement des marchés passés entre 1’ Etat et les
opérateurs économiques par la mise en place d’une procédure accélérée
notamment en limitant le nombre d’intervenants,
- réviser à la baisse les taux d’intérêts bancaires,
- créer de nouveaux produits bancaires et/ou financiers,
- aménager la fiscalité de façon à encourager l’épargne,
- mettre en place une grille de taux d’intérêts adaptée aux besoins de
l’économie.
Il s’agit par ailleurs d’engager une réflexion susceptible d’orienter les
masses financières énormes engrangées de manière informelle dans le cadre des
opérations dites « Tontines ».
4- La politique fiscale
Le niveau très élevé de la fiscalité au Gabon constitue une des causes de la
cherté de la vie, de l’absence de l’épargne et de la faiblesse de l’investissement.
Une fiscalité allégée favorisant l’investissement et l’épargne sera mise en
place.
Un accent particulier sera mis pour lutter contre la parafiscalité, la fraude et
l’évasion fiscales.
L’impôt sur le revenu ne doit pas signifier l’impôt sur les salaires. Une étude
doit être engagée pour bien apprécier la notion d’impôt sur le revenu et adopter son
corollaire la déclaration de revenus.
Des franges de la population gabonaise identifiées après une étude
approfondie bénéficieront d’une exemption d’impôt.
L’assiette fiscale doit être élargie pour toucher le maximum de
contribuables.
Un certain nombre de dispositions fiscalo-douanières devront faire l’objet
d’une étude supplémentaire aux fins de leur aménagement.
Des mesures d’identification de nouveaux foyers fiscaux seront mises en
place.
A court terme, il s’agira d’organiser avec des ressources humaines en nombre et en
qualité des campagnes systématiques de récolte de l’impôt.
4-l Améliorer le rendement des impôts et taxes hors mine et pétrole
existants
4-1.1 Impôts sur les bénéfices et revenus
Les bénéfices réalisés par les entreprises sont selon leur forme juridique et
éventuellement l’option exercée, imposables soit à:
- l’Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques (IRPP)
- l’Impôt sur les Sociétés (IS)
a) L’Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques (IRPP)
L’IRPP est dû par l’exploitant individuel sur les bénéfices ou le chiffre
d’affaire qu’il a réalisés sur:
- les bénéfices industriels et commerciaux
- les bénéfices agricoles
- les bénéfices des professions non commerciales
L’IRPP est dû également par les associés des sociétés des personnes et des
sociétés civiles non soumises à l’Impôt sur les Sociétés (IS).
L’IRPP est enfin dû par les personnes physiques sur:
- les revenus fonciers
- les salaires, les pensions et rentes viagères
- les revenus des capitaux mobiliers
qu’elles ont perçus au cours d’un exercice.
Les assujettis à l’IRPP constituent la majorité des contribuables. Mais c’est
aussi la catégorie des redevables la plus difficile à cerner. Les prévisions des
recettes budgétaires d’impôt n’ont jamais atteint soixante milliards
(60.000.000.000) de francs CFA.
Un objectif de quatre-vingt (80) à cent (100) milliards doit être défini. Pour cela, il
faut:
- un recensement exhaustif de redevables, soutenu par les collectivités
locales
- une pression constante sur le terrain
- des contrôles fiscaux ininterrompus
- une augmentation de la pression fiscale sur les hauts revenus. etc.
b) L’ Impôt sur les Sociétés (IS)
L’Impôt sur les Sociétés s’applique sur les bénéfices réalisés par les sociétés
des capitaux et sur ceux réalisés par les sociétés des personnes et les sociétés
civiles ayant opté pour le régime fiscal des sociétés de capitaux.
Des dix-neuf mille cent cinquante-neuf (19.159) sociétés immatriculées au
Gabon seulement quatorze mille dix (14.010) sont réputées actives.
Les sociétés minières et pétrolières sont évaluées à environ deux cent (200)
sociétés pour les trois régimes:
• conventions d’établissement,
• contrats de partage de production,
• et régime des sous-traitants pétroliers.
Il faut cependant noter qu’il existe de moins en moins de société disposant
d’un régime de convention d’établissement.
Un régime mixte (convention d’établissement — contrat de partage de
production) est de plus en plus en vigueur.
Les sociétés hors mines et pétrole occupent une place presque symbolique
au niveau des recettes budgétaires.
Les prévisions des recettes n’ont jamais atteint cent milliards
(100.000.000.000) de francs cfa.
L’objectif dépassant les cent milliards .de francs cfa peut être atteint si on:
- procède à un recensement exhaustif des sociétés existantes.
- élargit l’assiette de l’impôt.
- augmente les effectifs des inspecteurs chargés du contrôle fiscal.
- leur assure une formation adéquate aux nouvelles techniques de l’impôt.
4-1.2 Impôts sur le chiffre d’affaires
- La Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) La TVA est un impôt
général sur la dépense.
Sont assujettis à la TVA, les personnes physiques ou morales qui
accomplissent des activités économiques et qui réalisent un chiffre d’affaires de:
- soixante (60) millions pour les prestations de service.
- quatre-vingt (80) millions pour la généralité des affaires.
- cinq-cent (500) millions pour certaines activités économiques telles que
le transit, auto-écoles, restaurants...
Environ mille cinq-cent soixante-quinze (1.575) sociétés et entreprises
individuelles sont assujettis à la TVA pour des recettes ne dépassant pas cent
milliards (100.000.000.000) de francs cfa.
Il convient de rappeler ici que la TVA est un impôt très rentable dont la
rentabilité peut être améliorée en:
- élargissant son assiette,
- instituant des contrôles systématiques des personnes assujetties,
- augmentant les effectifs de personnel chargé de gérer et de contrôler cet
impôt...
4-1.3 Autres impôts, droits, redevances et taxes divers
a- Autres impôts
a-1 Impôts professionnels (impôts locaux):
- Patente Licence
- Impôt forfaitaire sur le revenu
a-2 Impôts sur la propriété (impôts locaux):
- impôt sur la propriété bâtie
- impôt sur la propriété non bâtie
- impôt sur les biens de main morte
- impôt sur les terrains
a-3 Autres impôts divers:
- la retenue à la source au taux de 10%
- l’impôt sur le revenu des valeurs mobilières
b- Droits:
- droits de mutation,
- droits d’enregistrement,
- droits de timbre,
- droits d’accises: impôts sur les boissons impôts sur les tabacs
c- Redevances:
- redevance forfaitaire d’habitation
- redevance statutaire de la BEAC égale à 50% du bénéfice
d- Autres taxes diverses:
- la taxe spéciale sur les opérations financières. supprimée par la loi
des finances 1998 et remplacée par la TVA au taux de 18%
- la taxe spéciale sur les loyers:
• 15% pour les propriétaires ordinaires
• 18% pour les assujettis à la TVA
- les taxes spéciales sur les carburants:
• une taxe de consommation intérieure sur les carburants
• une taxe municipale sur les carburants
- la taxe sur les assurances
- les taxes personnelles
• la taxe complémentaire sur les salaires
• la taxe vicinale
• la taxe forfaitaire de solidarité nationale
Cette rubrique comprend une mosaïque d’impôts et taxes pour lesquels nous
ne fixons aucun objectif précis.
Toutefois, il convient d’indiquer que certains impôts et taxes peuvent
constituer des recettes importantes pour le budget de l’Etat ou des collectivités
locales
• C’est le cas des impôts fonciers qui nécessitent une réforme
importante qui doit intégrer «la grande réforme sur l’aménagement
des villes et du territoire ».
• C’est également le cas des impôts comme la retenue à la source, les
droits de mutations, les droits d’accises, les taxes spéciales sur les
carburants et l’impôt sur le revenu des valeurs mobilières qui, peuvent
générer beaucoup de recettes budgétaires selon l’état de santé des
entreprises et de l’Etat.
4-2 Identifier et exploiter les ressources non-budgétisées de l’Etat
4-2.1 L’administration fiscale et non-fiscale
a- L’administration fiscale de l’Etat
Elle est composée d’un certain nombre de directions qui exercent,
conformément aux lois et règlements, les missions d’assiette, de liquidation, de
recouvrement des impôts de toute nature. Ce sont:
- la direction générale des contributions directes et indirectes
- la direction générale des domaines de l’enregistrement et du timbre
- la direction générale des douanes et des droits indirects
- la direction générale du Trésor
- la direction générale de la comptabilité publique qui gère la dette
intérieure et contrôle la gestion des deniers publics.
En dehors de ces directions, les autres services de l’Etat accomplissent
purement et simplement « une mission fiscale ».
b- L’administration non fiscale
Elle est investie par les lois d’une «mission fiscale» qui consiste à asseoir, à
liquider et à recouvrer les droits, taxes, amendes, contraventions et pénalités en lieu
et place de l’administration fiscale.
Mais ce qui fait l’intérêt de cette partie, et s’avère au demeurant surprenant,
c’est que l’argent collecté par cette administration ne prend pas nécessairement la
direction du trésor public transgressant ainsi le principe sacro-saint de l’unicité de
caisse.
Une étude plus approfondie révélera la réalité des sommes qu’elle collecte.
Cette administration non-fiscale est composée pour l’essentiel des ministères qui
ont en leur sein des services qui sont chargés de collecter l’impôt, il s’agit de:
• Direction générale du commerce, du ministère du commerce, qui
délivre les agréments et les cartes de commerçants;
• Commissariat à l’immigration qui délivre les cartes de séjour, les
certificats de résidence et autres papiers;
• Forces de sécurité, police et gendarmerie, qui distribuent les
contraventions;
• Gouvernorats qui font payer les engagements décennaux;
• Ministères de l’économie forestière, de la justice, de l’habitat, de
l’urbanisme, du cadastre, de l’agriculture, le commissariat à la
conservation de la propriété foncière et des hypothèques, le ministère
des mines et du pétrole, etc.
4-3 Réformer certaines structures dans un but d’efficacité et pour
l’élargissement de l’assiette de l’impôt
4-3.1 Réorganiser l’administration fiscale par la création de la
direction générale des impôts
Il faut engager la réorganisation de l’administration fiscale par la création de
la Direction Générale des Impôts (DGI) qui va regrouper en son sein:
- la direction générale des contributions directes et indirectes;
- la direction générale des domaines de l’enregistrement et du timbre;
- la direction générale du cadastre et des travaux topographiques;
- la conservation de la propriété foncière et des hypothèques.
Cette grande direction centralisera l’information foncière et fiscale à tous les
niveaux et s’ouvrira sur les compétences extérieures non fiscalistes.
Toutefois, le recrutement et la formation du personnel sera nécessaire pour
rentabiliser cette structure et la rendre plus efficace.
4-3.2 Mise en place d’une structure de formation et/ou de recyclage des
agents des impôts
La fiscalité étant une discipline très évolutive, le stage de formation permet
aux agents des impôts de maîtriser les techniques d’assiette et de liquidation de
l’impôt, le rendement de l’impôt dépendant de la façon dont les agents gèrent
l’impôt et les différentes étapes de contrôle et de taxation du contribuable.
4-3.3 Simplification de la fiscalité existante et suppression de la
parafiscalité
Ainsi la mise en place de la TVA a conduit à la suppression pure et simple
de la taxe sur le chiffre d’affaire à l’importation, l’impôt sur le chiffre d’affaire
intérieur, la taxe sur les transactions, du versement forfaitaire, la taxe de formation
professionnelle, le fonds gabonais d’investissement. la contribution au conseil des
chargeurs, la contribution au conseil gabonais du commerce extérieur et la taxe sur
les oeuvres d’art.
Cette politique fiscale doit se poursuivre dans un souci de simplification,
d’efficacité, pour un meilleur rendement.
4-3.4 Suppression et/ou maintien de certains régimes
conventionnels prévus dans la charte des investissements
Les sociétés minières et pétrolières vivent en marge de la fiscalité de droit
commun appliquée à l’ensemble des sociétés exerçant au Gabon.
Une étude approfondie de la situation doit déboucher sur la suppression de
l’exception fiscale pour éviter une politique fiscale à plusieurs vitesses.
4-3.5 Fiscalisation du secteur informel
Le secteur informel représente un pan important de l’économie du
Gabon. Au lieu de lutter contre ce secteur qui peut procurer du travail aux sans
emplois, il convient de le maîtriser, de le discipliner et donc de le fiscaliser afin de
le soumettre aux mêmes obligations fiscales que le secteur structuré.
4-3.6 Systématisation du contrôle fiscal
Qu’il s’agisse du contrôle formel ou du contrôle sur pièces ou encore de la
vérification de la comptabilité, le contrôle fiscal reste à l’heure actuelle le moyen le
plus efficace pour lutter contre la fraude et l’évasion fiscales.
Une action résolue doit être engagée dans ce sens.
5- La politique budgétaire
Le budget de l’Etat doit être conforme aux dispositions de la loi
fondamentale, c’est-à-dire équilibré en recettes et en dépenses.
Pour ce faire, la politique budgétaire de l’Etat vise principalement à:
- rechercher l’équilibre en recettes et en dépenses sans recourir
nécessairement aux emprunts d’équilibre,
- réduire le déficit budgétaire et l’encours de la dette globale de l’Etat,
- promouvoir l’investissement et la production.
Cette politique budgétaire aura des exigences de gestion rigoureuse des
finances publiques, d’amélioration et de simplification des procédures de paiement,
d’accroissement du contrôle des fraudes.
8- La planification de l’économie
La planification de l’économie gabonaise doit permettre de développer
harmonieusement toutes les provinces du pays, déceler les secteurs et les facteurs
porteurs.
Elle doit par ailleurs analyser la cohérence et les conséquences des décisions prises
à la fois en termes de coûts financiers, de croissance économique, de justice sociale
et de l’aménagement du territoire.
La nouvelle approche en matière de planification de l’économie doit
s’articuler autour de la donnée géospatiale et d’une programmation zonale ou
régionale qui distingue les dépenses de consommations liées à l’investissement,
des dépenses de développement à effet d’entraînement.
Le plan doit jouer un rôle mobilisateur en renforçant la cohésion nationale
dans un contexte où l’unité nationale va en s’effritant.
7- La bonne gouvernance
L’organisation de l’Etat, la réalisation des objectifs politiques, économiques
et sociaux, dépendent de la manière avec laquelle l’Etat est gouverné.
La gouvernance selon, les principes démocratiques, les règles de gestion
économique et financière, constitue le fondement dans un pays moderne, au fait
des normes internationales en la matière.
La bonne gouvernance doit sous-tendre l’action de tout gouvernement qui a
pour objectif de sortir le pays du sous-développement. Cette bonne gouvernance
passe aussi par l’organisation régulière, légale et transparente des élections,
instrument de renouvellement consenti de la classe politique.
8- La lutte contre la pauvreté
La lutte contre la pauvreté constitue un des axes majeurs de prise en compte
de l’objectif de bien-être du peuple gabonais.
Pour ce faire, il est indispensable de mettre en place une politique de
recherche systématique, du plein emploi par le biais de l’investissement, de la
formation et de la solidarité.
L’approche géospatiale à programmation zonale ou régionale procède entre
autres de l’éradication de la précarité et de la création d’une économie partagée et
complémentaire dont le corollaire est le repeuplement des zones touchées par
l’exode rural.
La formation, notamment professionnelle dans les secteurs en déficit de
main d’oeuvre, devra constituer une priorité. La reconversion pour prendre en
compte l’émergence des nouvelles technologies participera du même objectif.
La mise en place des structures de solidarité sera de nature à alléger les
souffrances des plus nécessiteux.
9- La mise en oeuvre des reformes structurelles
La restauration du service public, l’amélioration du fonctionnement des
structures de 1’ Etat ainsi que la recherche de la performance, passent par la mise
en oeuvre des réformes notamment de la fonction publique, des sociétés encore
sous l’autorité de l’Etat.
En vue de l’information dans le domaine économique et social, il est
indispensable de mettre en place un outil statistique susceptible de mesurer les
évolutions du pays dans les domaines précités.
Cet outil permettra de dégager outre les statistiques, le niveau réel du coût
de la vie, l’état de l’opinion relativement aux mesures prises par le Gouvernement
dans les différents secteurs.
La mesure de l’opinion s’étendra par ailleurs aux intentions de vote selon le
type d’élection.
En outre, une étude approfondie doit être menée en vue de la mise en place
d’un cadre réglementaire protégeant et consolidant la liberté d’entreprendre, la
liberté du consommateur, la sécurité alimentaire.
Les normes internationales dans ces domaines doivent être scrupuleusement
appliquées sur toute l’étendue du territoire pour protéger les Gabonais des
épidémies résultant de la consommation des produits porteurs de germes, parce que
non contrôlés.
CHAPITRE III
LA POLITIQUE SOCIALE AU SERVICE DES GABONAIS
La politique sociale couvrira les domaines de la santé, de l’éducation et de la
formation, de l’emploi, de l’habitat et des transports.
Elle permettra de mettre en place un système social intégré juste et efficace
visant l’amélioration des conditions de formation, de santé, de l’habitat, de travail
et d’existence du peuple gabonais.
1- Le secteur de la santé
Etre en excellente santé est une des conditions fondamentales pour chaque
gabonais qui participe à son niveau et avec ses moyens au développement efficace
et durable du pays.
La santé publique constitue donc l’un des secteurs dont le bon
fonctionnement conditionne la réussite de notre politique de développement.
L’organisation de ce secteur implique une parfaite connaissance de la
situation nationale de la santé publique.
1-1 Le secteur public
Dans le but de garantir la santé pour tous, les mesures suivantes sont à
mettre en place:
- une carte sanitaire pour une meilleure visibilité des pathologies aux fins
d’organisation et de définition de plateaux techniques des formations
sanitaires sur toute l’étendue du territoire;
- développer la médecine préventive et le secteur des grandes endémies;
- développer une médecine curative itinérante;
- restaurer les dispensaires, les centres médicaux et hospitaliers existants
- revaloriser la fonction médicale en amélioration les salaires et les
conditions matérielles;
- mettre en place une véritable politique de formation permanente en faveur
du personnel médical et paramédical;
- inciter à la recherche médicale notamment la recherche clinique
- développer une politique maternelle et infantile hardie;
- créer les conditions d’une synergie favorisant l’échange d’expériences au
plan sous-régional, continental et intercontinental
- engager une politique de jumelage d’hôpitaux et d’échange de personnel
médical
- créer les conditions d’une franche collaboration entre la médecine
occidentale et la médecine gabonaise;
- créer les passerelles entre les fonctions médicales pour favoriser
l’avancement au mérite;
- développer l’éducation sanitaire et hygiénique.
Dans tous les cas, il est indispensable d’élaborer région par région une carte
sanitaire nationale pour identifier et circonscrire les pathologies, les besoins en
infrastructures, en équipements, en personnel médical et paramédical.
Dans le même temps, pour mieux prendre en compte la psychologie du
malade en termes de proximité affective, gage d’une disponibilité psychologique
en matière de médication, il est indispensable de créer des pôles régionaux de santé
afin de réduire l’éloignement du malade de son environnement affectif.
Un centre hospitalier provincial disposant d’un plateau technique complet et
approprié doit être construit dans chaque chef lieu de province, les centres
médicaux départementaux étant les pourvoyeurs de malades dont les cas dépassent
leurs compétences.
L’accès des gabonais aux soins de santé primaire passe par la gratuité
des prestations telles que la consultation, les différents examens élémentaires,
actuellement vendus aux populations et dont les recettes ne sont pas reversées
au Trésor Public.
1.2 Le secteur privé
Etant donné la prolifération des entités médicales à but lucratif, et vu la
nécessité impérieuse d’éviter aux Gabonais le danger de se faire traiter sans le
moindre contrôle de la qualité des soins, une stricte réglementation devra être mise
en place pour organiser le secteur privé dans le domaine de la santé.
Cette réglementation définira les critères d’ouverture des cabinets médicaux
et autres centres de soins.
Elle définira par ailleurs le profil du personnel exerçant dans ces entités ainsi
que les obligations des plateaux techniques minimaux indispensables à la bonne
exercice de la médecine.
En tous les cas, l’Etat tout en permettant aux entités privées de s’occuper des
soins a le devoir d’améliorer les prestations du secteur public de la santé.
2- L’éducation, la formation et la recherche
Le secteur de l’éducation et de la formation constitue par son rôle dans le
développement de la nation, un secteur protégé.
L’investissement dans ce domaine bien qu’à long terme est de loin celui
qui garantit et pérennise la vie et l’évolution d’une nation.
2.1 L’éducation et la formation
L’organisation de ce secteur conditionne l’efficacité de son action. Il sera
géré du pré primaire au supérieur par un seul département ministériel.
2-1.1 La responsabilité de l’Etat
L’Etat étant dans l’obligation de permettre l’égal accès de l’enfant et de
l’adulte à l’instruction, à la formation professionnelle et à la culture, il est de son
devoir d’en créer les conditions pour ce faire.
L’école doit être gratuite et obligatoire de 6 à 16 ans, l’enseignement
publique assure la neutralité religieuse, l’instruction religieuse ne peut être
dispensée dans les écoles qu’à la demande des parents et dans les conditions
réglementaire.
Dans ce cas, et en application du principe de l’obligation scolaire
jusqu’à 16 ans, les charges relatives à l’accès de l’enfant à l’instruction
doivent être totalement prises en charge par l’Etat: l’école doit donc être
gratuite pendant toute cette période.
L’Etat doit par conséquent:
Etablir une carte scolaire pour une meilleure implantation des salles de
classe dont les effectifs répondent aux normes pédagogiques sur toute
l’étendue du Territoire;
Restaurer la gratuité de l’ensemble des fournitures scolaires dans le
primaire et le secondaire;
Réactiver les internats existants et généraliser la création des lycées et
des collèges nationaux dotés d’internats en vue d’un meilleur brassage de
la jeunesse;
Créer des bibliothèques
Revaloriser la fonction enseignante au plan matériel, du suivi des
carrières, des possibilités de perfectionnement, en vue des promotions au
mérite;
Favoriser les conditions d’acquisition des connaissances nouvelles
d’accès aux nouvelles techniques de pédagogie;
Instaurer un dialogue permanent entre les parents d’élèves, les
responsables d’établissements scolaires, les enseignants et le monde du
travail;
Associer pleinement les collectivités locales dans la gestion, le contrôle
et la définition de l’investissement au bénéfice de l’école gabonaise.
L’enseignement supérieur fera partie intégrante de 1’ Education Nationale.
Pourvoyeur des ressources humaines d’un niveau très élevé, l’enseignement
supérieur, prolongement naturel du secondaire, doit s’intégrer dans la société.
Il doit être envisagé l’implication de l’entreprise.
L’Etat entend doter le pays d’une école nouvelle liée à la vie.
Comme pour la santé, la fonction enseignante et de chercheur sera une
fonction protégée, devant bénéficier d’un traitement spécifique.
2-1.2 Le secteur privé
Etant donné la prolifération des entités d’éducation et de formation à but lucratif, et
