Gabon from above!  

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La poésie gabonaise  

Gabon : La poésie gabonaise, naissance, évolution, tendances actuelles

Lire hors-ligne :
La littérature gabonaise relativement jeune. Ses premiers textes poétiques datent de 1967, notamment Concepts gabonais et Dialectique gabonaise de Paul-Vin cent Pounah. Sa première fiction, His toire un enfant trouvé, voit le jour en 1971. Quant au théâtre, il a sa pre mière illustration en 1981, avec La mort de Guykafi de Vincent de Paul Nyonda. La nouvelle et l’essai litté raire n’apparaîtront qu’en 1999, avec France Afrique et parfait silence: essai sur les enjeux africains de la .francophonie de Auguste Moussirou Mouyama et Enfant des masques de Ludovic Emane Obiang . Depuis lors, d’autres poètes, romanciers, drama turges et essayistes se sont affirmés aux côtés de ces pi°’1niers si bien qu’à ce jour, on dénombre une cinquantaine de recueils de poèmes, une vingtaine de romans, cinq pièces théâtrales, deux essais et un recueil de nouvel les. Une production littéraire quantitativement modeste mais d’une va leur thématique, stylistique et idéolo gique avérée, mais qui gagnerait à sor tir du silence. Au regard de ce qui pré cède, nous voyons une prédominance de l’expression poétique. On peut dis tinguer trois grands moments dans la poésie Gabonaise :
1°) De 1967 à 1970, C’est la poésie de l’assimilation. Elle est le fruit des premiers étudiants gabonais expérimentant la théorie de la bi-culturation. Loin des préoccupations idéologiques liées à la colonisation, elle choisit le terrain de l’échange, du métissage culturel et de la valorisation du pou voir colonial. Paul-Vincent Pounah propose Concepts gabonais et Dialec tique gabonaise (1967), tandis que Walker Deemin présente les poèmes de France (1965). Incarnation de « l’élève- modèle », les textes cités sont la reproduction fidèle de l’art poéti que de Boileau. Cette attitude peut trouver sa justification dans l’ascen dance de la figure du colonisateur et dans les relations franco-gabonaises de l’époque. Comme le dit l’histoire, le Gabon, comme beaucoup d’autres colonies sous tutelle française, vivait en bonne intelligence avec la métro pole. C’est un secret de polichinelle que le premier président gabonais, Léon Mba, avait opté pour la départementalisation du Gabon, refu sant l’indépendance. Francophile et fier de l’être, plus proche de Paris que de Brazzaville selon San Marco dans Le colonisateur colonisé, « il voulait bâtir un Gabon français ». Malheu reusement pour lui, c’est la France qui lui imposa l’indépendance du pays. Ce détour historique. pourrait donc expli quer la tendance de l’époque à imiter, parfois servilement, le style des écri vains de ce pays censés montrer l’exemple et pour s’en montrer digne.
2°) De 1970 à 1990: C’est la poésie de la contemplation, d’une part. Cette période est surtout représentative des réalités du mini – terroir. On y lit une tendance visible dans l’affirmation du noir, du gabonais dans son espace. C’est ce que Joseph-Bill Mamboungou et Georges Rawiri nous donnent dans L ‘harmonie de la forêt (1975) et Les chants du Gabon (1975). Moïse Nkoghe-Nvé (père de l’écrivain Okoumba-Nkoghe) rédige Les fables et poèmes choisis (1975), Okoumba Nkoghe fait paraître Rhône-ogooué(1980). Poésie dite de la contingence, selon Papa samba Diop, elle traite de la condition de l’homme « en situa tion ». En cela, elle est essentiellement descriptive et lyrique: l’idéalisation de la tradition, la vénération des objets ou rituels ancestraux tels que les mas ques, les danses, les religions tradi tionnelles, la célébration de la beauté de la femme, de la mère, du village, etc.
Par la suite apparaît une autre ten dance, celle de la dissimulation, d’autre part. C’est le besoin, de façon timide certes, de faire l’autopsie de la société. Ainsi naît une poésie ayant une thé matique particulière: le silence. Le chef de file de ce mouvement poéti que est Pierre- Edgar Moujegou, cé lèbre parolier du chanteur gabonais Pierre Claver Akendengué, avec Le Crépuscule des silences(1975)...
Je suis venu cultiver d’autres chants parmi les morts…
Mission inachevée
Des poètes itinérants chantant
La gloire lointaine de nos combat tants
Histoire fermée comme un poing
Ma révolte pressoir des jours tris tes.. .