vu la nécessité impérieuse d’éviter aux Gabonais le danger d’une formation au
rabais sans le moindre contrôle de la qualité de la formation, une stricte
réglementation devra être mise en place pour organiser le secteur privé dans le
domaine de l’éducation et de la formation.
Cette réglementation définira les critères d’ouverture des établissements de
formation.
Elle définira par ailleurs le profil du personnel exerçant dans ces entités en
étant stricte sur l’application des programmes mis en place par le Ministère de
l’Education Nationale.
En tous les cas, l’Etat tout en permettant aux entités privées de s’occuper de
l’éducation et de formation a le devoir d’améliorer l’éducation et la formation dans
le secteur public
2.2 La recherche et la technologie
La recherche constitue, tous secteurs confondus, un élément moteur à même
de trouver des solutions pour sortir le pays du sous-développement.
La recherche s’effectuera à l’Université, dans les grandes écoles et les
centres de recherche.
Pour ce faire, l’Etat doit:
- encourager et promouvoir la recherche dans tous les secteurs;
- revaloriser les conditions des chercheurs: au plan matériel, du suivi de
carrière, des possibilités de perfectionnement et des promotions au mérite
comme pour l’éducation nationale;
- faire engager les projets et les sujets de recherche correspondant aux
plans de développement élaborés par le Gouvernement en concertation
avec les centres de recherche et les structures de formation;
- envisager, le développement, de la recherche sous-régionale et
continentale dans les domaines clefs que sont:
• l’agriculture,
• la santé,
• l’éducation.
Les technologies, résultant des recherches engagées, seront brevetées et
protégées dans les organismes sous régionaux et internationaux en charge de la
propriété intellectuelle.
Une volonté politique devra être affirmée par la mise en place d’un
département ministériel chargé de la recherche et de la technologie.
3- L’emploi et le chômage
En matière d’emploi, l’Etat mettra en place une politique rationnelle de
placement, de protection et de résorption du chômage.
La politique de plein emploi passe par le développement d’un système de
formation adapté aux exigences du marché et par la mise en place des mesures de
reconversion et d’apprentissage.
Le suivi strict de la scolarité des jeunes doit permettre la programmation de
leur insertion dans la vie active.
L’incitation à la création d’entreprises doit aussi impliquer la participation
desdites entreprises à la formation professionnelle.
Des mesures d’ordre fiscal et d’allégement des charges des entreprises
seront prises au bénéfice de celles-ci, contre des embauches.
Etant donné le nombre important de chômeurs, notamment des jeunes qui
sont à la fois demandeurs du premier emploi, il est envisagé de mettre en place une
structure chargée de l’insertion et de la réinsertion.
Dans le cadre de l’insertion, des cycles de formation dans les secteurs à forte
demande de main-d’oeuvre seront mis en place.
En ce qui concerne la réinsertion, une démarche similaire sera engagée en
vue du recyclage dans les nouvelles technologies, et les secteurs émergents.
La gestion des chômeurs, des demandeurs d’emploi, des ré-insérables. sera
assurée par une agence chargée de la réinsertion, de l’inventaire des chômeurs et
demandeurs d’emploi ainsi que des secteurs en déficit des ressources humaines
formées.
Cette agence sera par ailleurs chargée d’aider à la création d’entreprises.
La création de l’entreprise gabonaise constitue un des impératifs pour que le
Gabon dispose d’un potentiel de chefs d’entreprises et d’actionnaires nationaux
susceptibles d’acquérir les actifs des sociétés d’état ou paras étatiques mis sur le
marché, dans le cadre du renforcement du secteur privé suite au désengagement de
l’Etat.
La mission d’aide à la création d’entreprise dévolue à l’agence gabonaise
d’insertion et de réinsertion (AGIRE) s’appuiera sur la charte des investissements,
l’agence pour la promotion des investissements privés (APIP), et les fonds tel que
le FODEX
L’Etat devra favoriser le dialogue entre les syndicats des travailleurs et les
employeurs.
La politique de grands travaux doit être un puissant facteur de création
d’emplois et de résorption du chômage, du fait de l’implication de nombreux corps
de métiers dont la qualification stricte n’est pas nécessairement indispensable.
7- L’habitat et l’urbanisme
Malgré sa faible population, le Gabon connaît un déficit important en
matière de logement notamment dans les grandes métropoles que sont Libreville et
Port-Gentil.
Ce déficit s’observe aussi dans d’autres villes, surtout lorsqu’il faut loger les
agents de l’Etat envoyés en affectation dans ces localités.
L’Etat devra donc pour loger ses citoyens mettre en place une politique
favorisant l’accession à la propriété en même temps qu’elle résoudra le problème
de logement des agents de l’Etat sur toute l’étendue du territoire.
L’Etat créera en outre les conditions d’acquisition de logements en
favorisant l’accès aux crédits rendus à la portée du plus grand nombre de gabonais.
II sera envisagé des crédits d’accession à la propriété à des taux d’intérêts
préférentiels.
Une incitation à la construction d’habitations à loyer modéré sera entreprise
au bénéfice des gabonais les plus nécessiteux. Dans ces conditions, une
redéfinition des missions de la Société Nationale Immobilière (SNI) s’impose.
S’agissant de Libreville, il est indispensable, pour viabiliser et réhabiliter
l’habitat, urbaniser la ville, de créer dans la moyenne banlieue de la capitale une
ville nouvelle susceptible d’héberger sa population.
D’une manière générale, l’amélioration de l’habitat et du logement dans
notre pays passe par l’application d’une véritable politique d’urbanisation de nos
villes.
Une politique de réduction des coûts de facteurs qui concourent à la
construction sera mise en place par l’Etat.
L’urbanisme par définition, constitue l’ensemble des actes techniques,
administratifs, économiques et sociaux qui doivent permettre un développement
harmonieux, rationnel et humain des agglomérations.
Le constat est clair, Libreville la capitale du pays, ne dispose pas d’un plan
d’Urbanisme ; Il en est de même pour certaines capitales provinciales.
La politique que nous comptons mettre s’articulera sur les points suivants:
- aménagement harmonieux et développement des agglomérations urbaines
et rurales;
- définition des plans d’Urbanisme Directeurs:
• répartition du sol en zones suivant leur affectation
• tracé des zones à grande circulation à créer, à modifier ou à supprimer
• schéma directeur d’alimentation en eau et d’assainissement
• mise en place d’une réglementation qui fixe les servitudes relatives à
l’utilisation du sol.
Ces servitudes peuvent comporter aussi l’interdiction de construire dans
certaines zones.
La promotion d’une politique d’attribution des titres d’occupation dans les
grands centres Urbains, dans le souci de favoriser l’accès à tous les citoyens
nécessiteux et intéressés à l’habitat.
5- La retraite
Le droit à la retraite à tous les travailleurs ayant rempli toutes les conditions
exigées par la loi, doit être strictement respecté.
Le respect du droit à la retraite s’impose à l’employeur.
En la matière, une révision de la législation du travail avec la participation
des organisations syndicales et socioprofessionnelles sera engagée.
Pour viabiliser les structures de gestion des retraites, une réactualisation des
audits sur la Caisse Nationale de Garantie Sociale (CNGS), la Caisse Nationale de
Sécurité Sociale (CNSS) et autres, s’avère nécessaire.
Une concertation devra s’organiser avec les organisations en charge de la
défense des intérêts des retraités, pour procéder à la revalorisation des pensions et
des retraites.
Une étude devra généraliser la mensualisation des paiements des pensions
des retraités.
Au titre de la solidarité nationale, une politique spécifique en faveur des
retraités sera mise en place notamment dans l’abaissement des tarifs d’eau,
d’électricité, de transports urbains, interurbains, terrestres, aériens, fluviaux,
maritimes et ferroviaires.
6- Les transports
En vue de faciliter la circulation des personnes et des biens, et de développer
les échanges entre les différentes parties du Gabon et de la sous région de l’Afrique
Centrale, l’Etat va mettre un accent particulier sur:
- la construction d’un véritable réseau routier;
- l’inter connexion du réseau national avec l’extérieur;
- la promotion du transport fluvial, lagunaire et maritime;
- l’extension du chemin de fer;
- l’amélioration du transport aérien.
En outre, l’Etat entend:
- donner la priorité au transport en commun;
- mettre en place un système de tarifs en faveur des familles nombreuses,
des personnes âgées et handicapées, des retraités, des chômeurs, des
élèves et étudiants, etc.
Le transport urbain étant généralement déficitaire, parce que accessible
aux couches les plus défavorisées de la population, l’Etat doit envisager
dans un premier temps de gérer le secteur par le biais d’une régie autonome
de transport urbain.
CHAPITRE IV
LA CULTURE, LES ARTS ET LE SPORT
Un pays, son identité et son référentiel résident dans sa culture. Celle-ci se
matérialise à travers la langue, les arts, les arts plastiques et/ou culinaires.
Il est par conséquent impérieux de pérenniser les repères culturels, d’en faire
la promotion aux fins de les transmettre aux générations futures.
Pour ce faire, 1’ Etat à travers des structures idoines, devra transcrire en vue
de leur conservation tous les vecteurs sources d’identité culturelle, notamment les
langues nationales.
1- La culture
Le Gabon n’ayant pas une langue nationale et utilisant comme véhicule une
langue étrangère, entend affirmer son identité culturelle, la spécificité gabonaise et
envisage de:
- développer les langues nationales pour favoriser la communication entre
les groupes ethniques du Gabon et en faire des moyens d’instruction,
d’éducation et de formation;
- inventorier tous les vecteurs de la culture gabonaise en vue de leur
conservation et de leur diffusion;
- engager une démarche auprès des musées internationaux et des
institutions culturelles internationales en vue de la restitution des oeuvres
et des objets d’arts partie intégrante du patrimoine culturel de notre pays ;
- créer des centres de documentation, et de la culture.
2- Les arts
Les cultures comportant désormais les aspects industriels, un inventaire
systématique devrait être effectué de l’art gabonais pour sa valorisation, son
enseignement, sa promotion. Une mesure de vulgarisation et de valorisation du
village artisanal sera prise pour développer l’art gabonais dont la diversité
constitue un gisement très important. Cette expérience devrait être étendue à toutes
les provinces.
A cet effet, l’école nationale d’art et de manufacture doit être revitalisée.
L’expérience de la pierre de Mbigou constitue un exemple intéressant.
Pour inciter les Gabonais à se lancer dans les oeuvres de l’esprit, le
gouvernement doit mettre en place une politique de protection des inventions, des
artistes, des arts.
Les auteurs des oeuvres de l’esprit doivent par ailleurs vivre de leur art
notamment par la perception des droits d’auteurs: une structure pour ce faire doit
être pensée et réalisée en relation avec eux.
S’agissant des vecteurs des oeuvres de l’esprit, les moyens de
communications doivent consacrer des plages horaires pour faire leur promotion.
Une politique du livre et de l’édition doit être élaborée pour permettre la
conservation et la pérennisation de toutes les oeuvres littéraires et partant
l’encouragement des Gabonais à écrire.
3- Les sports
Comme pour la culture, les sports, outre leur aspect d’éclosion physique de
l’homme, sont désormais pourvoyeurs de ressources financières susceptibles de
contribuer au financement du développement.
Leur développement est un investissement à tous égards pour le pays.
Dans cet esprit, la place de l’éducation physique et sportive doit être
consolidée.
L’Etat doit donc favoriser le développement de chaque sport au bénéfice du
plus grand nombre en vue d’y dégager une élite. Pour cela, des infrastructures
sportives multidisciplinaires et aux normes internationales doivent être implantées
dans chaque chef lieu de province.
Le sport étant désormais un facteur de promotion sociale, il est important de
mettre en place une politique visant à allier le sport et les études aussi bien pour les
jeunes filles et les jeunes gens.
CHAPITRE V
LES INSTITUTIONS ET LES ORGANES DE LA REPUBLIQUES
Le bien-être du peuple gabonais ne peut se concevoir dans un
environnement malsain, insalubre, nocif pour la santé de l’individu.
L’Etat doit développer une politique volontariste en matière de protection et
de conservation de l’environnement dans l’ensemble du pays, conformément aux
normes internationales.
Face à la tendance observée visant à transformer l’Afrique en un dépotoir
des produits toxiques et radioactifs, l’Etat luttera formellement pour la protection
du territoire gabonais.
L’énergie constitue un des facteurs du bien être du citoyen et du
développement d’un pays. La maîtrise de celle-ci dans sa production et dans sa
distribution reste un objectif prioritaire. Dans ce contexte l’unique outil de
production et de distribution que constitue la SEEG devra être performant.
Il est envisagé pour atteindre son objectif de performance d’analyser son
statut juridique et la composition de son capital.
L’objectif de performance doit aller de paire avec l’abaissement du coût de
la production d’énergie.
La stratégie de production de l’énergie hydroélectrique doit rester un
objectif prioritaire.
Des points de production d’énergie hydroélectrique doivent être identifiés en
fonction de la demande d’énergie notamment industrielle.
Outre les points de production d’énergie de la capitale politique réunissant
les unités industrielles dans Libreville et ses environs et la capitale économique,
Port-Gentil et ses environs, il est important de développer dans l’Est l’unité
hydraulique de Poubara, dans le Sud Ouest, l’unité à construire dans les environs
du port de Mayumba, pour ne citer que ces zones.
L’abaissement des coûts de production de l’énergie passe par la mise en
place des réseaux interconnectés (RIC) à l’intérieur du pays et l’interconnexion de
ces RIC avec les points de grande production d’énergie qui entourent le Gabon, le
barrage de Inga par exemple.
Ce dispositif permettra à terme d’avoir un kilowattheure cinq (5) fois moins
cher qu’aujourd’hui.
Il s’agira d’engager des études pour permettre un transport d’énergie
susceptible d’alimenter en énergie hydroélectrique les coins les plus reculés ; le
monophasé restant très attrayant.
La qualité du service exige l’emploi d’un personnel qualifié dont la
formation doit être d’un niveau suffisant.
CHAPITRE VI
LES INSTITUTIONS ET LES ORGANES DE LA REPUBLIQUES
La sécurité des personnes et des biens est assurée par la Police Nationale, la
Garde Républicaine et subsidiairement par la Gendarmerie Nationale.
La fonction militaire et de sécurité sera considérée comme étant une
fonction protégée, devant bénéficier d’un traitement spécifique.
1- La sécurité
La sécurité des biens et des personnes doit être assurée par la Gendarmerie
et la Police Nationale qui par ailleurs est chargé de l’ordre et de la lutte contre la
délinquance, le grand banditisme.
L’Etat, réaffirmant le principe de l’intangibilité des frontières, doit protéger
le peuple gabonais contre les agressions intérieures et extérieures.
2- La défense nationale
L’organisation de la Défense Nationale et de la Sécurité du Territoire
s’effectuera selon les principes ci-après:
- moralisation de la fonction militaire;
- exécution en temps de paix des tâches de développement;
- développement du génie militaire;
- instauration, en plus de l’Armée de métier, de la conscription (service
militaire obligatoire);
- ré-instauration de la carrière militaire;
- révision du statut particulier des militaires.
La Défense Nationale intègre, les Forces Armées et la Gendarmerie
Nationale.
Une loi de programmation militaire des forces de défense doit permettre une
meilleure gestion des forces aux fins d’amélioration des performances.
Cette loi de programmation codifiera la restructuration de la Gendarmerie
et de l’Armée, en même temps qu’elle répondra à terme, aux questions relatives
aux équipements militaires, à la formation et aux aspects sociaux.
S’agissant de la Gendarmerie, la loi de programmation militaire permettra la
mise en place d’une direction de la surveillance du territoire, véritable toile
d’araignée en matière d’informations et de sécurité.
Les effectifs de la Gendarmerie Mobile des régions seront complétés et
remis à niveau. Leurs casernements devront être restaurés ou construits.
Les moyens matériels (transmission, transport, campement et couchage)
pour le maintien de l’ordre seront complétés.
La remise à niveau et la formation des officiers et hommes de rang en
charge du maintien de l’ordre et de la défense opérationnelle du territoire devra
s’effectuer dans les meilleurs délais.
L’Armée Nationale verra son effectif amélioré dans l’objectif de la
formation des unités combattantes.
A cet effet, une formation de pilotes de transport d’hélicoptères, de
mécaniciens et de personnel navigant sera engagée ainsi que le recyclage des
pilotes d’engins blindés.
Des régiments seront formés dans les régions militaires d’Oyem, de
Franceville et de Mouila.
Ces régions militaires ainsi formées seront dotées d’une logistique
(transport, casernement, transmission) adéquate pour remplir les missions qui leur
sont assignées.
En matière de formation, un tronc commun incluant la Gendarmerie,
l’Armée de Terre, l’Armée de l’Air et la Marine sera mis en place dans un centre
d’instruction des forces de défense.
A moyen terme, un programme de formation et de recyclage sera mis en
place au bénéfice de la Gendarmerie Départementale, de la Marine qui bénéficiera
des infrastructures de base à Port-Gentil, Mayumba et Cocobeach. Il en est de
même de l’Armée de Terre pour les régions militaires de l’Estuaire, Port-Gentil et
Lambaréné.
L’Armée de l’Air disposera de l’aérodrome de Niélé, dans la région de
Booué, en vue de l’implantation de l’aviation stratégique.
La santé militaire sera dotée d’unités d’interventions rapides pour les
accidents de circulation et la protection civile, disposant de moyens adéquats
(véhicules et hélicoptères).
Dans l’optique du renforcement de la défense du territoire, une réflexion
doit être engagée.
En effet, étant donné la faible population du Gabon, une formule genre
légion étrangère doit être mise en place.
Les légionnaires de toutes nationalités africaines extrêmement entraînés
doivent compléter les forces de défenses classiques.
Composée d’un état major et des arrondissements maritimes, la marine
gabonaise ne dispose pas de moyens appropriés pour accomplir les missions qui lui
sont dévolues notamment celle de contribuer à la lutte contre l’immigration
clandestine par la province maritime.
Dans l’arrondissement maritime de l’Estuaire (AMAREST), la base de
soutien logistique implantée dans l’enceinte de Baraka reste presque inopérante
vue l’étendue de la mission qui est de soutenir l’état major, les unités en escales,
l’arrondissement lui-même et la base de surveillance côtière chargée de la
surveillance de l’immigration clandestine maritime.
Les unités navigantes basées à Port-Gentil dans l’arrondissement maritime
de l’Ogooué Maritime (AMAROG), disposent d’un armement presque
symbolique, il s’agit de
- un garde-côte « GC NGUENE»
- un Chaland de transport maritime (CTM) «MANGA»
- un garde-côte « GC NGOLO»
- un patrouilleur « Général BOULINGUI KOUMBA»
- un bâtiment de transport léger (BATRAL)
- un P400 « Général d’Armée BA OUMAR»
- un P400 « Colonel DJOUE DABANY»
A terme, il s’agira de transformer la base navale de Mayumba en
arrondissement maritime de la Nyanga (AMARNY).
Disposant de 800 km de côtes, le Gabon devra doter la marine gabonaise de
moyens conséquents pour lui permettre d’assumer les missions de défense et de
protection maritime et fluviale du territoire, de surveiller les espaces maritimes et
fluviaux nationaux, de défendre les installations off shore, en plus des missions de
service public, de sauvetage en mer et sur les fleuves, de police de navigation et de
pêches, de lutte contre la pollution maritime et fluviale, et de représentation à
l’étranger.
Un accent particulier doit être mis sur la formation du personnel de la
marine à tous les niveaux.
En temps de paix, l’Armée devant être au service du développement, la
section génie militaire devra disposer de moyens humains et matériels suffisants
pour contribuer à l’amélioration des conditions de vie du peuple gabonais.
CHAPITRE VII
LES INSTITUTIONS ET LES ORGANES DE LA REPUBLIQUES
1- Les relations internationales
L’accession du Gabon à la souveraineté internationale depuis 1960, lui a
conféré la prérogative de signer les traités internationaux, d’établir des relations de
coopération bilatérale et multilatérale.
Le développement du Gabon ne peut donc pas se faire sans tenir compte de
l’environnement international.
Le Gabon reste attaché à la mise en place d’un nouvel ordre international
qui consacre l’Organisation des Nations Unies (ONU) et ses organes spécialisés,
notamment en ce qui concerne la paix dans le monde.
L’Etat gabonais doit maintenir et promouvoir les relations de coopération,
d’échanges économiques, commerciaux, scientifiques et culturels avec tous les
pays épris de paix et de justice sur la base du respect de la souveraineté de chacun.
En outre, le Gabon ‘devra favoriser l’émergence d’une nouvelle organisation
des Etats africains. A ce titre, la mise en place de l’Union Africaine (UA) doit être
fermement soutenue.
Soucieux de son indépendance, le Gabon ne peut faire de l’aide bilatérale et
multilatérale qu’un élément subsidiaire de son développement: sa politique
économique, sociale et culturelle aura pour fondement les ressources intérieures du
pays.
Cependant, le Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique
(NEPAD), projet synthèse entre le plan Oméga et le Millenium Africain Plan
(MAP), est une perspective majeure pour le développement de l’Afrique qu’il est
impérieux d’encourager, d’autant que les huit (8) pays les plus industrialisés sont
prêts à certaines conditions, à la financer.
Tout en préservant des relations économiques, technologiques et culturelles,
qui ne doivent pas être perçues comme un prétexte ni pour maintenir une situation
d’influence, ni pour perpétuer un système d’exploitation, le Gouvernement de la
République devra créer les conditions d’une coopération réciproque dans l’intérêt
bien compris des parties.
2- La coopération sous-régionale
La superficie et la démographie des pays de la zone Afrique Centrale
commandent qu’une réflexion s’organise sérieusement sur la mise en place d’un
espace économique, culturel et social sous-régional.
Les tentatives observées depuis la mise en place de l’Union Douanière,
Economique des Etats de l’Afrique Centrale (U.D.E.A.C.) puis la Communauté
Economique et Monétaire en Afrique Centrale (CEMAC), en passant par la
Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (C.E.E.A.C.), le Centre
International des Civilisations Bantou (C.I.C.I.B.A) gagneraient à être valablement
évaluées pour tirer les enseignements indispensables susceptibles d’impulser une
nouvelle et véritable politique d’intégration et de coopération sous-régionale.
Au plan monétaire, l’appartenance du Gabon à la zone franc doit être un
atout pour engager, au regard de la mise en place de l’Union Européenne, une
réflexion d’avant garde pour poser le problème de la capacité des pays africains
d’exercer le pouvoir régalien de battre monnaie.
Il paraît donc indispensable d’affirmer la volonté politique, sur la nécessité
impérieuse d’une politique communautaire hardie, par la création d’un Ministère
de l’Intégration Africaine.

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Les effets de l'Election d 'Obama  

Un peu d'anglais

Indeed, while election will first forever be understood as a fanatic moment in the history of raciale progress, it was also the reject of ad hominen assertion, atavastic demagoguery make believe inuendo , and the fervently ideological, even-keeled cool beat splenetic fear and confusion.

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Films gabonais  

Gabon/Cinéma : Manouchka Kelly Labouba se confie à la rédaction de Gaboneco.com « j’ai de moins en moins de mal à convaincre mes « aînés » de me faire confiance dans mes initiatives» !
Première gabonaise à s’illustrer dans la réalisation d’un film de fiction au Gabon, Manouchka Kelly Labouba a choisi d’exprimer son talent dans une profession difficile même si passionnante ; réalisatrice de productions cinématographique dont la dernière en date «Le dicvorce». Celle qui démarrait dans le métier à 22 ans, en a 25 aujourd’hui et déjà tout un parcours. Pendant 13 ans, elle se construira et se préparera en conséquence, notamment en réalisant un court-métrage « Bouchées d’Amours » ayant reçu le 2ème prix catégorie université au 4ème Festival National du Film Universitaire et Scolaire de Chartres (France) en 2004, des clips vidéo de la chorale Notre Dame de la Salette, Kôba ou encore Ba’Ponga, « Michel Ndaot : Entre ombre et lumière » présentée au Festival Escales Documentaires de Libreville en novembre 2008 entre autre.

© D.R

Cette jeune femme extraordinaire de par son talent et sa forte personnalité a bien voulu accorder à Gaboneco.com un entretien.


- Manouchka Kelly Labouba, à peine rentrée de l'étranger où vous avez poursuivi vos études (en France et aux Etats-Unis), vous faites déjà partie intégrante du paysage cinématographique gabonais. C'est plus le travail ou le culot qui paye dans ce milieu ?

C’est vrai que j’ai du caractère, et beaucoup de personnalité, ce qui dans ce milieu-là est un plus (surtout au Gabon !). Mais le meilleur salaire c’est d’abord le travail. Beaucoup de travail ! Je veux faire ce métier depuis que j’ai l’âge de 12 ans, je me suis donc préparée en conséquence. Aujourd’hui j’en ai 25. Pendant 13 ans, j’ai travaillé dur pour me constituer un solide bagage intellectuel, et professionnel afin d’être en mesure d’exercer ce métier en toute sérénité. Et je peux vous dire que le travail est loin d’être fini ! J’ai encore beaucoup de choses à apprendre, à expérimenter, et surtout à montrer.

- L'accueil des "anciens" a t'il été franc et chaleureux ?

L’accueil s’est fait « à la gabonaise ». Je mentirais si je vous disais que tout le monde m’a accueilli les bras ouverts. J’ai ressenti un peu d’indifférence à mon égard au départ, surtout dû à mon jeune âge (la première fois que j’ai mis les pieds sur un plateau de tournage du CENACI j’avais 22 ans !), parce que je pense qu’ils avaient du mal à me prendre au sérieux. Mais au fur et à mesure, j’ai fait mes preuves, et je leur ai démontré que je savais ce que je faisais, et plus que tout que j’étais vraiment passionnée par ça. Aujourd’hui, j’ai plus ou moins réussi à me faire accepter, et j’ai de moins en moins de mal à convaincre mes « aînés » de me faire confiance dans mes initiatives.

- Avant d'être réalisé, "Le divorce" était en projet depuis un bon moment. Combien de temps s'est-il écoulé entre sa préparation (mûrir le projet) et sa réalisation ?

En fait la toute première version du scénario s’appelait « Le Mariage ». C’était une petite fiction d’une trentaine de minutes autour d’une cérémonie de mariage coutumier. Je l’ai écrite en 2ème année de DEUG lorsque j’avais 19 ans. Je trouvais le principe du mariage coutumier vraiment très intéressant, plus particulièrement pour une comédie. Trois ans plus tard, dans le cadre de ma recherche de Master 2, je rencontre M. Charles Mensah (DG du CENACI) que j’interviewe pour mon mémoire. Notre entretien se déroule tellement bien, qu’à la fin je me sens suffisamment en confiance pour lui montrer mon scénario « Le Mariage ». Il le lit, et m’explique que bien que l’histoire lui plaise, elle n’est malheureusement pas assez « cinématographique » pour en faire un film (il disait à raison que cela se rapprochait plus du « théâtre filmé » que du film de cinéma). J’ai insisté sur le potentiel du sujet, et je lui ai promis que je reviendrais avec une version plus satisfaisante. C’était en Août 2006. Je me suis replongée dans l’écriture, et pour introduire un aspect dramatique « cinématographiquement parlant », j’ai décidé de casser ce mariage coutumier que je décrivais, pour le transformer en divorce coutumier. Et donc je me suis mise à peindre le parcours de ce couple qui se marie à la coutume, et qui trois ans plus tard revient sur ses positions pour s’engager dans un divorce. En Novembre 2006, je remets cette version à M. Mensah, et il accepte de me produire. On dépose le projet en commissions (notamment à l’Organisation Internationale de la Francophonie, et au Ministère français des Affaires Etrangères, qui nous allouerons chacun 10.000 Euros), et on attend qu’elles siègent. Un an et huit mois plus tard, en Juin 2008 je démarre ENFIN le tournage du film «Le divorce». Je deviens la première femme à réaliser de la fiction au Gabon, et d’après ce qu’on m’a dit, la plus jeune réalisatrice (tous sexes confondus) de l’histoire du cinéma gabonais à seulement 24 ans. Tous ces records étaient de bon augure, et cela donnait une sorte d’aspect « prophétique » à mon désir de faire du cinéma.

- Cette première grande production pour vous, a, lors de sa sortie, fait l'unanimité ou presque auprès du public même si certains ont confié être restés sur leur faim vis-à-vis du temps (40 et quelques minutes). Etait-ce voulu ?

Oui et non. Non parce que si ça ne dépendait que de moi, ma toute première réalisation aurait été un long-métrage. Mais aucun producteur ne peut vous faire confiance d’amblée sur un long-métrage si vous n’avez rien d’autre dans votre CV (j’étais encore étudiante à l’époque où j’ai rencontré Charles Mensah). C’est la raison pour laquelle ils vont d’abord vous tester avec un court. Donc, pour moi c’est « tout bénef » d’avoir un court-métrage qui laisse les gens sur leur faim, parce que ça rassure les producteurs, et leur prouve qu’ils pourront me faire confiance sur un long. Souvent, un jeune réalisateur doit accumuler plusieurs courts avant d’être titulariser sur un long. Mais, j’ose espérer que ce ne sera pas le cas pour moi.

- Manouchka «Le divorce» n'est pas votre première réalisation. Pouvez-vous pour nos lecteurs, revenir sur votre parcours ?

C’est vrai ce n’est pas tout à fait juste de dire que «Le Divorce» est ma première réalisation, c’est plus correct de dire que c’est mon premier film de cinéma (c-à-dire fait pour être d’abord exploité en salles). J’ai pas mal de réalisations universitaires à mon actif, dont le court-métrage « Bouchées d’Amours » qui a reçu le 2ème prix catégorie université au 4ème Festival National du Film Universitaire et Scolaire de Chartres (France) en 2004. J’ai aussi fait un peu d’assistanat sur des clips de Notre Dame de la Salette, Kôba et Ba’Ponga. Ma première réalisation professionnelle fut un documentaire de 26 min sur Michel Ndaot (metteur en scène de théâtre) intitulé « Michel Ndaot : Entre ombre et lumière » et qui été présenté au Festival Escales Documentaires de Libreville en Novembre dernier. Ensuite, j’ai réalisé et également produit 3 des 6 épisodes de la série de mini-fiction (3 à 6 min par épisodes) « Les Choses du Pays » créée par Fernand Lepoko. Après, j’ai de nouveau travaillé avec Fernand en tant que 1er assistant réal sur son court-métrage de cinéma « Maléfice » tourné en Mai 2008. Enfin, un mois plus tard je réalisais « Le Divorce », et vous connaissez la suite…

- Lorsque l'on a votre âge, c'est-à-dire bientôt un quart de siècle, l'on veut souvent aller très vite. Ne vous l'a t'on pas déjà reprocher, même indirectement avec tout ce que vous avez comme projets en tête ?

J’ai déjà mon quart de siècle depuis bientôt 3 mois !!! Mais cela n’empêche que vous avez raison : les gens me disent que je vais vite. Même ma propre mère me demande parfois de ralentir. Mais finalement qu’est-ce qu’il y a de mal à ça ? Vous savez on ne vit qu’une fois. Je ne sais pas ce que me réserve l’avenir, combien de temps il me reste à vivre, et je n’ai pas envie de perdre une seule minute de plus à attendre. Parce que je le constate de plus en plus, le temps que l’on a sur Terre, est ce qu’on a de plus précieux et il ne faut surtout pas le gaspiller. Carpe diem, je m’applique à suivre la devise d’Horace en « cueillant le jour présent, sans me soucier du lendemain ». Et puis sincèrement, est-ce moi qui vais trop vite, ou plutôt notre cinéma qui va un peu lentement ? Parce qu’entre le moment où mon scénario a été accepté par le producteur, et le moment où je tourne « Le Divorce », il s’est passé qu’en même plus d’un an et demi. Bien sûr j’ai réalisé quelques petits projets ici et là, mais pendant une large partie de ce temps je n’ai fais qu’attendre que les choses ne démarrent. A l’ère du numérique, faire un film ne coûte plus aussi cher, et ne prend plus autant de temps qu’avant. Regardez mon cas, en moins de trois mois (de Juin à Mi-Août 2008) j’ai pu tourner et monter un film de 40 min pour environ 25 millions CFA (si je ne me trompe pas). Vous multipliez tout ça par deux, et on peut avoir une estimation plus ou moins juste des délais de livraison, et des coûts pour un long-métrage au budget modeste. Le numérique c’est vraiment LA révolution en matière d’audiovisuel, parce que c’est ça qui fait en sorte que l’on doit aller vite, si on ne veut pas être laissé pour compte.

-En parlant de projets, quels sont justement les vôtres dans l'immédiat ?

J’ai plusieurs projets dans les tiroirs. Mais dans l’immédiat en ce qui concerne la réalisation, je travaille actuellement sur deux projets : un court-métrage et mon premier long. Pour ces deux réalisations, je vais essayer de me constituer en tant que scénariste, réalisatrice et productrice afin de bénéficier d’un maximum de liberté sur le tournage. Ensuite, en tant que coordinatrice des projets à la SLOGF (Société Logovéenne du Film et l’Image), je prépare les projets que l’on devrait mettre en place pour 2009. Et croyez-moi, on prévoit de belles choses !

- On sait Manouchka un peu plus proche de certains acteurs, on prend les mêmes et on recommence ?

Oui et non. C’est clair qu’au fil du temps la confiance s’installe, et des affinités se créent. Pourtant ce n’est pas suffisant pour qualifier un acteur ou une actrice pour un rôle précis, car il faut que la tranche d’âge, le physique et le jeu aussi concordent. Donc il est évident que l’on doive souvent travailler avec de nouvelles têtes. Mais bon, l’idéal serait de faire du neuf, avec du vieux, mais pas que du vieux.

- Quels sont vos meilleurs souvenirs du tournage ?

Tous ! Les bons comme les mauvais moments parce que ce film représentait tellement pour moi. Vous savez, ce n’est pas donné à tout le monde de réaliser son rêve. Et moi je l’ai fait. Vous pouvez demander à tous mes anciens condisciples du lycée : ils se souviendront tous que je disais que je voulais faire du cinéma. Je nourris ce rêve depuis l’âge de 12 ans, et aujourd’hui que j’ai 25 ans, je peux dire (même si ça fait bizarre à entendre) que c’est le rêve de toute une vie. J’ai pleuré dans les bras de ma mère à la fin du tournage. A vrai dire, j’ai fait pleuré toute ma famille, ma mère, mes frères, etc. C’était comme si une vague d’émotions m’envahissait, tellement c’était énorme.

- 2009 est enfin là, quels sont vos vœux pour cette nouvelle année (sur le plan professionnel)?

Ben continuer sur ma lancée. J’espère que j’arriverais à garder cette allure et continuer à enthousiasmer autant les gens. Je suis heureuse de savoir que ce que je fais à un sens pour tout ce monde-là, et surtout pour la jeunesse gabonaise. Beaucoup de jeunes me soutiennent, et je ne voudrais pas les décevoir. J’aimerais aussi arriver à inspirer des gens et leur donner envie de faire ce métier, pour qu’on soit moins seuls dans notre milieu (parce qu’on n’est vraiment très peu nombreux, et qu’on finit par se marcher sur les pieds à la longue). Enfin, j’espère que les pouvoirs publics mettront en place plus d’infrastructures, et plus de moyens pour aider les artistes audiovisuels à exercer leur métier de façon moins précaire.

- Et l'amour dans tout ça ?

Y’a toujours de la place pour l’amour ! Et je dois dire qu’en ce qui me concerne je reçois beaucoup d’amour dans ma vie. Il y a celui de ma famille : celui de ma mère et de mes quatre grands-frères qui est très précieux. Ils me soutiennent dans tout ce que je fais, et me conseillent beaucoup. Les témoignages des gens dans la rue, et leurs encouragements sont aussi des preuves d’amours qui font chaud au cœur. Enfin, il y a l’amour que je reçois de l’Amour de ma vie, mon fiancé Alex avec qui on prévoit de se marier dans le courant de l’année. J’ai longtemps pensé que si je n’arrivais pas à faire du cinéma, je serais passée à côté de ma vie. C’était avant de rencontrer Alex. C’est ma moitié parfaite, et l’amour qu’il me donne tous les jours me fait réaliser qu’il n’y pas que les films dans la vie. On se motive l’un l’autre, et ensemble on se rend plus fort. J’ai beaucoup d’amour dans ma vie, et j’essaie d’en donner au moins autant que j’en reçois.

- Et hormis le cinéma, avez-vous d'autres occupations ? Si oui, lesquelles ?

J’adore le sport, en particulier le basket et le tennis. Dès que j’ai un moment je fonce au stade pour jouer un peu sur les playgrounds. Quand mes frères sont dispos, on se retrouve au Saoti pour des matches de tennis très accrochés, surtout avec mon frère Anselme. Je regarde aussi beaucoup la NBA et les tournois de tennis ATP à la télé. A part le sport, il y a aussi les jeux-vidéos. Ma mère m’a offert une Playstation 3 pour Noël, et j’ai bien l’intention d’en profiter. Parfois, il nous arrive de jouer avec Alex jusqu’à 5h du matin tellement on est accros. C’est ça aussi l’avantage d’être jeune, il ne nous faut pas grand-chose pour nous occuper. Je lis aussi dès que j’ai un moment, même si j’ai de plus en plus de mal à aménager un espace dans mon emploi du temps consacré à la lecture.

- Une omission peut-être dans notre questionnaire? Un point que vous souhaiteriez évoquer ?

Le 17 Janvier prochain je devrais participer en tant que réalisatrice au Carrefour des Métiers du Lycée Blaise Pascal, d’où je suis ancienne élève. C’est vraiment une étape symbolique pour moi, parce que je me souviens que c’est lors d’un de ces Carrefours que j’ai rencontré Roland Duboze (réalisateur et directeur photo au CENACI) qui m’avait expliqué quel genre de cursus universitaire on pouvait emprunter pour faire du cinéma. Cette rencontre m’a vraiment inspirée, et j’aimerais faire de même.

- Le site Gaboneco.com vous le consultez de temps à autres? Qu'est-ce qui retient le plus votre attention ? (Merci)

Je consulte beaucoup Gaboneco.com lorsque je suis hors du Gabon, ou quand je ne peux pas me procurer l’Union mais que je veux rester au courant de l’actualité. C’est un site très bien organisé, et même plus complet que notre quotidien national parce qu’on y trouve vraiment TOUTE l’actualité gabonaise, aussi bien politique, culturelle, etc. J’espère que les créateurs, et les journalistes du site vont garder la même ligne de conduite, et travailler avec le même professionnalisme. C’est tout le mal que je peux leur souhaiter. D’ailleurs, j’en profite pour formuler mes vœux les meilleurs à toute l’équipe de Gaboneco.com pour l’année 2009. Que vous y trouvez plein de bonheur, de satisfaction, de joie et surtout la santé. Merci à vous.



Plus d'infos sur ce film














Alevina, un député sortant d'Evologo en Afrique, se présente aux prochaines élections législatives mais cette fois-ci dans un contexte de multipartisme. Il ne se préoccupe pas de son image et court après les filles, parmi lesquelles figure la petite amie de son propre chauffeur.
Sa cote de popularité est au plus bas dans les sondages. Même sa propre fille a rejoint le camp de ses adversaires. Alevina fait donc appel à Leclerc, un conseiller en communication venu de France, le fils d'un de ses vieux amis.
Cependant, l'homme politique souffre d'impuissance sexuelle. Sa femme, ne supportant plus d'avoir un mari aussi volage, a en effet consulté une Nganga (magicienne) pour qu'elle calme ses pulsions. Alevina ne peut accepter un tel handicap. Il perd tout contrôle et c'est la panique dans son état-major.

CRITIQUE
Aden
- Philippe Piazzo
Sous une philosophie "Tous pourris, tous corrompus", assortie d'une obédience "la démocratie est le pire des systèmes, après tous les autres", une comédie de moeurs suffisamment bondissante pour qu'on ne s'y endorme pas mais d'une finesse pachydermique.