Ce recueil est suivi de Ainsi parlaient les anciens (1987). Mais comment s’exprimer dans un environnement coercitif ? Des lois non écrites inter disent la liberté d’expression, en cette période de monopartisme. On se con tente donc du clair-obscur. C’est le cas de Rêves de l’aube (1975) de feu Ndouna Depenaud, de Soleil captif (1982) de Diata Duma, de L’homme perdu (1983) de Ondo Obiang Biyoa, de Voyage au cœur de la plèbe (1986) de Quentin Ben Mongaryas ou de Okoumba-Nkhogue Le Soleil élargit la misère, Paroles vives écorchées (1980), les Sens du silence (1980) de Léon Ivanga, Milang Missi (Les cho ses de la terre) de Bivegue Bi Azi (1990), etc.
De 1990 à 2004 :
C’est la période de la dénonciation. Elle va jeter le masque à partir de 1990, date importante en Afrique subsaharienne en ce qu’elle représente pour plusieurs pays le passage du monopartisme au multipartisme. Et cette ouverture politique va favoriser une poésie d’un autre ton, autrement dit plus offensive dans le traitement des sujets, qu’ils soient sociaux ou politiques. C’est le cas D’Ombre et de silences (1992) de Janvier Nguema Mboumba, suivi de Dzibe (qui signi fie obs~’Jfité dans la langue de l’auteur) traduisant l’opacité de l’horizon pour les populations gabonaises. C’est le titre évocateur, Vitriol Bantu (2001) de Ferdinand Ollogo Oke, qui illustre le mieux cette contestation ouverte, avec notamment :
Ma poésie…
C’est le lourd pilon qui cogne
Les calvities des grands et des petits baobabs
C’est la moustache mobile d’une sou ris synthétique
Qui rit les lèvres absentes…
Qui veut pénétrer ma poésie
N’a qu’à croire à la force des mots…
Car seul le mot peut faire
D ‘une maison une prison
D’une prison une aubaine
D’une aubaine une peine
D’une peine un sourire
D’un sourire un tombeau
D’un tombeau un château
D’un château un mégot
D’un mégot un manchot
D ‘un manchot un simple
Poteau d’exécution
Des
Bonheurs
Retardés.
Nous ne manquerons pas de mention ner le titre aux accents d’antiphrase ironique, Patrimoine (2002) de Lucie Mba, fille de feu Léon Mba, premier président du Gabon, qui promène un pinceau acéré dans la société gabo naise avec ces deux extraits :
Réplique:
… Quand une société par insouciance
Se coupe des plus faibles de ses maillons
Se détourne de la solidarité
A -t-on touché le fond ?
Et
Petit Paris
Petit-Paris a pleuré en cette nuit moirée
martelée par des cris stridents
d’hommes et de femmes abasourdis …
des enfants lapés par des lames de feu
se consument au fond d’un puits de flammes…
Des pompiers arrivés bien tard
Manque de carburant? Peur des far ceurs ? …
Défoncent, arrachent, scient
Portes et fenêtres pour extirper
De cette fournaise l’amas de corps Calcinés, carbonisés. lacérés de
Asafa, Abou, Moussa, Dada et Aïcha …
Pendant ce temps…
L ‘élection de Miss Gabon
De Miss Malaïka et autres
Nourrissent les esprits.
C’est dire le niveau d’engagement at teint par la poésie gabonaise dans l’ex pression du vécu quotidien des popu lations. Car si la poésie est cette at tention, cette précaution accordée au langage, elle n’en demeure pas moins fille de la société. C’est en cela que, comme le philosophe, le poète, le romancier, le dramaturge, bref l’écrivain en général peut s’attacher à modeler son monde, à influencer favorablement la société, notamment la jeunesse au regard de son versant éducatif, à conseiller objectivement les Princes, grâce à son pouvoir d’introduction dans les consciences et de sensibilisation des intelligences. Toutefois, il reste des écueils :
– D’abord la question de son décryptage dans une Afrique globalement analphabète, sachant que la langue de communication demeure le français. Ecrire en langues nationales devient donc une nécessité ;
– Ensuite la capacité d’exportation, car le monde se totalise et notre poésie a besoin de repousser de plus en plus les frontières nationales. Ici se formule le problème de l’universalité ou de l’africanité des thèmes abordés dans nos textes poétiques ;
– Enfin il y a le coût à la fois de fabrication et de vente des ouvrages poétiques. Genre élitiste à l’origine, la poésie a besoin aujourd’hui de parler pour une meilleure intelligence de ses subtilités. Il y a donc lieu de développer des associations, des réseaux, afin d’intéresser les jeunes générations à ce genre littéraire en perte d’intérêt. C’est finalement la question de survie de la poésie africaine, notre âme. C’est la préservation de notre identité, de notre africanité, jusque dans l’écriture même de nos textes. Cette vigilance est fondamentale car même en utilisant les mots de France, nous pouvons traduire nos préoccupations de manière africaine. Léon Laleau nous met en garde à ce sujet :
D’Europe, sentez-vous cette souffrance
Et ce désespoir à nul autre égal
D’apprivoiser avec les mots de France
Ce cœur qui m’est venu du Sénégal ?
Cf. Trahison.