Télérama
- Cécile Mury

Barème AlloCiné :
Maîtresse ambitieuse, suffragette gauchiste, opposant corrompu, docte chef de village et conseiller en communication "made in France" dépassé par les événements : Henri Joseph Koumba Bididi signe une satire mordante des moeurs locales.


Cahiers du Cinéma
- Laure Charcossey

Barème AlloCiné :
Les Couilles de l'éléphant ne doit sa mince réussite qu'à l'originalité et au courage de son sujet. On se surprend pourtant à imaginer le film se transformer en série, vouloir suivre en épisodes les déboires de la famille Alevina, Soprano gabonais de la politique.

Première
- Christophe Narbonne

Barème AlloCiné :
Contrairement à beaucoup de comédies africaines, triviales, énergiques mais aussi mal écrites et trop folkloriques, Les Couilles de l'éléphant s'appuie sur un script cohérent et une mise en scène moins approximative que la moyenne.



de Henri Joseph Koumba Bididi avec Philippe Mory, Nadège Beausson-Diagne, Annette Eyeang, Jean-Claude M’Paka(...)
Genre : Comédie - Durée : 1:38:00
Pays : France, Gabon - Sortie en salle : 13/02/2002
Résumé : Au Gabon, un homme politique se représente aux élections législatives, et mène une vie ingérable et dissolue. Sa femme, qu'il trompe depuis des années, se résigne à jeter sur son mari un sort pour qu’il devienne impuissant ! L’homme ne pense qu’à deux choses : gagner sa campagne et retrouver sa virilité perdue. Le récit de sa vie familiale dans la presse est en totale contradiction avec la vie qu'il mène. Sa propre fille, écœurée par le comportement adultérin de son père, n’hésite pas à se rallier au camp politique opposé. L’homme se retrouve seul, mais ne désespère pas... Ses appuis politiques existent, et un jeune spécialiste du marketing politique va tenter de redorer son image.

FILMS ETRANGER










FILMOGRAPHIE GABONAIS
Obali
Identité
Ayouma
Demain un Jour nouveau
Le Singe Fou,
Demain un jour nouveau,
l'Auberge du Salut,
1993 Le Départ (short)
1994 N'Gwa Musicien (documentary)
1995 La Mouche et le Nganga Parieur (animation)
1995 La Grenouille qui veut se faire aussi grosse que le Boeuf (short)
1996 Les Tirailleurs d'Ailleurs (doc)
1999 Go Zamb'olowi (short)
2000 Dôlè (Jury Prize Cannes Junior 2000 - Golden Tanit Carthage 2000)
2000 Les Flots de Libreville (doc)
Filmographie de Philippe Mory
Afrique sur Seine de Paulin Vieyra (1954)
L'enfant au fennec de Jacques Dupont (1958)
On n'enterre pas le dimanche de Michel Drach (1959)
Les filles sèment le vent de Louis Soulannes (1960)
La cage de Robert Darenne (1961)
Les tam-tams se sont tus de Philippe Mori (1971)
Obali (1ère version) de Philippe Mory (1973)
Un enfant du village de Philippe Mory (1978)
Le grand blanc de Lambaréné de Bassek Ba Kobhio (1994)
Orèga de Marcel Sandja (1997)
Go zamb'olowi (Au bout du fleuve) de Imunga Ivanga (1999)
Oréga de Marcel Sandja (1999)
Dolè, de Imunga Ivanga (2000)
Les Couilles de l'éléphant de H-J Koumba Bididi (2000)

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Une vie de boy de Ferdinand Oyono  



Toundi tient son journal intime depuis que le père Gilbert lui a appris à lire et à écrire. Toundi vit au Cameroun sous le régime colonial. Enfant victime de la cruauté de son père, il s'enfuit de son village et se réfugie chez les missionnaires qui lui donne des bonbons. Il grandira chez eux, jusqu'à la mort du père Gilbert son protecteur. Il trouve alors un emploi de boy chez le colonel, chef des blancs. Mais la vie ne va pas être rose pour Toundi, et il va être victime de l'injustice.

le récit sous forme de journal est captivant. Dès le début on sait que Toundi va mourir, mais comment va-t-il en arriver-là on ne le sait pas. Le fait de savoir la fin dédramatise le récit de la vie de Toundi, on accueille les faits comme Toundi avec clame et résignation, même si une telle injustice est révoltante.
Ce qui est intéressant dans ce livre et qui m'a plu, ce sont les rapports entre blancs et noirs et les différences culturelles qu'il y a entre eux, et aussi surtout l'interprétation que Toundi fait des actes incompréhensibles des blancs. Ces incompréhensions entre blancs et noirs et les situations qui en résultent, suscitent l'étonnement du lecteur. On a aussi une vision un peu différente, ou plus précise selon les connaissances qu'on avait, de la vie dans les colonies.

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Critique de projet de société d' Omar Bongo Odimba  

Nous critiquerons en profondeur le projet de société défendu du candidat de la majorité présidentielle, basée sur les sources d'Infoplus du 12 novembre 2005- et sur la lettre du Chant du départ dans son propre website.

Le projet de société de Monsieur Bongo donne les objectifs à atteindre, sans pourtant parler de méthodes et stratégies, sans pourtant avancer des chiffres , comme par exemple le nombre d'emploi qu'il entend créer durant son septennat.

Les quatre piliers du projet d'Omar Bongo Odimba dans Infosplus sont:
la reconstruction de l’économie nationale ; la restauration de la dignité citoyenne par la lutte contre la pauvreté et la promotion du bien-être social; le renforcement de l’Etat de droit par la modernisation de nos institutions et le moralisation de l’Etat et de la société.

De plus, son programme Chant pour un départ fait ressortir les principaux réalisations en 40 ans sont seulement: l’usine de pêche, le transgabonais , usines pharmacopées ,les fêtes tournantes, l'usine de poisson, l'unité de fabrication de medicaments, la Diversification de l'économie gabonaise entamée dans le secteur de l'ecotourisme, avec la création de 13 parcs nationaux.

Bongo en proposant la restauration de la dignité
vise juste , car la dignité de beaucoup de citoyens gabonais est bafouée. La pauvreté précaire, les logements dans les taudis, les routes crevassées, difficultés pour les citoyens de se rendent dans leurs lieux de travail ou dans le Gabon profond, les braquages, les contrôles intempestifs, la cherté de la vie, les insuffisances de soins de santé, la décimation des population par des maladies tels que le SIDA montrent à suffisance que cette dignité est bafoué.

Mais comment parler de restauration de la citoyenneté quand les valeurs républicaines sont bafouées, quand les gabonais sont pris en otage dans leurs propre pays? Quand le prix de la banane est fixé par l’étranger qui vend à la gare routière, à Kembo ou à Mont Bouet. Mais comment parler de restauration de la citoyenneté quand on sait que certains dirigeants malfaiteurs dorment dans des draps cousus en or tandis que certains citoyens se retrouvent dans le chômage due à l’ incompétence et à la mauvaise gestion de ceux-ci. Selon Tocqueville la lutte contre la pauvreté est d'encourager les gens à travailler, créer les conditions nécessaire pour créer la richesse.

Comment peut on rendre la promotion du bien être possible, donner à chacun équitablement si on ne crée pas les conditions de la croissance , de la production?

En outre Bongo en proposant le projet de reconstruction de l'économie nationale , une fois de plus il voit juste
car reconstruire sous-entend reconstruire ce qui est dans les ruines, la question est alors de savoir qui est le responsable de la faillite de l'économie gabonaise?
l’économie gabonaise ressemble à une économie d'une république bananière. On exporte des produits bruts sans les transformer. Ce n’est pas en extrayons tous nos ressources naturelles, sans les transformer sur place que nous allons créer des emplois, ou en construisant des éléphants blancs tel qu'un nouvel aéroport que Bongo fera décoller notre économie. Son projet résout un peu rapidement les pires contradictions du monde moderne.

Comment parler de diversification de l'économie quand notre pays dépend énormément de notre manne pétrolière?
Quand le Gabon n'a pas une politique d'industrialisation orientée. Quand les allumettes que nous utilisons sont fabriqués au Cameroun?La faute ce ne sont pas les camerounais, mais nous les gabonais qui n'arrivons pas à produire des biens de qualité.
la '' chose politique comme un venin a intoxiqué tous les milieux et courants de la société, du chef de famille à la ménagère, du maitre d’école au professeur de l’université''. Personne ne veut plus travailler la terre, tout le monde veut être député ou ministre.
Il est illusoire de croire que le culte du politique, de l'aide publique et emprunts internationaux représentent une alternative crédible au développement de notre économie. q

L'Ecotourisme,
il faut d'abord faire en sorte que le prix de la destination du Gabon soit raisonnable, l'accueil à l'entrée de nos frontières respectueux, créer les infrastructures touristiques, circuits touristes comment peut on faire de l'écoutourisme en exploitant excessivement les ressources forestiers en juger par le nombre des permis forestiers.
le renforcement de l’Etat de droit par la modernisation de nos institutions et le moralisation de l’Etat et de la société. cela est utopiste en gardant des structures dont les dispositions relatives à la gestion sont « incongrues » dans un pays d' a peine un millions d'habitants. Oui a la modernisation et moralisations en ayant une justice plus indépendante et en leur donnant plus de moyens.

RESUME
Le projet politique de Monsieur Bongo donne les objectifs à atteindre, sans pourtant parler de méthodes et stratégies, sans pourtant avancer des chiffres , comme par exemple le nombre d'emploi qu'il entend créer durant son septennat. Il est silencieux sur les questions importantes comme l’immigration, la sécurité sociale, la reforme de l’éducation, l'énergie renouvelable, la dette, la fiscalité, la réduction du train de vie de l'Etat. Or, ce sont des questions les plus difficiles ! Alors, concrètement, on fait comment pour en finir avec la pauvreté au Gabon?

Je préfèrerais donc qu'on aménage des possibilités de "programmation" à long terme de la production globale par le biais d'un infléchissement vers le développement économique. Une fois de plus, Bongo fait dans le floue et les mesures inacceptables. Pour lui les problèmes sont des sujets séparés et réagis instinctivement avec le Ici et maintenant. Il semble que la majorité des conseillers du président Bongo préfèrent le confort des raccourcis et idéologies abstraites , tout en feignant ne pas s’apercevoir qu’ils foncent droit dans le mur du contre-sens.

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Peut ont encore sauver l'école au Gabon?  

Depuis plusieurs décennies, à chaque rentrée scolaire, les syndicats de l'éducation donnent des insomnies aux parents d'élèves gabonais, la dernière en date est bien celle du 21 octobre. Il a encore fallu la soit disante "bonne volonté du chef de l'État" pour que cette crise soit débloquée.

Koaci rapportait que les revendications des syndicats sont : "L'harmonisation des salaires entre les enseignants recrutés avant et après 1991. Les enseignants s’insurgent contre le fait que certains d’entre eux sont mal rémunérés alors qu’ils disposent des mêmes diplômes que certains de leurs collègues. Ils ajoutent à leur plateforme revendicative la régularisation des situations administratives de certains d’entre eux".

Chaque contestation au Gabon donne lieu
à un décaissement d'argent ce qui n'est pas normal, nuisible à la planification et à la bonne gouvernance, pour ce dernier cas 2,5 milliards vont être débloqués par le Gouvernement.

Les problèmes de l'éducation sont multiples, profonds et ne peuvent pas se régler d'un coup de baguette magique voir même au cours d'un mandat électif.
Parmi les facteurs de cette crise il y a la dégradation des infrastructures scolaires, l'amplification des conflits entre élèves, syndicats et administrations, les effectifs pl
éthoriques dans les salles de classes et le niveau de certains enseignants.

Pour répondre a la question comment
peut ont encore sauver l'école au Gabon?
Il faut que l'État cesse sa gestion de parer au plus urgent, sa gestion du tic au tac, d'ici et maintenant comme si les problèmes étaient des sujets séparés, l'Etat cesse ses règlements politiques, et privilège plutôt un règlement rationnel et en profondeur. Le gouvernement doit élaborer avec les différents partenaires éducatifs une programmation qui tient compte de l'ensemble des besoins du secteurs éducatifs à long terme .

Il faut arrêter les nombreux remaniements
à la tête du département de l'éducation, depuis 1990 il y a eu plusieurs ministres qui ont defilés à la tête de ce ministère. Il suffit que le ministre soit fang pour que toute l'administration le devienne aussi, il en est de même pour toutes les autres ethnies du Gabon (toute vérité n'est pas bonne à dire). Chaque ministre promu emmenant toute la tribu de la province ce qui provoque une cassure et instabilité au sein de cette institution et la non réalisation des reformes en cours.

De plus s'assurer que l'argent débloqué soit utilisé aux fins utiles et non détournés par nos bangadeaux.

En outre, renfoncer l'autorité des IDEA en leurs donnant plus de moyens.

Pour terminer il faut que l'école cesse de relever du seul domaine du gouvernement, il faut que l'école gabonaise soit un entrecroisement des pouvoirs publics, associations d'élèves,
collectivités locales et syndicats.
Il faut que tout le monde s'intéresse à l'école gabonaise ,en particulier les parents d'élèves. Qu'on arrête de privilégier les seuls discours qui viennent des syndicats et du bord de mer afin d' arriver à des solutions durables.

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Les intellectuels gabonais sont-ils en déclins?  

Les intellectuels gabonais seront-ils devenus un ordre de coquins, suffisants, vaniteux , aveugles et amnésiques? C'est ce que nous essaierons de comprendre.

Le débat sur le rôle des intellectuels revient un peu comme la malédiction, par exemple comment expliquer que nos intellectuels étaient muets comme les carpes de Lambaréné sur le dossier de la destruction des chutes de Koungou par les Chinois? Pourquoi n'ont ils pas réagis véhémentement? Pourquoi sont-ils absents des débats dans internet?

Que se passe-t-il-vraiment? Pourquoi l'action des intellectuels gabonais est à chaque fois dénier? Le rôle sur les intellectuels gabonais questionné?.

Parmi la cause de ce regain il y a la campagne anti-intellectualisme, le recul des livres , les petites ambitions politiciennes et les grands appétits.
Le rôle des intellectuels depuis le parti unique a été modifie, souvent considérés comme emmerdeurs, ils sont marginalisées et leurs points de vues comptent peu.

Mais ceux qui pensent qu'il n' y a plus d'intellectuels doivent visiter les universités, le CENAREST, les nombreux colloques notamment ceux organisées par l'UNESCO pour se
rendrent compte que l'activité intellectuelle existe bel et bien au Gabon en dépit des faibles moyens qui leurs sont consacrés.

En outre, il est surprenant que des personnes qui se disent soucier de l'unité nationale s'acharnent sur les intellectuels qui pourtant, représentent une part de la pluralité, la vitalité et des inquiétudes de cette unité nationale même.

Il n'est pas souhaitable que cette corporation ou même l'activité critique disparaissent au Gabon car cela ferait en sorte que la tyrannie et la manipulation augmentent. Il est important que l'intellectuel au gabon retrouve la fierté, le gai savoir et la pensée critique et qu'il y ait une nouvelle révolution des intellectuels et des journalistes nouée avec Aimee Cesaire, J. Kizerbo, Antchouey, Tsira Ndong Ndoutoume , Dyatelm Nding, Siegu Monsard, Jean Remy Ayouné, Simon Oyono Aba , Zola, Sartes, Pascal et foucault.

Je vous laisse répondre à la question : les intellectuels gabonais sont-ils en déclins?
gaboncultura@hotmail.com

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Top 3 plays THEATRES  

  1. Les démons de Koumalaya
  2. Tant que les femmes auront des couilles
  3. La maréchalat du Roi Dieu de Moussirou Mouyama mis en scène par Guy Joël Ntchango.

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Best Gospel  


Célébration de l’émission télévisée présentée par Christian Obiang sur la chaîne chrétienne RTN. Qui fait la promotion de la musique Gospel et des artistes qui la composent célébrera le 08 novembre prochain

Ce Rendez–vous déjà connu du publique passe à son 3ème anniversaire, qui se déroulera au gymnase Omnisport président Bongo et verra la participation de toute la crème musicale gospel du pays. Célébration live ! est un concept mis en place dans le but de dresser un autel de louange et d’adoration dans notre pays. Cette troisième édition, comme les précédentes réunira tous les artistes gospel sur une même scène

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Best concert  

Nicole Amogho galvanise les foules Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
17-12-2008
ImageL’artiste auteur compositeur a tenue en haleine deux heures le public venu très nombreux l’acclamer le vendredi et samedi au centre culturel français de Libreville.
Nicole Amogho s’est produite le vendredi et samedi derniers au centre culturel français de Libreville dans le cadre de sa tournée nationale qu’elle organisé et dont Libreville constitue la première étape. Les rideaux s’ouvrent sous une lumière tamisée et un décor naturel cette levée de rideaux a suivi l’apparition de la chanteuse et ses danseuses vêtues majestueusement de façon traditionnelle. Face au très nombreux public qui répondait en chœur à la plupart de ses titres, Nicole a exprimé son talent d’artiste en pleine confirmation. Elle a proposé un véritable récital de 17 titres s’inspirant de la tradition gabonaise. Ainsi, le public a eu droit à un répertoire varié de morceaux symbolisant la diversité culturelle de notre pays dont cette artiste se veut l’un des chantres.

Le public a également apprécié à sa juste valeur la prestation des danseurs qui ont proposé une gamme de danses traditionnelles hors du commun à travers des synchronisations variées et adaptées suscitant des salves d’applaudissement.

Le temps d’aller souffler, après une dizaine de titres, Nicole Amogho a introduite la jeune et prometteuse Aïcha Wanell. Avec un style particulier, cette dernière a mis en exergue deux morceaux qui ont permis au public de danser de « élone ».

Plus rayonnante que jamais la reine de la soirée a réapparue aux sons endiablés de son dernier album des titres tels que « Mia moké », « Ngôngô » é « nkéré » « mayilongo », « ton alliance », « kina »… furent interprétés avec maestria, provoquant l’extase du public, au comble de la joie .sollicitant et obtenant la participation du public, Nicole Amogho a fait étalage de tout son talent de danseuse.

Nicole Amogho a transporté avec ses chansons et sa tendresse le nombreux public acquis à son talent. Une mélomane ne s’est elle pas interrogée sur la durée du concert il faut dire qu’un concert comme celui-là ne dure jamais assez longtemps.

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Best concert  

Nicole Amogho galvanise les foules Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
17-12-2008
ImageL’artiste auteur compositeur a tenue en haleine deux heures le public venu très nombreux l’acclamer le vendredi et samedi au centre culturel français de Libreville.
Nicole Amogho s’est produite le vendredi et samedi derniers au centre culturel français de Libreville dans le cadre de sa tournée nationale qu’elle organisé et dont Libreville constitue la première étape. Les rideaux s’ouvrent sous une lumière tamisée et un décor naturel cette levée de rideaux a suivi l’apparition de la chanteuse et ses danseuses vêtues majestueusement de façon traditionnelle. Face au très nombreux public qui répondait en chœur à la plupart de ses titres, Nicole a exprimé son talent d’artiste en pleine confirmation. Elle a proposé un véritable récital de 17 titres s’inspirant de la tradition gabonaise. Ainsi, le public a eu droit à un répertoire varié de morceaux symbolisant la diversité culturelle de notre pays dont cette artiste se veut l’un des chantres.

Le public a également apprécié à sa juste valeur la prestation des danseurs qui ont proposé une gamme de danses traditionnelles hors du commun à travers des synchronisations variées et adaptées suscitant des salves d’applaudissement.

Le temps d’aller souffler, après une dizaine de titres, Nicole Amogho a introduite la jeune et prometteuse Aïcha Wanell. Avec un style particulier, cette dernière a mis en exergue deux morceaux qui ont permis au public de danser de « élone ».

Plus rayonnante que jamais la reine de la soirée a réapparue aux sons endiablés de son dernier album des titres tels que « Mia moké », « Ngôngô » é « nkéré » « mayilongo », « ton alliance », « kina »… furent interprétés avec maestria, provoquant l’extase du public, au comble de la joie .sollicitant et obtenant la participation du public, Nicole Amogho a fait étalage de tout son talent de danseuse.

Nicole Amogho a transporté avec ses chansons et sa tendresse le nombreux public acquis à son talent. Une mélomane ne s’est elle pas interrogée sur la durée du concert il faut dire qu’un concert comme celui-là ne dure jamais assez longtemps.

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Best troupes theatrales  

Dans cet article, notre préoccupation est de trouver des internautes capables de nous dire quelles sont les troupes de théâtres connues au Gabon et dans quels types de representations se lancent-elles.

Théâtre de l'utopie: société

Théâtre express: satire, humour

Théâtre de la rencontre:

Théâtre national

Nzimba théâtre.

Théâtre de l'ailleurs ( Icad)

Théâtre du département d'Anglais de l'université Omar Bongo

Ce que nous recherhons ici c'est de meubler ces énumérations sommaires par des pièces écrites publiées ou non. 2 commentaires
Luc Ngowet:où sont les intellectuels gabonais ?
Enregistré dans : Non classé — azokhwaunblogfr @ 7:25

J.A. I L'INTELLIGENT N° 2112 ─ DU 3 AU 9 JUILLET 2001

Essai. Luc Ngowet énumère les freins et les blocages qui empêchent l'expression d'une création culturelle riche et variée. Un tableau sans concession par JEAN-DOMINIQUE GESLIN

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Best troupes du Théâtre  

Dans cet article, notre préoccupation est de trouver des internautes capables de nous dire quelles sont les troupes de théâtres connues au Gabon et dans quels types de représentations se lancent-elles.

Théâtre de l'utopie: société

Théâtre express: satire, humour

Théâtre de la rencontre:

Théâtre national

Nzimba théâtre.

Théâtre de l'ailleurs ( Icad)

Théâtre du département d'Anglais de l'université Omar Bongo

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Best TELEVISION  

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BEST SHOW  



Alors que les artistes de renommée nationale, voire internationale, sont de très grandes difficultés à se produire régulièrement et à vivre de leur métier, quelle place reste-il ? Il y a tous les autres, talentueux mais inconnus qui ne disposent d’aucune scène pour pratiquer leur art. Tremplin a pour but principal de donner une chance à tous les artistes chanteurs musiciens qui ont des difficultés à se faire connaitre du public gabonais ; la seule condition : le talent et la qualité. Découvrez les 10 artistes retenus pour l’édition 2008.
Un spectacle inédit, riche en couleurs avec la collaboration de troupes de danses, mannequins,comédiens et chanteurs locaux...




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Best livres gabonais 2008  


PIERRE CLAVER AKENDENGUÉ OU L'ÉPREUVE DU MIROIR
Juste Joris Tindy-Poaty
Points de vue

Les chanteurs africains ont toujours su interpeler leur société en reflétant les nombreux problèmes sociopolitiques qui ne cessent de secouer le continent. Pour ces artistes engagés, il s'agit de dépasser le simple divertissement pour prendre en compte l'exigence de la conscientisation citoyenne. Telle est l'option du poète panafricain de tradition orale et d'origine gabonaise Pierre Claver Akendengué, pionnier de la chanson contestataire moderne africaine.

978-2-296-05237-6 • 232 pages • 22 € • fevrier 2008




CHOISIR DE DIRE LA VÉRITÉ
Ma lutte pour la liberté et la justice
Noël-Aimé Ngwa-Nguema
Préface de S.-P.E. Mvone-Ndong
Dénoncer des situations intolérables, avoir le courage de proposer des changements indispensables à la liberté de son peuple, souffrir la prison et les coups, tel est l'itinéraire de Noël-Aimé Ngwa-Nguema, prêtre de Libreville au Gabon.

ISBN : 978-2-296-05007-5 • 172 pages • 16,5 € • fevrier 2008




NOMS DE PERSONNES CHEZ LES BANTU DU GABON (LES)
Jérôme T. Kwenzi-Mikala
Préface de Ascencion Bogniaho
Etudes africaines
Les noms de personnes sont des unités intégrées au système de la langue. Chaque individu porte un nom qui permet de l'identifier et de le distinguer des autres. Le nom personnel est donc lié à l'existence même de l'individu. L'auteur dresse un répertoire des noms de personnes dans 15 groupes linguistiques du Gabon.


978-2-296-05073-0 • 140 pages • 13,5 € • avril 2008

DICTIONNAIRE DES GABONISMES
Eric Dodo Bounguendza
Recherche et Pédagogie
LANGUE DICTIONNAIRE, LEXIQUE LINGUISTIQUE AFRIQUE NOIRE Gabon
ajouter au panierCommander la version numérique (ebook)ISBN : 978-2-296-05289-5 • 140 pages • 13,5 € • mars 2008







ROMAN GABONAIS ET LA SYMBOLIQUE DU SILENCE ET DU BRUIT (LE)
Jeanne-Marie Clerc, Liliane Nze
Critiques Littéraires

Le caractère tardif du roman gabonais, apparu dans le champ littéraire de l'Afrique subsaharienne aux environs des années 80, s'explique en grande partie par les conditions géopolitiques de son émergence. La spécificité de la forêt équatoriale et les exigences d'une vie plongée dans une ombre porteuse de mystère ont imposé aux habitants la nécessité de transformer chaque élément en signes d'un ailleurs qu'il fallait tenter de se concilier. La dialectique du silence et du bruit semble la représentation symbolique de la quête du sujet.
ISBN : 978-2-296-05624-4 • 342 pages • 30 € • mai 2008





J'AI RÉSOLU DE...
Nadia Origo
editions Acoria
LITTÉRATURE AFRIQUE NOIRE Gabon

Aurore est une jeune femme engagée qui s'interroge sur la société dans laquelle elle vit. En posant ses valises côté ville, elle nous fait vivre sa perception entre chic et choc de la vie à Libreville capitale du Gabon, et nous invite à partager cette réflexion sur la ville africaine.

ISBN : 978-2-35572-016-1 • octobre 2008 • 170 pages




POUR QUI SIFFLE LE MOUTOUKI?
Ouaga-Ballé Danaï
Encres Noires
LITTÉRATURE ROMANS, NOUVELLES AFRIQUE NOIRE Gabon
ajouter au panierCommander la version numérique (ebook)ISBN : 978-2-296-06683-0 • 268 pages • 24 € • novembre 2008

Des étudiants pourchassés par la police se réfugient dans un train en partance pour la capitale. Ils décident de raconter des histoires pour donner une sépulture digne à leurs camarades tombés sur le champ de bataille lors d'une grève. Tisser au bout de la vieille corde une nouvelle avant la prochaine gare, tel est le défi de ces fugitifs. Le rituel devient alors un prétexte pour peindre l'Afrique sous le regard innocent d'une jeune narratrice.

ISBN : 978-2-296-06683-0 • novembre 2008 • 268 pages



LITTÉRATURE ORALE, GENRES, FONCTION ET RÉÉCRITURE
Marie-Rose Abomo-Maurin

Ce livre explore, dans une Afrique culturelle multiple, les discours littéraires et leur impact social. La variété des sujets montre la richesse des genres de la littérature orale et les affinités qu'elle entretient avec d'autres espaces culturels. L'ensemble des études se focalise sur les deux régions de l'Afrique de l'ouest et l'Afrique centrale. Ainsi sont abordés les contes animaliers, les poésies, jeux et chants divers, et l'interaction entre oralité et écriture.
ISBN : 978-2-296-06290-0 • 232 pages • 21,5 € • novembre 2008




LE CHANT DE L'AUBE

Dans le prolongement des Equatoriales, l'autour nous livre ici, la vision chaotique et tourmentée d'une terre devenue, tout à coup, "un univers mystérieux vêtu de foudres et de tonnerres/l'air de rien", un monde "soudain vide de signification". C'est un lyrisme exacerbé par un onirisme exigeant, la perte des espaces désormais défigurés, par les modalités apocalyptiques de l'insaisissable, et qui parlent maintenant un langage de folie, de chaos, de vide et de deuil.
ISBN : 978-2-296-07500-9 • 166 pages • 15,5 € • décembre 2008





un receuil poétique dont la portée humaine se donne à lire. En quête de bien être, fustugeant l'indigence, la paupérisation et la misère morale et matérielle dans laquelle croupissent nombreux, si ce n'est la plupart des terriens, cet auteur livre une vision du monde ; avec le but d'atteindre au respect de la qualité de vie humaine.

L'Etat au Gabon: Histoire et Institutions, Editions Raponda Walker, Libreville, 2000, 480p.


Voici un ouvrage qui inscrit le discours chanté dans la reflexion sociologique de l'Afrique en générale et du Gabon en particulier. Ce livre est publié aux éditions L'Harmattan à Paris en février 2008 , il comporte 232 pages et son ISBN est 978-2-296-052376.


Après son dernier roman épique, Eric Joèl Békalé revient avec Grand écart. Ce texte pose avec acuité les difficultés qui gangrènent les couples mixtes. Tant en ce qui concerne l'éducation des enfants que les valeurs respectives auxquelles sont attachés les deux membres du couple.

Par le biais d'un humour croustillant, des dialogues agnostiques se dessinent un gage. En toile de fond, l'objectif poursuivit est le mélange des cultures et des espaces. Ce pari sera t-il gagné?

Entre quelque confort, le regard mal sain de la concierge, les doléances persistantes de ceux restés en Afrique qui pensent que la vie en France est synonyme de paradis, notre héros semble perdu et vascille entre l'apparence trompeuse et la réalité tortionnaire. Faut-il rentrer au Gabon avec la certitude de n'obtenir un poste budgétaire qu'au bout d'une demi dizaine d'années de galère? Faut-il rester en France pour faire des tâches exécrables, mais au moins être payé chaque fin de mois? Avec le coût de vie de plus en plus élévé en France comme au Gabon, que faire?

La solution serait de rentrer au Gabon. Il vaut mieux avoir un petit chez soi qu'un grand chez les autres dit-on. Mais quel est le regard que les autres, ceux restés au pays et occupant des postes importants et ont des salaires conséquents jettent-ils à ces ''français''? Le refus de la honte et de l'humiliation serait-il à l'origine de ces attitudes rejetant tout retour définitif au bled ? Quelles solutions?

Ce texte est publié aux éditions Ndzé, parution mars 2008, 174 pages, ISBN 978-2-9114-6441-6


Ce livre fort qui peint avec force et vérité la lutte d'un homme en quête de Justice et de paix est paru en février 2008 à Paris aux éditions L'Harmattan. ISBN/ 978-2-296-05007-5.

A lire impérativement.


Quel droit pour quel peuple? Telle est la question axiale qui gouverne cet essai de philosophie du droit . Cet ouvrage a été publié en 2007 aux éditions Aparis. ISBN 978-23-56-07-0999

Bien plus, ce docteure n philosophie de l'université Michel de montaigne de Bordeaux III s'est aussi interessé au peuple nzébi et a écrit: Koto, pays du mutu et du silence, aux éditions Kory en 2006.

-La sagesse Nzébi à travers les proverbes ( nous ne donnons pas ici le titre exact, puisque nous n'avons pas encore eu en notre possession l'ouvrage) est son dernier ouvrage.



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best photographie  





This forest elephant named Tomas by the WCS researchers at Ivindo National Park came to feed on the special grasses growing next to our tent. He gave ample signs of warning for the overly anxious photographer such as myself

Langoué Bai, Ivindo National Park, Gabon 9 July, 2006


The lighting was pretty bad on this day....we were deep in the jungle, with out a tripod....but I still like the way her face is captured.

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Best photographie 2008  

Escales documentaires de Libreville : exposition du 21/11 au 06/12
Portraits au Gabon
Photographies de Guy HERSANT
Les trente cinq photographies présentées ont été réalisées lors d’une residence effectuée à l’invitation du CCF de Libreville en janvier 2008. Guy Hersant éloigne pendant quelques minutes, les ouvriers, artisans, vendeurs de leur poste de travail et leur demande de prendre la pose devant sa chambre photographique sur le lieu même de leur activité.

en présence du photographe

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Top concert  

Vendredi 31 oct et Samedi 01 nov à 20h30
Deux concerts exceptionnels !
Après L’escale à Gorée, Pierre-Claver Akendengué continue sa quête avec Vérité d’Afrique, son nouvel enregistrement (chez lusafrica) en avant première à Libreville. Une invitation à réinventer l’histoire, la vérité au delà des clichés et des illusions.
Entrée 10 000 FCFA

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Top film 2008  

L'histoire de "Les Couilles de l'éléphant"
Alevina, un député sortant d'Evologo en Afrique, se présente aux prochaines élections législatives mais cette fois-ci dans un contexte de multipartisme. Il ne se préoccupe pas de son image et court après les filles, parmi lesquelles figure la petite amie de son propre chauffeur.
Sa cote de popularité est au plus bas dans les sondages. Même sa propre fille a rejoint le camp de ses adversaires. Alevina fait donc appel à un conseiller en communication venu de France, le fils d'un de ses vieux amis.
Cependant, l'homme politique souffre d'impuissance sexuelle. Sa femme, ne supportant plus d'avoir un mari aussi volage, a en effet consulté une Nganga (magicienne) pour qu'elle calme ses pulsions. Alevina ne peut accepter un tel handicap. Il perd tout contrôle et c'est la panique dans son état-major.




Produit par Bassek Ba Kobhio, en coréalisation avec Didier Ouenangare, "Le silence de la forêt" porte les comédiens Eriq Ebouaney, Sonia Zembourou et Nadège Beausson Ndiaye à l'écran comme personnages principaux. Le film est une adaptations du roman d'Etienne Goyemide. Bassek Ba Kobhio produit ainsi le premier film centrafricain. "Il s'agit d'une adaptation d'un roman fort que je connaissais déjà, et qui dit bien la Centrafrique avec ses richesses, sa beauté, sa chaleur humaine, mais aussi ses contradictions, son instabilité politique, ses conflits sociaux larvés, comme partout en Afrique centrale. Il y avait une mise en relief d'un groupe important du pays et de la région qu'on gagnerait à connaître et à faire connaître, les pygmées, victimes d'un racisme incroyable. Il y avait la dénonciation des comportements d'une élite arriviste et corrompue... Je n'ai pas résisté plus longtemps à l'idée de produire ce film", a expliqué le cinéaste dans sa note d'intention.

Les tams tams se sont tus de Philippe Mory, 1h40’, 1972, Gabon
Au cours d’une visite au village, le jeune sculpteur Abraham tombe amoureux de la plus jeune des épouses de son oncle. Il la séduit puis l’emmène furtivement à Libreville. La jeune villageoise découvre les séductions et les plaisirs de la ville. C’est le premier long métrage gabonais, un film réalisé et joué par Philippe Mory, précurseur du cinéma gabonais, comédien, réalisateur puis fondateur du CENACI.
LA REINE SOLEIL
ImageMercredi 23 avril à 16h
De Philippe Leclerc, avec Coralie Vanderlinden, David Scarpuzza, 2005, 1h17
Egypte antique, 18ème dynastie. Akhesa, ravissante princesse de 14 ans, est loin d'imaginer qu'elle règnera un jour sur l'Egypte...Lorsque son aventure commence, l'impétueuse jeune fille se rebelle contre son père, le pharaon Akhenaton. Elle refuse de vivre confinée dans l'enceinte du palais royal et veut découvrir pourquoi sa mère, la reine Nefertiti, est partie s'exiler sur l'île d'Eléphant Akhesa s'enfuit avec l'aide du prince Thout, dans l'espoir de retrouver sa mère. Au mépris du danger, les deux adolescents voyagent alors des rives du Nil aux dunes brûlantes du désert, et affrontent avec courage le mercenaire Zannanza et les prêtres qui complotent pour renverser le pharaon.Avec leur innocence comme seule arme, Akhesa et Thout surmonteront de nombreuses épreuves, et connaîtront ensemble un destin extraordinaire.

Nha Fala, comédie musicale de Flora Gomes, 2002, 1h30’, compétition officielle Venise 2002, musique originale de Manu Dibango, Cap Vert
Au Cap Vert, tout événement a lieu en chansons : mariages, enterrements, rencontres, ruptures. La jeune Vita n’a pas le droit de chanter à cause d’une légende ancestrale. Devenue étudiante à Paris, elle tombe amoureuse d’un musicien avec qui elle chante. Elle ose braver la malédiction





ALI ZAOUA, de Nabil Ayouch, 1h30’, Etalon de Yennenga Fespaco 2001, Maroc
Ali, Kwita, Omar et Boubker sont des enfants des rues de Casablanca. Malgré les problèmes posés par leur survie quotidienne, ils sont liés par une amitié indéfectible. Cependant, Ali est tué lors d’une bagarre contre une bande rivale…




de Bassek Ba Kobhio, 1994, 1h34Les vingt dernières années de la vie d’Albert Schweitzer vues par un Africain. Son incroyable aventure, sa vie consacrée à l’Afrique, son dévouement mais aussi son ambiguïté à une époque - 1945 - où le colonialisme comprend mal qu’un jeune Camerounais ose entreprendre des études de médecine…




BUUD YAM de Gaston Kaboré, 1h40’, Etalon de Yennenga Fespaco 1997, Burkina Faso
Trouvé en brousse à demi-mort quand il était enfant, Wend Kuuni a été adopté par une famille. Sa sœur adoptive étant tombée gravement malade, il part à la recherche d’un guérisseur légendaire et entame un parcours initiatique qui le conduira vers ses propres racines.












JOM ou l’histoire d’un peuple, d’Ababacar Samb Makharam, 1981, 1h15’, Sénégal
Jom signifie en wolof dignité, honneur. Une grève éclate dans une usine. Les débats entre les deux groupes de grévistes donnent l’occasion au griot de raconter les hauts faits du passé dans lesquels le Jom s’est incarné à travers les âges. Une leçon de dignité et un film culte sénégalais.


TAAFE FANGA pouvoir de pagne, d’Adama Drabo, Mali, 1997, 1h40’Dans une cour malienne, la kora du griot invite à la veillée. Les hommes, les femmes et les enfants s’installent. Arrive alors une créature de rêve qui prend place parmi les hommes. Ils veulent chasser l’insolente, mais c’est sans compter avec la solidarité féminine.
Ce film s’inspire d’un récit traditionnel qui raconte comment les femmes se servirent de masques sacrés pour prendre le pouvoir.

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Best hip hop  

Gabonhits.com entame par " La Balle est dans ton camp", le 1er album de la charmante Audrey, sa série de gros plan sur les albums produits par les artistes gabonais. Ces chroniques d'album sont rédigés par des experts des médias. Cette fois-ci, il s'agit de Pie Makanga de l'émission Top National sur Radio Campus de passer au crible cet album déjà disponible dans tout le Gabon !

Depuis sa sortie sur le marché du disque gabonais,le maxi single de l'artiste Audrey est une mine d'or. En effet, les titres qu'il regorge rivalisent de taille.Mais le plus sollicité reste cependant, "tiens moi la main" son succès pourrait trouver son explication du fait que c'est ce dernier qui a été clipé et passe regulièrement sur les chaines de télé.

Mais les autres titres n'ont pas moins de succès que le première cité; c'est ainsi que "la balle est dans ton camp" qui donne d'ailleur son nom au maxi demeure le morceau qui tallone de très pres le premièr cité; suivi de "je ne vis que pour toi",le tout suivi du titre un du maxi "As tu un coeur".

En somme, disons que pour sa première sortie, l'artiste Audrey réalise un coup de maitre avec la production de sa première oeuvre. De l'avis des auditeurs, Audrey fait aujourd'hui la fièrté de la musique gabonaise dans sa catégorie musicale : le Zouk Love.

Nous esperons seulement que la sortie de son Album dans peu de temps lui permettra de garder le cap. Pour l'instant nous lui souhaitons bon vent et que vive la musique gabonaise.

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Best fashion  

CHOUCHOU LAZARE
Vendredi 25 avril à 20h30

ImageDéfilé de mode,

Black light, lumière noire
Pour son cinquième défi lé, le styliste gabonais Chouchou Lazare présente une collection de 80 modèles. La tendance cette année sera une silhouette au bustier court et ajusté suivi de lignes fl uides. La longueur sera sous le genou. Les matières seront toujours le raphia, spécialité de Chouchou, de la soie argentée rapportée de ses voyages, du coton et du pagne camerounais de la collection Picasso.
Avec cette nouvelle collection, il souhaite contenter les femmes de 30-60 ans aux formes épanouies. Pour les hommes dont les vêtements sont souvent sombres et stricts, Chouchou propose des tissus à fleurs et des broderies.
Les mannequins défileront sur des rythmes chauds et noirs, sur des airs de Laurianne Ekondo,de Tina Turner, sur du jazz mêlé à du bwiti Tondima.
entrée 10 000F



Samedi 26 avril de 10h à 11h
Les contes sont de belles histoires, et l’on peut y puiser la sagesse africaine. Le conteur gabonais Cyprien Maroga nous fera partager l’oralité africaine avec une sélection de contes du Sud du Gabon.
(Les enfants de moins de 12 ans doivent être accompagnés)

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best film  

AVANT PREMIERE DE TALENTS DU GABON
ImageVendredi 29 à 20h30

Portraits de Georges Mbourou, Vyckos Ekondo et Chouchou Lazare
Des talents confirmés filmés par des talents en devenir. Talents du Gabon est un projet de production audiovisuelle de six documentaires sur des artistes gabonais réalisés par des documentaristes en formation. Ce projet a été mis au point par la société de production audiovisuelle française Playfilm en étroite collaboration avec le CENACI, Centre National du Cinéma Gabonais.
Six portraits de 26 minutes chacun ont été produits. Ce soir, en avant première, vous découvrirez les portraits de Georges Mbourou, de Vyckos Ekondo et du styliste Chouchou Lazare. Ils ont été réalisés respectivement par Joël Moundounga, Fernand Lepoko, et Pol Minko. Les portraits de Lybek, Michel Ndaot et Naneth seront présentés lors de la prochaine édition du festival Escales documentaires de Libreville en novembre prochain.
Cinéma jeunesse.


Comme celui d'autres pays africains, le cinéma gabonais souffre d'un manque de moyens financiers, du petit nombre de salles de projection disponibles dans le pays (qui préfèrent, d'ailleurs, diffuser de grandes productions commerciales) et d'un manque de public. C'est encore au Centre Culturel Français de Libreville (le majestic) qu'on a le plus de chances de voir un film gabonais !

Néanmoins, un certain nombre de films, principalement des courts-métrages, ont été produits depuis les années 1970. Plusieurs cinéastes gabonais ont d'ailleurs été primés au Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO). Il s'agit de Pierre-Marie Dong en 1972 et 1973 pour des courts-métrages, d'Imunga Ivanga pour son film "Dolè" en 2001, et, la même année, de Henri Joseph Koumba Bibidi pour "Les Couilles de l'élephant". Imunga Ivanga a également reçu le tanit d'or des Journées cinématographiques de Carthage (JCC) pour "Dolè". Le CENACI (CEntre NAtional du CInéma gabonais), dirigé par Charles Mensah, s'efforce de soutenir la production de films de réalisateurs gabonais.

Un feuilleton produit en 1994 pour la télévision gabonaise, l'Auberge du Salut, a connu un réel succès dans le pays et a été diffusé dans d'autres pays d'Afrique (Côte-d'Ivoire et Burkina Faso).

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La confrontation des idées est essentielle pour qu’une démocratie accepte la diversité de ses citoyens et protège les droits de la minorité tout en permettant au consensus de la majorité de gouverner.

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Un seul tournant Makôsu de Justine Mintsa  

« Un seul tournant Makôsu est le journal, ponctué d’humour et de pathétique, d’une jeune femme dans une université d’un pays en voie de développement. Sous cette forme originale, Justine Mintsa décrit avec une sensibilité certaine les problèmes posés par les jeunes universités africaines avec, en arrière-plan politique, une démocratie balbutiante. »

Justine Mintsa est née le 9 avril 1967 à Oyem au nord du Gabon. Après des études supérieures dans son pays et à l’étranger (France et Angleterre), elle est maître-assistante à l’université de Libreville et Directrice de la culture au ministère de la culture et des arts . Elle a également présidé une bonne durée la présidence de l’Union des écrivains gabonais. Elle a écrit entre autres deux romans et un récit pour les jeunes intitulé Premières lectures .

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L'Election Presidentielle au gabon en question?  

Le post "Comment gagner une élection présidentielle au Gabon?" dans gaboncultura a susciter une grande attention de la part de nos visiteurs en juger par le nombre record des visiteurs.
Nous analyserons plus en profondeur les 10 points de ce sujet qui sont: l'économie, les fonds, les erreurs et polémiques du candidat adversaire, soutien clés, l'équipe de campagne, son attachement à Bush, la mobilisation, l'age et l'état de santé de John Mcain et la personnalité même d'Obama.

le point 1: L'économie.
Obama a gagné son ticket à la présidence en défendant habilement son projet économique par rapport au candidat républicain. Un sondage révélait que la première raison pour laquelle les américains ont voté Obama était le volet économique. La crise qui a secoué l'Amérique ce dernier semestre : la banqueroute de l'immobilier, la hausse du carburant ainsi que la crise financière de Wall Street ont aidé le candidat démocrate a gagné l'élection. Les américains ont opté plus pour un candidat qui défendrait mieux leurs intérêts économiques. Durant les dernières élections au Gabon, très peux de candidats avaient des projets économiques solides et ont pu valablement le défendre, exceptés quelques un qui sortaient du lot, Abessolo, Maganga Moussavou, Mamboundou, Agondjo, Leboumba, Nang Nguema etc...

Le point 2 : Les fonds , Obama a récolté plus de fonds qu'aucun autre candidat. Les prétendants à l'élection présidentielle Américaine sont tous riches, y compris Obama. Les fonds de la campagne d'Obama ont contribué largement à son élection. L'organisation d'une campagne demande énormément de sous, Combien de prétendants à l'élection présidentielle gabonais sont ils fortunés comme Omar Bongo? De ce point de vue on peut ranger quelques rares candidats Lemboumba, Ndaot, Zacharie Myboto, Ali Ben Bongo, Paul Tounguy, Divungi, Onouviet, Mba Abesselo et dans une moindre mesure Mamboundou. Mais un élection n'est pas faites seulement d'argent, se sont des idees porteuses et surtout la stratégie.

Point 3: Les erreurs et polémiques
Le fait que le candidat Mccain ne connaissaient plus le nombre de ses maison, avaient susciter une polémique. La majorité des américains ne comprenaient pas qu'il fallait serrer la ceinture quand Maccain étaient lui même riche. L'attachement a Bush était aussi fatal pour Mccain. Maccain avaient aussi huit voitures dont une de marque étrangère, tandis qu'Obama n'a qu'une seule voiture de marque Ford et une maison.

Point 4: Soutien clés
Obama a eu des soutiens clés de sa propre communauté noire et en dehors de sa communauté, qui l'ont aidé a gagne l'élection, par exemple le soutien tels que Colin Powell, un monsieur comme on le dit au Gabon, Hillary et Bill Clinton, Orprah Winfrey qui est l'une des femmes les plus riche au monde.

Point 5: La mobilisation,
Les médias ont joué un rôle cruciale à cette élection couvrant tout l'évènement, en étant partielle, les candidats s'étaient affrontes trois fois face a face lors d'un débat télévisé ce qui n'hésite pas malheureusement dans notre pays.
Cette élection a suscité un enthousiasme qui n'a jamais été observé depuis qu'il y a élection, les partisans d'Obama avaient su mobiliser les foules pour le jour de l'élection. Au Gabon le grand problème reste celui de l'abstention qui est causé par les tergiverses de la classe politique gabonaise.

Point 6: L'équipe d'Obama avait contribué a un grand rôle lors de cette élection , Obama avait autour de lui une petite équipe de campagne avec un large nombre de volontaires.

Point 7: Obama a bénéficié du support de sont parti démocrate après avoir écarté son rival Hillary Clinton. On ne peut pas prétendre gagner une élection en ayant aucun parti, a chaque élection nos chers indépendants me font toujours rigoler, On ne peut pas aussi gagner une élection en ayant un parti qui ne regroupe que les seuls membres de son village ou de son ethnie, personne ne peut gagner les élections au Gabon de cette manière. En cela le PDG a un grand avantage sur les autres partis.

Point 8 : Le facteur Numérique, quand Mccain a sous-estimé la puissance du numérique au départ de sa campagne, Obama avait investi d'énormes moyens financiers pour son website et sa présence dans le net. Il a engagé le responsable de facebook.
Au Gabon très peux de candidats et partis politique ont pris la mesure du numérique, c'est vraiment une honte que la plus part de partis de la majorite n' ont pas de websitse officielle, les candidats Mamboundou, Myboto, Siméon Jean Francis Ekhoga, Bongo, Mengara ont tous des website, le website de Myboto n'est pas renouvelé en information comme celui de Bongo, tandis que UPG et Rdpg ont des sites acceptables mais médiocres. Mengara demeure le candidat qui s'est le plus investi dans le numérique mais le look de son website comme celui de Mamboundou mérite un extrême makeover. De plus les presidents ou conseillers de ses partis devraient jouer un rôle active dans le net, en participant dans les forums ou en laissant quelques commentaires dans Gaboncultura .

Point 9: La personnalité du candidat, a joué un rôle important, jeune , ambitieux, intelligents et éloquents et rassembleurs, à l'opposé de nos leaders politiques qui arrivent presque tous a l'age de la retraite et dont l'État de santé est a vérifié. De plus Obama n'est pas un xénophobes ni un tribaliste comme la plus part de nos politiciens, voici la raison pour laquelle beaucoup de blancs lui ont voté.

Point 10: Cependant l'élection Américaine et Gabonaise ne sont pas comparables, le peuple Américain avant minuit du jours de l'élection connaissait leur nouveau président. En outre les deux grands inconnus de l'élection gabonaise est la volonté de transparence et l'abstention, mais ses inconnus rangés dans une équation peuvent être résolus. L'un déterminant l'autre, la transparence déterminant la volonté des électeurs d'aller vote.

Donnez nous votre avis quel est le candidat au sorti de toutes les dernières élections toutes confondues au Gabon qui avaient le meilleur projet de société? Vous pouvez aussi nous envoyez un email à gaboncultura@hotmail.com nous garderons votre anonymat.

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Comment gagner une Election présidentielle au Gabon?  


En décryptant le script de la dernière campagne électorale américaine nous pouvons avoir certains clés pour remporter une élection présidentielle au Gabon.


Raison n°1 :la crise financière actuelle est devenue la préoccupation principale des Américains. Or, selon un récent sondage Los Angeles Times/Bloomberg, 48% des Américains feraient confiance à Obama sur les questions économiques. Seuls 35% des personnes interrogées se prononceraient en faveur de John McCain sur le même sujet.

Raison n°2 : Barack Obama représente un renouveau dans la vie politique américaine. Hillary Clinton a longtemps été donnée gagnante des primaires du parti. Barack Obama a fait irruption dans la campagne de manière inattendue. Sa réussite incarne, pour un certain nombre de ses compatriotes, le rêve américain. Il a su gagner le soutien de la jeunesse et redonner espoir au cours de ces discours célébrant l'unité et la fraternité. Au-delà du renouveau, certains évoquent un mythe à la Kennedy en raison également de sa jeunesse et de la présence de sa femme, Michelle, et leurs filles.

Raison n°3 : George Bush, un "boulet" pour John McCain ? En raison d’un bilan désastreux, jamais un président américain n'a été aussi impopulaire. En mai 2008, seuls 23% d'Américains se déclaraient satisfaits de la politique de George Bush. Ceux qui ont craint que John McCain ne mène une politique similaire à son prédécesseur ont souhaité tourner la page en votant en faveur du candidat démocrate.

Raison n°4 : Obama dispose d'une excellente équipe de campagne, comprenant des jeunes talents et des personnalités expérimentées. Son "staff" comporte des conseillers pointus tels que Madeleine Albright, ancienne secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères, ou encore Paul Vocker, ancien président de la Réserve fédérale. Le travail de David Axelrod, le responsable de la communication d’Obama, est également un atout dans une campagne où l’image est primordiale.

Raison n°5 : L'équipe de Barack Obama a particulièrement mobilisé ses partisans pour qu'ils deviennent des acteurs de la campagne à part entière. Le site internet du sénateur de l'Illinois est dirigé par Chris Hugues, l'un des deux fondateurs de Facebook, âgé de 24 ans. Grâce à ce site, les partisans du candidat peuvent récolter des fonds et mettre en place des évènements. En octobre, au moins 650 millions de dollars avaient été réunis suite à la participation de 2 millions de personnes.

Raison n°5 : les fonds récoltés sont un atout précieux pour le candidat démocrate. Mercredi 29 octobre, une semaine avant le scrutin, Obama s’est offert un sport de 30 minutes retransmis en prime-time sur trois des quatre chaînes de télévision nationales, déplaçant au passage une finale de base-ball ! Coût de l’opération : 5 millions de dollars.

Au final, le budget de campagne de Barack Obama et la qualité de son équipe permettent une grande réactivité face à d'éventuelles gaffes de l'adversaire. Après que McCain a déclaré, le 16 septembre, en pleine crise financière : "les fondamentaux de l'économie sont forts", un clip remettant en cause ces propos a été largement diffusé. Le clip précisait : "Comment John McCain va-t-il réparer notre économie s'il ne comprend pas qu'elle est cassée ?"

Raison n°6 : fin août, le candidat républicain avait créé la polémique : il ne se souvenait du nombre de maisons qu'il possédait. Un mois plus tard, le magazine Newsweek annonçait que le couple McCain disposait de treize voitures dont deux véhicules de marque étrangère. De quoi susciter une nouvelle controverse alors que McCain avait assuré n'avoir jamais acheté de modèle étranger.

Raison n°7 : Barack Obama apparaît désormais comme le leader incontesté du parti démocrate. Soutenu par ses anciens adversaires, les Clinton, le candidat a littéralement électrisé les foules lors de la Convention démocrate de Denver, en août. Cependant, si Barack Obama ne remporte pas la course à la Maison Blanche, les dissensions pourraient bien ressurgir au sein du parti. Mais l'heure est pour l'instant à l’unité et au combat en faveur du candidat désigné.

Raison n°8 : en choisissant Sarah Palin, McCain voulait s’attirer le vote des femmes et notamment les pro-Clinton. L’affaire semble sérieusement compromise aujourd’hui après la série de bévues que la colistière du candidat républicain enchaine depuis plusieurs semaines. La dernière en date portant sur des dépenses évaluées à 150 000 $ pour s’offrir des nouveaux vêtements et un relooking ! Sans parler de son manque d'expérience et de ses idées ultraconservatrices (pour le port d’armes, contre l’avortement), Sarah Palin risque surtout de remobiliser l’électorat féminin à gauche…

Raison n°9: Barack Obama bénéficie de soutiens-clés, des industriels aux "people". Ces derniers pourraient nuire à son image. Cependant, l'hypothèse inverse n'est pas exclue. Oprah Winfrey, ci-dessus, semble avoir été un précieux atout pour le candidat démocrate. Le show de cette immense star de la télévision continue de rassembler des millions de spectateurs en dépit d'une certaine baisse d'audience. D'après une étude de l'université du Maryland, Oprah Winfrey aurait permis à Obama de gagner un million de voix lors des primaires démocrates.


Raison n°10 : l'âge de John McCain et son état de santé a pu jouer contre le candidat républicain. Du haut de ses 72 ans, McCain a déjà été victime de quatre cancers. S’il était élu, le sénateur de l’Arizona serait le président le plus âgé de l'histoire du pays.

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Parole de vivant d' Auguste Moussirou-Mouyama  


Dans Parole de vivant, l’écrivain gabonais Auguste Moussirou-Mouyama présente une république où sévit l’implacable loi de la « sécurité intérieure ». Rentré dans son pays pour se faire soigner, l’étudiant James Ytsia-Moon est arrêté à l’aéroport de Suakopmund, la capitale du Demi-pays. Ce pays est dans un état d’urgence depuis qu’un nganga (un sorcier) avait dit au leader qu’un complot était ourdi contre lui de l’étranger. Fait prisonnier, James Ytsia-Moon va connaître l’arbitraire policier avec Van der Volk et l’arbitraire de la justice. Le Demi-pays est en somme un pays des arbitraires qui provoquent la morts de plusieurs personnes dont la grand-mère du personnage principal. Curieusement ce Demi-pays semble désigner une certaine Afrique. Auguste Moussirou-Nouyama présente un système où l’homme politique n’a aucune faculté à produire les « grandes choses ». Il y a au contraire une tendance à commettre les grands crimes : « Il (Van der Volk) avait dit à ses soldats : “raclez les bas des clairières, fouillez le fond des forets et qu’il ne reste aucun homme debout, aucune femme qui bouge, aucun enfant qui vive.” Et l’armée de l’Empire obéit aux ordres de Van der Volk. Soixante mille morts et beaucoup d’os indénombrables dans la poussière, ce n’était pas si grave. »

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Pourquoi nos leaders nous déçoivent-ils toujours?  

En 1993, 1998 et 2005 alors que les gabonais croyaient en leurs leaders pour le changement ,ils ont été rapidement déçus par ceux la même, même, qui prônaient des nouvelles idées. Pourtant certains pères de famille ont perdu leurs travail et se retrouvent encore au chômage, d'autres sont bloqués dans leurs ascension pour la cause de ce changement , Alors pourquoi nous déçoivent-ils?

Nos leaders nous déçoivent parce qu'ils sont faibles d'esprits et aiment l'argent plus que le peuple, ils sont devenus des véritables rapaces, balbuzards. Quand ils crient aux changement le matin, le soir on apprend leurs ralliements. Nos leaders nous déçoivent parce qu'ils ne nous aiment pas.

Ils manquent de persévérance,
je veux dire d'intégrité, de force de caractère que donne la vertu ( la persévérance) et l'amour du travail qui sont des richesses essentielles d'un individu .

Certains de nos leaders nous déçoivent, peut-être parce qu'ils ne sont pas riches au départ, ou n'ont pas connus de véritable réussite sociale avant leurs adhésions à la politique, voici ce qui peut expliquer aisément, leurs embobinements ( bilangotage).

De plus quelqu'un qui travaille durement et honnêtement pour gagner sa vie , connait la valeur de l'effort et de l'argent, il connait la récompense qui basée sur une discipline personnelle par conséquent il ne se laisse pas facilement acheter ou corrompre, il préfère conserver la liberté sa conscience plutôt que de l'exposer.

Nos leaders veulent s'enrichir rapidement et manquent de courage, ils ne veulent pas écrire l'histoire comme OBAMA ,mais plutôt se content juste d'être dans l'histoire. Ils ne jouent pas pour jouer, Ils veulent satisfaire rapidement leurs intention cupides, lubriques, passionnelles ou intéressées .

Ils font des promesses qui ne tiennent jamais, ils mentent a leurs partisans , ils profitent et abuse du peuple, ils mettent leurs intérêts avant ceux du peuple. Ils utilisent la politique pour l' utiliser de manière immorale, comme aller avec les filles des bas quartiers qui ont l'âge de leurs enfants, humilier de pauvres compatriotes.

Ils ne soutiennent pas leurs partisans et affiche un comportement doublement détaché a leur égard du peuple et l' égard de la chose publique. Ils sacrifient leurs partisans pour le gain personnel. Ils ne sont en aucun cas modèles d'éthiques , ils ne veulent pas écouter la base ou les considération du peuple.

Qui peut l'ignorer? La politique au Gabon c'est une histoire de gros sous.

Pour terminer je citerais Gandhi si" tu veux changer le monde change d'abord ce qui es en toi."

La question reste ouverte , je peux me tromper, tu peux laisser un commentaire ou envoyer un email a gaboncultura@hotmail.com, nous garderons votre anonymat.

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Le look du mois  


Le look du mois. Eric Alban un patriote gabonais vivant au Maroc au couleur GABAO.

Fier d'être gabonais et fier de l'être.

"
Afin qu'aux yeux du monde et des nations amies.
Le Gabon immortel reste digne d'envie..."

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Le déficit du Leadership au Gabon



L'immobilisation du Gabon s'explique par la longévité de l'Homme , la versatilité des leaders gabonais, la pratique de la politique de l'enveloppe et le manque de courage de certains leaders qui soient de la majorité ou de l'opposition.

Les 40 ans de suprématie de l'Autre a été marqué par les discours captieux , habiles et enjôleurs en décalage avec la réalité gabonaise, des slogans de mode tels que '' la Rénovation'', " la réfondation" "pacte nationale de solidarité '' qui étaient justes des paroles sucrées, le fossé restant grand entre les dires et les actions. l’Etat n’a que l’apparence et il est très difficile de définir une frontière entre majorité et opposition, il y a maintenant de nombreux souverains, jaloux les uns des autres. L’Etat est devenu en un mot un guignon, un chacal. Les leaders ne se fient jamais aux peuples, aux militants de base de leurs partis. Le leadership au Gabon est faites de crises et déchirures ethniques . Cette crise du Leadership entraine la désaffection du peuple pour la chose publique et retarde le Gabon. Les leaders se comportent comme des véritables gourous, alors que le Gabon cherche même un leader qui va le tirer vers le haut et vers l'avant et non le contraire. Le problème ne se situent pas au niveaux des messages mais aux niveaux des messagers eux mêmes.

Alors que le Gabon baignait dans la richesse de l'or noir dans les années 70 avec un budget ahurissant, aucun investissement sérieux avaient été faits . Le Gabon aurait pu se hisser au rangs des grandes nations africaines à cette époque.

Entre 1985 et 1987 en plein ère du monopartisme le pays va traverser une crise économique sans précédente avec la baisse concomitante du cours du pétrole et du taux de change du dollar qui fit chuter les recettes budgétaires de l’Etat de 58%.

Plusieurs partis politiques verront le jour lors de la conférence nationale du 23 mars 1990 et disparations aussi rapidement qu'ils sont apparus. Au sortir de cette conférence Mr Casmir Oye Mba sera premier ministre mais la composition même de ce gouvernement sera le nexus a son action.

Après les élections locales ( 1996 ) et municipales ( 1997 ), les leaders politiques d’opposition à l’instar de l’A.D.E.R.E et du R.D.P, se rapprochent du régime et prônent la collaboration comme stratégie de conquête du pouvoir.

Père Mba Abessolo, leader du HCR en 1993, à son tour va lancer le concept de « démocratie conviviale » en 1998 avant de se faire bilangoter . Il s’agit pour lui de coopérer avec le pouvoir en gardant son indépendance. La vision de Mba Abessolo évolua vers une entrée dans la majorité présidentielle dites « majorité républicaine » au sortir des élections législatives (2001) et locales (2002), on assiste à son entrée dans le gouvernement. Mais que vaut une démocratie anesthésiée par une convivialité excessive ?

La majorité se retrouve conforter dans ses bases avec en son sein les principales forces politiques du pays ( P.D.G., R.P.G., A.D.E.R.E., P.S.G.). Mais le jeu démocratique s’en retrouve faussé.

Le Gabon est devenu un système de privilèges et personne ne veut remédier a ses intérêts pour ceux du peuple. La poliitique interfère dans tous les secteurs de la nation.

Dans un état de droit le gouvernement dirige et le parlement contrôle son action. Mais voila que Mr Nzouba refuse d'être cette tour de courage au sein de l'hémicycle gabonais avec son onction la constitution a été modifié plusieurs fois, dans ce cas constitutionnel il est alors difficile d'échapper à la tyrannie. La majorité qui constitue le gros des troupes au parlement , n'exerce pas librement leurs droits démocratique car redoutant une possible dissolution de l'assemblée .
Saviez-vous combien gagnent nos députés compar
és au salaire d'un professeur?

Le système cultive une politique d'aliénation comme s'explique le choix de certain maires qui n'ont pas une grande une grande gestion a la tête de nos administrations, le cas le plus probant est celui de Port-Gentil et de Mouila.

Mamboundou sera le dernier à adopter le concept Nietzscheien "'qui combat trop le dragon devient dragon lui-même'' (Nietzsche), Maboundou est devenu moins tranchant vis a vis de son adversaire politique se verra sanctionne par son électorat "populiste" lors des derniers elections locales. La politique au Gabon est une histoire de gros sous, il faut une nouvelle éthique et de nouvelle valeurs. Le peuple exprime ses faveurs mais les leaders n’accordent sa confiance ; l’Etat n’a que l’apparence et il est très difficile de définir une frontière entre majorité et l'opposition, il y a maintenant de nombreux souverains, jaloux les uns des autres. L’Etat est devenu en deux mot un guignon, un chacal. Les leaders ne se fient jamais aux peuples, à la base de leurs partis. Le leadership au Gabon est faites de crises et déchirures ethniques .Cette crise du Leadership entraine la désaffection du peuple pour la chose politique et le retard du Gabon. Les leaders se comportent comme des véritables gourous, alors que le Gabon cherche même un leader qui va le tirer le haut et vers l'avant et non le contraire. Le problème ne se situent pas au niveaux des messagesmais aux niveaux des messagers eux mêmes.

Alors, Il ne reste au peuple de prendre encore leur chance en 2012, en choisissant peut être le moindre du pire, mais la politique du moindre mal a-t-elle déjà menée à autre chose . L'avenir nous le dira.

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Portrait d'Obama
Le déficit du Leadership au Gabon
Nouvelle cuisine gabonaise

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Protrait d'Obama  

Il était une fois une Amérique qui, par deux fois, avait élu un président néoconservateur et qui envisageait de donner le pouvoir à un homme en tous points différent de son prédécesseur. Un certain Barack Hussein Obama, encore inconnu sur la scène nationale il y a quatre ans. Un homme qui fait campagne sur des valeurs d'espoir, de changement. Un homme qui tente de redonner foi à ses concitoyens en l'american dream.


Un vent de changement sur Washington

Barack Obama laisse au second plan la couleur de sa peau. L'important se trouve dans son programme, son projet pour les Etats-Unis, pas dans ses origines. Sans se révéler essentiel, cet élément marque malgré tout un tournant dans l'histoire. Il y a cinquante ans, une personne de couleur n'avait pas le droit de s'asseoir à l'avant d'un bus dans le sud des Etats-Unis. Aujourd'hui, en Louisiane, dans le Mississippi ou en Georgie, les électeurs démocrates ont tous préféré Barack Obama à des candidats blancs. (1) On ne peut nier l'importance d'un tel changement. D'autant que Barack Hussein Obama n'est pas seulement noir mais métis. On le trouve tantôt trop noir, tantôt pas assez. Ainsi, lorsqu'il se présente au sénat en 2000 face à Bobby Rush, ancien leader des Black Panthers, une partie de ses opposants le traitent d'"Oreo", ce biscuit au chocolat fourré à la vanille. Obama est un "sang-mêlé". Certains n'apprécient guère, mais il reflète le visage de l'Amérique de demain : en 2050, les Blancs seront minoritaires aux Etats-Unis.

Obama incarne aussi le changement par sa jeunesse : 46 ans face à un John McCain septuagénaire et une expérience politique somme toute assez fraîche. Elu au Sénat de l'Illinois depuis 1996, il l'est à l'échelle nationale depuis seulement quatre ans. Et ce diplômé d'Harvard n'a jamais géré d'institution publique ni même été à la tête d'une entreprise privée. A peine sorti de l'oeuf et peut-être bientôt à la Maison Blanche… Un parcours inimaginable en France où l'on jugeait Ségolène Royal un peu jeunette avec ses vingt ans en politique et ses trois expériences à des fonctions ministérielles. Après le scandale des élections truquées en Floride en 2000, les Etats-Unis vont peut-être nous donner une belle leçon de démocratie. Déjà, contrairement à l'usage américain, Barack Obama ne finance pas sa campagne à l'aide de chèques de groupes de pression mais de ceux de particuliers pour que "les lobbyistes ne définissent plus l'agenda de Washington". Plus d'un million de personnes ont déjà fait un don. Et les jeunes, qui se déplacent habituellement peu pour aller voter, se sont mobilisés en masse pour les primaires.


Un nouveau visage pour l'Amérique

Le changement, Obama le signifie aussi à l'étranger. Le sénateur de l'Illinois représente l'Amérique multiculturelle dont beaucoup rêvent. En France, l'"Obamania" bat son plein. En 2004, l'Hexagone s'enthousiasmait pour le démocrate John Kerry mais cette fois, l'ampleur est tout autre. Un comité de soutien français au candidat a même été monté. On y retrouve Olivier Duhamel, Jack Lang, Sonia Rykiel, Bernard Henri-Lévy, Frédéric Mitterrand ou Bertrand Delanoë. A l'étranger, aujourd'hui, une personne sur deux a une opinion négative des Etats-Unis. Ce score les relègue juste derrière la Corée du Nord. (2) Comme l'explique Joseph Nye, le théoricien du soft power (3) : "Une présidence Obama serait le meilleur moyen de faire progresser le pouvoir d'attraction de l'Amérique dans le monde." (4) Avec un père kenyan musulman, une mère texane agnostique, un passé partagé entre Hawaï, Chicago, l'Indonésie, Barack Obama offre une image différente, nettement plus ouverte sur le monde. Avant même qu'il n'ouvre la bouche, le sénateur change déjà tout. Un homme dont le deuxième prénom est Hussein inspire moins d'a priori négatifs qu'un Bush texan et blanc et qui n'avait jamais mis les pieds à l'étranger avant son élection. D'autant que le Hussein en question s'oppose depuis le premier jour à la guerre en Irak et prône le multilatéralisme. Il laisse imaginer qu'une nouvelle ère est possible. Et au-delà du symbole, elle l'est peut-être vraiment.


Multilatéralisme et soft power

Barack Obama se distingue très clairement de la ligne politique de l'actuel locataire de la Maison Blanche. Il lui apparaît essentiel de rétablir le dialogue avec tous les Etats, sans conditions préalables. Il se dit notamment prêt à rencontrer Mahmoud Ahmadinejad ou Hugo Chavez dès la première année de son mandat. (5) Obama voit l'Europe et le Japon comme des alliés, la Chine comme un concurrent, non un ennemi. Ce diplômé en sciences politiques et relations internationales de l'université de Columbia a écrit une thèse sur les relations Nord-Sud et est adepte du soft power et du multilatéralisme : il désire renforcer l'OTAN et fait de la lutte contre la pauvreté dans le monde l'une de ses priorités. Le sénateur de l'Illinois souhaite investir 150 millions de dollars en dix ans pour encourager le recours aux biocarburants et promouvoir les énergies renouvelables ; il aimerait aussi réunir les dirigeants des Etats plus gros consommateurs d'énergie pour aborder les questions liées à l'environnement. Sans être isolationniste, il ne voit pas la guerre comme une solution de premier recours. Cinq mois avant le début de l'intervention en Irak, il justifiait déjà son opposition à celle-ci : "Je ne suis pas opposé à toutes les guerres. Ce à quoi je suis opposé, c'est à une guerre stupide." S'il est élu, Obama se donne 16 mois pour faire rentrer l'ensemble des troupes américaines d'Irak. Une proposition que certains jugent irréaliste...

L'arrivée d'un Barack Obama à la Maison Blanche impulserait une nouvelle dynamique aux relations euro-américaines mais aussi intra-européennes. La relation à entretenir avec les Etats-Unis est une des principales pommes de discorde entre membres de l'UE. Si les Etats-Unis adoptent des positions plus modérées à l'international, s'ils se tournent vers un mode de fonctionnement plus multilatéral, le consensus autour de leurs actions sera plus évident. L'UE n'en sera que fortifiée. Obama souhaite rencontrer rapidement Angela Merkel, Gordon Brown et Nicolas Sarkozy. Il connaît déjà le président français et tient à son propos un discours élogieux : "C'est un homme énergique, avec beaucoup de talent. Je suis impressionné par sa façon de regarder les problèmes spécifiques à la France avec un regard neuf." (6) Si les votes de Barack Obama font de lui le sénateur le plus à gauche du congrès, certaines de ses positions peuvent néanmoins paraître assez conservatrices à un Français. Il a ainsi voté en faveur de l'érection d'un mur le long de la frontière mexicaine en 2006. Il considère par ailleurs que l'autodéfense prônée par Israël est parfaitement légitime.

(1) Lors des primaires démocrates, en Louisiane Barack Obama a reçu 57 % des suffrages contre 36 % pour Hillary Clinton, en Alabama 56 % des suffrages contre 42 % pour Clinton, en Georgie 66 % contre 31 % pour Clinton et dans le Mississippi 61 % contre 37 % pour l'ex-première dame.
(2) Enquête effectuée dans 28 pays auprès de 58.000 personnes in Marianne du 24 au 30 mai 2008.
(3) Puissance douce, capacité d'influencer d'autres acteurs des relations internationales par des moyens non coercitifs.
(4) 'Aux antipodes du style Bush' in The New York Times Magazine, James Traub.
(5) "Notre persistance à mettre des conditions à des discussions avec des interlocuteurs qui nous sont hostiles est précisément ce qui nous fait perdre la bataille de l'image dans le monde : cela donne à penser que les Etats-Unis sont une puissance supérieure et que les autres Etats doivent accéder à nos demandes pour que nous daignons les rencontrer. Cela renforce l'image d'arrogance des Etats-Unis dans le monde, ce qui est très néfaste - et porte atteinte à notre sécurité." Barack Obama in 'Du bon sens à défaut d'expérience' in The Washington Post, Dan Balz.
(6) Barack Obama in Paris Match, janvier 2008.

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Nouvelle cuisine gabonaise  

La cuisine de ma mère avant d'être un art était une poésie découvrez ici l'un de ses menus.

  • Salade paysane

  • Angouste grillé à la cancalaise

  • Turbot de feuille de manioc avec sa boulette de taro polissé à la manu dibangou, accompagné d'un spiritueux maison ''petit Mabouela''

  • Mère Ibinga elle-même aidée par un couple du mont Fuari, nagé dans une sauce poivre à la crème fraiche avec un riz dans la tradition du nyali

  • Glace royale du koumounabouali

  • Panier de fromages de concombres avec baguette de Sogabi.
Envoyez nous aussi vos recettes à gaboncultura@hotmail.com

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Le new President des USA  

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22 h 00 (TX): Obama est officiellement élu président des USA
284 contre 145 (provisoire)
Première dans l'histoire des USA

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20:30:Obama leads 195 contre 90 John McCain.

Il a gagné l'important states d'Ohio.

Nous attendons les résultats de Californie.

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L'EXPRESSION DU JOUR:

BILANGOTER : jeter un sort à quelqu'un ou faire intervenir un sorcier pour attirer le malheur sur autrui.


La campagne présidentielle Américaine se déroule sous fond de bilangotage.

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L'Amérique commence à voter ....  


Les Américains votaient mardi pour choisir leur 44e président à l'occasion d'une élection historique qui pourrait amener à la Maison Blanche le premier président noir de l'histoire des Etats-Unis, le démocrate Barack Obama, favori des sondages face au républicain John McCain.

L'Etat du Vermont (nord-est) a lancé le scrutin en ouvrant ses bureaux de vote à 05H00 (10H00 GMT), a indiqué par téléphone à l'AFP une responsable électorale locale, Michele Hogan.

Les bureaux de vote de la côte est doivent ensuite ouvrir pour la plupart entre 10H00 GMT et 12H00 GMT. Le reste des Etats-Unis doit commencer à voter entre 13H00 et 15H00 GMT, rejoints par l'Alaska à 16H00 GMT et Hawaii à 17H00 GMT.

Les premiers résultats pourraient être annoncés vers 23H00 GMT par les grandes chaînes de télévision américaines.

Comme le veut la tradition aux Etats-Unis, deux villages du New Hampshire (nord-est) avaient déjà commencé à voter à minuit: à Dixville Notch, les électeurs ont choisi pour Barack Obama par 15 voix contre 6 pour John McCain, a rapporté la chaîne CNN. A Hart's Location, le candidat démocrate l'a emporté par 17 voix contre 10, et le candidat conservateur libertaire Ron Paul, qui s'était retiré de la course en juin, a obtenu deux voix, a constaté un journaliste de l'AFP.

Tard lundi soir, devant quelque 90.000 personnes réunies à Manassas (Virginie, est), M. Obamaa encouragé ses partisans à ne pas "ralentir, s'asseoir ou s'arrêter, même pour une heure, même pour une seconde" avant la fin du scrutin. Dans un geste inhabituel, il a remercié les journalistes qui l'ont suivi pendant 21 mois de campagne d'avoir été "bienveillants et compréhensifs" malgré "quelques frictions".

"Nous allons gagner", a assuré de son côté John McCain dans un meeting près de Las Vegas (Nevada, ouest). "N'abandonnez pas l'espoir, soyez forts, ayez du courage et combattez", a-t-il lancé, la voix éraillée.

Après avoir visité pas moins de sept Etats lundi, le candidat républicain a décidé à la dernière minute de se rendre mardi dans le Colorado (ouest) et le Nouveau-Mexique (sud-ouest), deux Etats républicains qui pourraient changer de camp.

Outre leur président, les Américains sont appelés à renouveler un tiers du Sénat et la totalité de la Chambre des représentants. Selon les sondages, les démocrates devraient conforter leur majorité au Congrès.

Le prochain président héritera d'une situation économique extrêmement difficile. Les Etats-Unis sont au bord de la récession et traversent leur plus grave crise financière depuis celle de 1929. Le pays demeure engagé dans deux guerres, en Irak et en Afghanistan.

Les deux candidats représentent deux générations: Barack Obama a 47 ans et John McCain 72. Leurs valeurs et leurs visions sont très différentes même si tous deux affirment incarner le changement.

Le facteur racial demeure une inconnue majeure du scrutin qui devrait être marqué par une participation importante au vu de l'augmentation des inscriptions sur les listes électorales.

Certains experts estiment qu'entre 130 et 135 millions d'électeurs pourraient voter contre 120 millions en 2004 et 105 millions en 2000. Les démocrates espèrent tirer profit de cet engouement, notamment grâce aux Noirs et aux jeunes qui votent pour la première fois. Les républicains comptent sur les électeurs indécis pour renverser la tendance.

Le vote par anticipation était permis dans une trentaine d'Etats et, selon une étude de l'université George Mason, plus de 29 millions d'électeurs, en majorité démocrates, en ont profité avant mardi.

M. Obama a promis de baisser les impôts pour 95% des salariés américains, d'engager une politique de grands travaux d'infrastructure et de garantir une couverture santé pour tous. M. McCain veut pérenniser les baisses d'impôts - y compris pour les très hauts revenus - mises en chantier par George W. Bush.

Sur le plan international, M. Obama a promis de retirer les soldats américains d'Irak "de façon responsable" dans un délai de 16 mois et de concentrer les efforts à la lutte contre Al-Qaïda et les talibans. M. McCain a indiqué que les soldats américains ne partiront d'Irak qu'après la victoire qui, selon lui, est "en vue".

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Voici quelques néologismes Gabonais : Je vis le KINDA aux USA, pour signifier "misère". Il y a trop de BAGANDO à la gare routière de Libreville, pour signifier "bandits''. (TRIPATOUILLEUR Familièrement celui qui tripatouille qui tripote les élections). Elle a les MALLOULAS pour dire les gros yeux. DIBOUAKA pour dire mapane. Tu as le MOUDANDA, pour dire mauvais coeur.
J'eusse dire "Nos langues marternelles sont vivantes ; nous avons le devoir de les faire vivre et bien vivre". En outre SAN ANTONIO disait : "Le français étant une langue vivante, il ne faut pas craindre de lui faire des enfants."

J'aime bien les nouveau mots tel que la phrase je lui ai donné un " kUMBUL" or ''moubarak'' ou il m'a koumboulé, var.kumbule, pour signifier " je lui ai donné une gifle". Le KUMBULE, peut signifier aussi avoirles épreuves de l'examen. Elle avait le KUMBUL avant le jour de l'examen.


Quel est votre favori? Merci pour votre aide.

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Jour J- 1  


Barack Obama, 47 ans, sénateur de l'Illinois.

Investi par le parti démocrate en août 2008, il est le premier candidat noir à avoir de sérieuses chances d'accéder à la présidence des Etats-Unis.
Ce dossier retrace les principales étapes de sa campagne, le duel avec Hillary Clinton pour l'investiture, et le symbole qu'il représente dans la course à la Maison Blanche.

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Rappelez vous de Pierre-Louis Agondjo Okawé  

Le nom de Maître Agondjo est pour beaucoup de Gabonais synonyme de droiture et d’intégrité. Très affaibli par le poids des ans et de la vie, Pierre-Louis Agondjo Okawé s’est éteint à l’âge de 68 ans à la suite d’une crise cardiaque. Il reste l’un des grands témoins de l’histoire gabonaise et africaine. Beau-père du Président Omar Bongo Ondimba, il en demeure un des plus grands et illustres opposants. Premier avocat gabonais (premier Bâtonnier de l’Ordre des avocats du Gabon entre 1976 et 1984), il a toujours mené ses combats politiques pour défendre ses convictions. Au péril de sa vie et de sa liberté. Retour sur un parcours riche d’enseignements et à haute valeur d’exemple.

Pour évacuer la question quant à ses relations avec le Président Bongo, Maître Agondjo avait tenu à préciser ceci . « C’est uniquement parce que mon frère (ministre des Affaires étrangères, ndlr) a eu des enfants avec la fille de Bongo. C’est pour cela que beaucoup de gens se disent que je rase les murs pour aller chercher de l’argent chez Bongo ». Ceux-là semblent oublier qu’il a été condamné à 8 ans de travaux forcés par son illustre parent pour délit d’opinion, sous l’obscur chef d’inculpation de « tentative de complot », et qu’il a bien failli laisser sa vie en prison.

Période coloniale

La vie de Pierre-Louis Agondjo-Okawé s’apparente à un roman. Agondjo. « L’enfant des plantes médicinales », en myènè. Sa mère, enceinte d’un mois, voulait absolument garder cet enfant. La nature lui ayant repris jusque-là ses jumeaux et ses autres fils. C’est ainsi qu’elle quitte son village, Kongo, pour celui d’Awuta, afin de confier sa grossesse à une tradi-gynécologue. Agondjo voit le jour en pleine période coloniale. En pleine santé.

Son premier rapport avec le colon est placé sous le signe de l’autorité. Il se souvient de l’enrôlement forcé des jeunes hommes valides par l’administration coloniale. « Quand nous voyions les couvre-chefs rouges, tout le monde se sauvait pour aller se cacher. Les enrôlements étaient rarement volontaires. Ceux qu’on attrapait avaient même développé des subterfuges pour être renvoyés des rangs de l’armée : ils se mettaient de l’ail dans l’anus. Ce qui provoquait une très forte fièvre, pareille à une crise de paludisme », se souvient-il.

Campagne du Non en 1958

Le pays est alors sous la férule de l’administration coloniale, potentat d’un royaume où les Noirs ne sont rien ou pas grand-chose. « Les colons nous traitaient avec un mépris total. Nous étions traités comme des animaux. Il y avait une telle arrogance dans l’attitude du Blanc. Mes souvenirs les plus marquants restent le travail forcé. Ils (les Blancs, ndlr) arrivaient au village, prenaient les personnes qu’ils voulaient pour aller travailler je ne sais où. Et pour vous inviter à bien travailler, ils n’hésitaient pas à utiliser la chicote. » C’est sans doute à cette époque que naît son insatiable soif de justice et de démocratie.

Il entre très tôt dans le débat politique et contestataire. C’est dans le secondaire qu’il fait ses premières armes, à l’occasion de la Campagne du Non au référendum de 1958. De Gaulle demandait aux Gabonais, alors « sujets français », s’ils souhaitaient continuer à faire partie de la Communauté française (l’équivalent du Commonwealth britannique). Il y aura 92% de Oui et le Gabon n’aura son indépendance que deux ans plus tard (17 août 1960).

Etudiant brillant

Quand il arrive en France, il est déjà aguerri au combat politique, car formé par le syndicalisme à travers les associations. Une valeur sûre, à qui l’on confie le poste de secrétaire général de la puissante Fédération des étudiants d’Afrique noire francophone (Féanf) et celui de trésorier au sein de l’Association Générale des Etudiants du Gabon (AGEG). Ses relations prennent un tournant radical en 1961, à la faveur d’un événement pourtant anodin : une conférence au Gabon sur les mariages mixtes que le jeune étudiant Agondjo avait été amené à animer. A son retour en France, il en fait un compte rendu dans le journal L’Etudiant du Gabon. Mal lui en a pris. Léon Mba, qui considére le magazine estudiantin comme un torchon subversif, décide de couper la bourse de tous ceux qui y contribuent.

Mais, Agondjo, élève brillant, adresse un frondeur pied-de-nez au régime en envoyant à l’ambassadeur du Gabon en France les papiers de sa médaille d’honneur de la faculté de droit de Lille, sanctionnant le meilleur élément de l’établissement. Il ne manque pas non plus, à la fin de sa seconde année, d’envoyer ses résultats, avec mention, aux officiels gabonais. « Un jour, l’ambassadeur me convoque pour m’annoncer que Léon Mba voulait bien me rendre ma bourse, mais à condition que je lui demande pardon ! Mais qu’avais-je fait pour lui demander pardon ? J’ai refusé ». Malgré cela, sa bourse revient deux mois plus tard. Nouvelle convocation de l’ambassadeur qui veut, cette fois-ci, qu’Agondjo dise « merci » au Président. « S’il veut la supprimer à nouveau qu’il la supprime, mais je ne vois pas pourquoi je devrais lui dire merci », retorque-t-il. Le fait est qu’il avait dans l’intervalle trouvé un emploi de surveillant dans une école près de Lille et qu’il avait réussi à décrocher un prêt d’honneur de la banque. « Je me fichais éperdument de la bourse ». Bourse qui lui sera d’ailleurs définitivement supprimée peu après.

Fuir les sbires de Léon Mba

Ses démêlés avec Léon Mba ne s’arrêtent pas là. Las du vent contestataire venu de Paris, le chef de l’Etat décide d’employer la manière forte. Il envoie tout simplement la police gabonaise arrêter en France, « avec la complicité de la police française », les étudiants gabonais figurant sur la liste noire du régime. Averti in extremis de la manœuvre Me Agondjo demande sans succès l’asile politique à l’ambassade de Guinée puis à celle du Ghana. C’est à Paris qu’il rencontre les membres de la Feanf qui lui donnent 10 000 FF (1 500 euros) et lui demandent de disparaître. Il se terre trois semaines chez un parent à Paris, puis direction la Suisse. Il suivra la même filière que les Algériens du Front de libération nationale.

C’est le doyen de la faculté de droit de Lille qui déliera l’affaire. Après avoir eu vent de la situation, il écrit en personne au Général De Gaulle pour lui demander qu’on arrête d’inquiéter des étudiants au parcours scolaire irréprochable. Et celui de Me Agondjo l’est assurément. A son retour de Suisse, il passe et obtient, la même année, deux troisièmes cycles, un en Droit privé, l’autre en Histoire, où il décroche une mention très bien. Il réussit également avec brio son certificat d’aptitude à la profession d’avocat et devient ainsi le premier avocat, et futur bâtonnier, gabonais de l’histoire.

Premier avocat noir du Gabon

A la mort de Léon Mba, le doyen du barreau gabonais, Me Vannoni, un avocat corse, l’appelle pour lui proposer de travailler dans son cabinet. « Il me proposait 150 000 FCFA. Mais une fois que je suis rentré au pays, il s’est complètement rétracté ». Alors Me Agondjo cherche un employeur chez les autres avocats du pays, tous des Français à l’époque. Personne ne lui donne sa chance, sauf Me Julien qui lui entrebâille la porte. Il saute évidemment sur l’occasion.

Me Vannoni restera son ennemi juré dans le cadre professionnel. Lui, le doyen des avocats du Gabon, lui l’avocat de l’Etat gabonais et du Président de la République, ne porte pas le jeune avocat noir dans son cœur. Il tente à de multiples reprises de le discréditer auprès du chef de l’Etat, il ne cesse de lui mettre les bâtons dans les roues. Il faut dire que Me Agondjo, en tant que premier avocat gabonais, est la coqueluche du peuple et que l’on vient de loin pour le voir plaider.

8 ans de travaux forcés

Sa première plaidoirie fait date. Celle qu’il prononce lors du procès de Madame veuve Mba Germain, en 1971, inculpée et arrêtée pour outrage au Président de la République, alors qu’elle ne faisait que demander le corps de son mari tué par les services secrets du pays. C’est gratuitement que Me Agondjo défend la cause de la famille qui s’est constituée partie civile. Il y démontre clairement la culpabilité de l’Etat et affiche au grand jour et même en dehors des frontières les dessous de la machine gouvernementale. Une audace que le pouvoir ne lui pardonnera pas. Il est arrêté l’année suivante pour « atteinte à la sûreté de l’Etat ». Au terme d’une parodie de procès, il est condamné à 8 ans de travaux forcés.

Il traverse ainsi la plus dure période de sa vie. Si sa soif de justice et ses convictions s’en sont trouvées grandies, il ne sortira pas indemne de l’épreuve et, malade, il n’aura jamais vu la mort d’aussi près. Placé en liberté conditionnelle après 4 ans de détention, il a gardé jusqu’à sa mort les terribles séquelles de son cauchemar carcéral. Le choc psychologique le rend diabétique. Son enfermement le rend claustrophobe. Il sera atteint d’une cécité partielle et beaucoup lui attribuaient également la maladie de Parkinson, ce qu’il a toutefois toujours démenti. Le chef de l’Etat, se sentant coupable du terrible sort de l’avocat, lui confiera pour se disculper : « Ce sont mes amis qui m’ont induit en erreur ».

« La majorité des pays africains (...) sont tous des pays néo colonisés »

Candidat aux élections présidentielles en 1993 (où il obtient officiellement 4,7% des votes), il renonce, pour des questions de santé, à se représenter en 1998. Maire de Port-Gentil de 2000 à 2003, il quitte la mairie à cause de la nouvelle loi sur le cumul des mandats pour se consacrer à son rôle de député. Il est resté jusqu’à la fin président de son parti, le Parti Gabonais du Progrès (PGP). Au crépuscule de sa vie, il jetait un regard lucide et sans complaisance sur le régime en place et l’après Bongo. « Pour moi, la majorité des pays africains, surtout francophones, sont des pays néo colonisés sans véritable souveraineté. Et le Gabon n’échappe pas à la règle. Il fait partie, au même titre que la Côte d’Ivoire, du pré carré de la France qui y possède de nombreux intérêts notamment pétroliers », expliquait-il.

Le pilier de tout le système reste Omar Bongo Ondimba lui-même. « Tout le monde redoute l’après Bongo, commentait Me Agondjo. Les gens se disputent la succession, mais il semblerait qu’il veuille mettre son fils à sa place (Ali Ben Bongo Ondimba, ndlr). J’en veux pour preuve le fait qu’il soit toujours ministre de la Défense afin qu’il puisse contrôler l’armée. Or il n’a pas le charisme de son père. Je suis sceptique quant à son habileté politique. Il a même des adversaires au sein de sa propre région. Les Français le disent par ailleurs pro-américain. Vont-il le laisser faire s’il prend le pouvoir ? La France va forcément sauvegarder ses intérêts. »

Un scénario catastrophe possible

Comment se passera donc la transition ? « Je n’exclus pas un changement brutal comme ça a failli être le cas en 1990, avec un soulèvement populaire, expliquait-il. La jeunesse actuelle est très vindicative. Je n’ai eu de cesse de la calmer, car je crois qu’il faut laisser du temps au temps. » S’il estimait qu’une confrontation frontale avec le pouvoir équivaudrait à « se battre contre des moulins à vent », il revendiquait entièrement son afro-optimisme et nourrissait l’intime conviction que l’Afrique allait se réveiller un jour. « Mon seul rêve pour le pays serait un Gabon vraiment démocratique. Tant que la démocratie n’y sera pas profondément ancrée, le Gabon sera toujours un bateau ivre ».

Ses yeux et son sourire brillaient de la fierté d’avoir su rester fidèle à ses convictions. Quand on évoque le nom de Paul Mba Abessole, ancien opposant « qui n’avait de radical que le nom » aujourd’hui ministre d’Etat, ministre des Droits de l’Homme, bombardé en janvier 2003 vice-Premier ministre et ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et du Développement rural, il souligne qu’il a complètement dérouté l’opposition avec son étonnante volte-face. « Son départ a créé beaucoup de remous dans l’opposition, qui a vécu cela comme une véritable trahison. Pour ma part, je n’ai jamais cru en son opposition radicale, comme je l’avais dit à plusieurs reprises », affirmait Me Agondjo. Si le fondateur et président du Rassemblement national des Bûcherons avait refusé au départ de nombreux postes ministériels, il est devenu aujourd’hui le chantre de la « démocratie conviviale ».

Toujours refuser d’être ministre

Figure de proue de l’opposition, Paul Mba Abessole, « dont la popularité s’explique par le fait qu’il appartienne à la plus importante ethnie du Gabon (les Fang, ndlr) », précise Me Agondjo, avait connu l’exil. Candidat malheureux aux présidentielles de 1993 (les premières élections multipartites de l’histoire du pays) et de 1998, il fut par ailleurs maire de Libreville (1996-2003). Il s’inscrit à l’heure actuelle, aux côtés de son ancien adversaire, comme l’un des hommes forts du pouvoir.

Me Agondjo, quant à lui, n’a jamais retourné sa veste. Et ce ne sont pas les occasions qui lui ont manqué ! Tout aussi radical que le sieur Abessole des années 90, il aura su faire preuve de sagesse en évitant le bain de sang au lendemain des élections de 1993. Après la désobéissance civile prônée par Mba Abessole, il lance finalement, lui qui était l’un des fondateurs du Haut Conseil de la Résistance (HCR), un appel « à la paix des braves » qui ouvre les négociations entre le pouvoir en place et l’opposition. C’est lui encore qui dirigera, quatre mois plus tard, la délégation de l’opposition pour les Accords de Paris en 1994. On lui avait alors proposé le portefeuille de ministre de la Justice, qu’il a refusé. Tout comme les autres ministères que le chef de l’Etat lui a proposé par la suite.

L’hommage de Bongo

Me Agondjo laisse derrière lui 11 enfants et une vie de lutte, chargée de symboles. Des qualités humaines et politiques que personne ne saurait lui contester. Le chef de l’Etat a lui-même salué le défunt en synthétisant l’essence de ce qu’il fut : « La disparition de Me Agondjo constitue une grande perte pour l’ensemble de la classe politique gabonaise au sein de laquelle, il a su occuper pendant plusieurs décennies une place importante. Figure, emblématique, homme de conviction fortement attaché à ses principes, Me Agondjo a su aussi apparaître comme un homme d’Etat ouvert au dialogue chaque fois que l’intérêt supérieur de la Nation l’imposait », rapportait récemment le quotidien gabonais L’Union.

« Considéré comme un rassembleur et un partisan de la paix, [sa disparition] compromet les chances de l’opposition de favoriser la transition politique au Gabon en décembre », selon les responsables du PGP, rapportait Jeune Afrique l’Intelligent le 29 août dernier. Espérons seulement que ses disciples sauront perpétuer le précieux héritage qu’il leur lègue et dont Pierre-Louis Agondjo Okawé mériterait, à titre posthume, que le Gabon s’inspire.

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Qui est l'Hillary Clinton de la politique gabonaise?  


Après des études à Wellesley College, une université réservée aux filles, Hillary Rodham choisit d'étudier le droit à Yale où elle rencontre Bill Clinton. Après avoir obtenu son diplôme en 1973, elle travaille un temps aux Fonds pour la défense de l'enfant avant de se joindre à l'équipe qui a lancé la procédure de destitution contre le président Nixon. En 1975, elle rejoint Bill Clinton en Arkansas, l'épouse puis se consacre à l'enseignement. Le président Jimmy Carter la nomme au bureau du Légal Services Corporation tandis que son mari devient gouverneur de l'Arkansas. En 1992, Hillary Clinton devient 'First Lady' des Etats-Unis, poste qu'elle occupera pendant huit ans. Elle se distingue alors par sa réforme du système social et son engagement pour les enfants. Le 7 novembre 2000, elle est élue sénateur de New York, mandat renouvelé en 2006 avec une large majorité des suffrages. Elle se présente à l'investiture démocrate pour les élections de 2008, où elle échoue aux primaires face à Barack Obama. Plus qu'une première dame, Hillary Clinton a su se détacher de l'aura de son époux pour démontrer son influence et son ambition.

Je pense que Madame Maganga Moussavou est l'Hillary Clinton du Gabon. Elle est aussi brillante, belle et intelligente qu'Hillary. Elle a soutenue une thèse de doctorat en géographie et aménagement urbaine à l'Université de Haute Bretagne de Rennes, en France. Elle avait été l' unique député de son parti à l'assemblée nationale. A plusieurs reprises député, Albertine Maganga Moussavou est présidente du parti (PSD), elle était Présidente de la Commission des affaires sociales, des affaires culturelles et de la communication au cours de son dernier mandat parlementaire , Elle est professeur à l'UOB. Elle a aidéra son mari à accrédité un score honorable à l'élection présidentielle 1998, quatrième position. Elle a plusieurs distinctions nationales honorifiques et une longue carrière politique. Albertine a l'aura et la stature d'une femme politique comme Hillary Clinton.

Elle a remporté le plus de voix aux dernières élections municipales de Mouila. C'est sans doute l'une des femmes qui aura le plus contribué à donner une image positive à la présence des femmes dans l'arène politique de par ses interventions et la qualité de ses contributions.

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La face cachée de la course à la Maison Blanche  

Barack Obama prend son envol dans les sondages. A tel point que les médias américains voudraient déjà le déclarer vainqueur de la course à la Maison Blanche. Pourtant certains analystes persistent à mettre en garde contre ce que les Américains appellent « l’effet Bradley ».

A en croire les instituts de sondage, Barack Obama a le vent en poupe : selon la chaîne CNN, le candidat démocrate comptabilise huit points d'avance (53% contre 45%) parmi les électeurs ayant manifesté l'intention de voter. L'avantage de Barack Obama est encore plus net (56% contre 42%) parmi les personnes inscrites sur les listes électorales mais qui n'ont pas encore manifesté formellement leur intention d'aller voter. Pour 60% des Américains, quelle que soit leur intention de vote, le sénateur de l'Illinois remportera l'élection présidentielle tandis que 37% pensent que ce sera M. McCain.

Malgré cet envol du candidat démocrate, certains experts appellent à la prudence. L’université de Stanford a récemment publié une enquête selon laquelle Barack Obama pourrait perdre six points de pourcentage le jour de l’élection présidentielle du fait de la couleur de sa peau.

Racisme : « inacceptable socialement »

Dans certaines circonstances, il peut y avoir en effet un gouffre entre les intentions de vote, telles qu’elles sont exprimées auprès des sondeurs, et la réalité de l’isoloir. Car s’il est vrai que certains électeurs (selon les sociologues et anthropologues américains il s’agit surtout des ruraux blancs des Etats du sud) ne voteront jamais pour un candidat noir, jamais ils l’admettront publiquement. « Les racistes nieront le plus souvent qu’ils sont influencés dans leur vote par la race car c’est inacceptable socialement », a expliqué à l’AFP Gary Weaver, professeur à l’American University. Mais une fois face à l’urne, ces personnes voteront probablement contre Barack Obama. Elles ne sont pas prêtes à élire un président noir. Aux Etats-Unis, on appelle ce phénomène « l’effet Bradley ».

« L’effet Bradley »
En 1982, Tom Bradley, à l’époque maire noir de Los Angeles, est le candidat démocrate à l’élection de gouverneur de Californie. Bien que tous les sondages le donnent largement gagnant, c’est finalement son adversaire républicain, George Deukmejian, un Blanc, qui remporte à la surprise générale le scrutin. Depuis cette élection, les sondeurs se méfient du comportement d’un certain type d’électeur qui affirme vouloir voter un candidat noir pour finalement donner sa voix à l’adversaire blanc. Ce phénomène est dénommé « l’effet Bradley ».

Le facteur racial est sans aucun doute l’un des paramètres les plus troublants de cette élection présidentielle américaine à venir. Et c’est justement pour débusquer les réflexes racistes implicites, enfouis et non avoués, que les auteurs de l’enquête de la prestigieuse université de Standford ont parfois sondé leurs compatriotes blancs de façon détournée. Leurs chiffres montrent en tout cas que les préjugés fondés sur la race n'ont pas disparu aux Etats-Unis. 40% de l'ensemble des Blancs américains appliquent au moins un qualificatif négatif aux Noirs, depuis râleur jusqu'à paresseux. Le pourcentage diminue certes beaucoup lorsque les sondés ne sont pas républicains. Mais même chez les démocrates il reste substantiel. Ainsi, les démocrates sont jusqu'à 20% à trouver les Noirs vantards par exemple. Quant aux électeurs indépendants, ils sont 24% à les juger violents.

Sarah Palin joue la « corde Bradley »

Depuis le week-end dernier, Sarah Palin se livre à un jeu dangereux avec ce vieux fond de racisme incompressible dans la population blanche. « Cet homme ne voit pas l'Amérique comme nous la voyons », a lancé la colistière républicaine à propos de Barack Obama lors d’un meeting électoral dans le Colorado. « L'Amérique est une grande force du Bien dans ce monde. Notre adversaire toutefois est quelqu'un qui voit l'Amérique, semble-t-il, comme tellement imparfaite qu'il copine avec des terroristes qui prendraient pour cible leur propre pays ». Mme Palin faisait allusion à un article du New York Times sur Bill Ayers, un ancien militant contre la guerre du Vietnam qui avait lancé une campagne d'attentats aux Etats-Unis. L'article explique que la route de Bill Ayers devenu professeur a croisé celle de Barack Obama dans les années 1990. En présentant le candidat démocrate comme un sympathisant de la gauche radicale, Sarah Palin tente de réveiller les vieilles peurs à l’égard du sénateur noir.

Effet Obama contre effet Bradley

Pourtant, les supporteurs de Barack Obama se veulent confiants. Son équipe espère notamment qu’il réussisse à rallier les abstentionnistes. Plus de 90% des Noirs devraient voter pour le sénateur de l’Illinois, tout comme une majorité des hispaniques et une très large partie des jeunes. Dans cette dernière catégorie, Obama disposerait même d’une avance de 27 points sur son rival John McCain. « L’effet Obama » sera-t-il susceptible de contrebalancer « l’effet Bradley »?

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Les élection présidentielle des États-Unis de 2008  

Les élection présidentielle des États-Unis de 2008, prévue pour mardi le 4 novembre, 2008, sera la 56 eme élection présidentielle consécutifs et choisira le Président et le Vice-président des États-Unis.

Le Parti républicain a choisi John McCain, les États-Unis supérieur Sénateur d'Arizona comme son candidat ; le Parti Démocratique a choisi Barack Obama, les États-Unis junior Sénateur d'Illinois, comme son candidat. Le Parti de Libertaire a nommé l'ancien Député Bob Barr, le Parti de Constitution a nommé le pasteur de la radio talk-show hôte Chuck Baldwin, et le Parti Vert a nommé l'ancien Membre du congrès Cynthia McKinney. Ralph Nader a décliné pour chercher la nomination, Ralph Nader courre pour le Parti Vert et est entrain de courir comme un candidat indépendant.

L' élection 2008 est notamment le plus notable parce que c'est la première fois dans l'histoire américaine que deux sénateurs de séance courent pour le président, et parce que c'est la première fois qu'un Américain africain est un candidat présidentiel pour un parti majeur, de même que la première fois les deux candidats majeurs étaient nés hors des Etats-Unis continentaux—Hawaï pour Obama et pour McCain la réserve du canal de panama . Puisque le candidat républicain pour le vice-président est femme, le billet gagnant final est très probable pour être historique, comme ni un Américain africain ni une femelle ont atteint ou le bureau. Aussi, le candidat présidentiel républicain, John McCain, serait le plus vieux président de premier-terme et le candidat Démocratique pour le vice-président, Joe Biden, seraient le vice-président catholique premièrement romain.

L'élection coïncidera avec les élections 2008 du Sénat dans les états de trente-trois, la Maison d'élections de Représentants dans tous états, et toutes élections gouvernementales dans onze états, de même que les divers référendum de l'état et les élections locales. Comme dans la 2004 élection présidentielle, l'allocation de votes électoraux à chaque état sera partiellement basée sur le recensement2000 . Le président élu et le vice-président élu seront établis le 20 janvier, 2009.

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