Gabon : La poésie gabonaise, naissance, évolution, tendances actuelles

Lire hors-ligne :
La littérature gabonaise relativement jeune. Ses premiers textes poétiques datent de 1967, notamment Concepts gabonais et Dialectique gabonaise de Paul-Vin cent Pounah. Sa première fiction, His toire un enfant trouvé, voit le jour en 1971. Quant au théâtre, il a sa pre mière illustration en 1981, avec La mort de Guykafi de Vincent de Paul Nyonda. La nouvelle et l’essai litté raire n’apparaîtront qu’en 1999, avec France Afrique et parfait silence: essai sur les enjeux africains de la .francophonie de Auguste Moussirou Mouyama et Enfant des masques de Ludovic Emane Obiang . Depuis lors, d’autres poètes, romanciers, drama turges et essayistes se sont affirmés aux côtés de ces pi°’1niers si bien qu’à ce jour, on dénombre une cinquantaine de recueils de poèmes, une vingtaine de romans, cinq pièces théâtrales, deux essais et un recueil de nouvel les. Une production littéraire quantitativement modeste mais d’une va leur thématique, stylistique et idéolo gique avérée, mais qui gagnerait à sor tir du silence. Au regard de ce qui pré cède, nous voyons une prédominance de l’expression poétique. On peut dis tinguer trois grands moments dans la poésie Gabonaise :
1°) De 1967 à 1970, C’est la poésie de l’assimilation. Elle est le fruit des premiers étudiants gabonais expérimentant la théorie de la bi-culturation. Loin des préoccupations idéologiques liées à la colonisation, elle choisit le terrain de l’échange, du métissage culturel et de la valorisation du pou voir colonial. Paul-Vincent Pounah propose Concepts gabonais et Dialec tique gabonaise (1967), tandis que Walker Deemin présente les poèmes de France (1965). Incarnation de « l’élève- modèle », les textes cités sont la reproduction fidèle de l’art poéti que de Boileau. Cette attitude peut trouver sa justification dans l’ascen dance de la figure du colonisateur et dans les relations franco-gabonaises de l’époque. Comme le dit l’histoire, le Gabon, comme beaucoup d’autres colonies sous tutelle française, vivait en bonne intelligence avec la métro pole. C’est un secret de polichinelle que le premier président gabonais, Léon Mba, avait opté pour la départementalisation du Gabon, refu sant l’indépendance. Francophile et fier de l’être, plus proche de Paris que de Brazzaville selon San Marco dans Le colonisateur colonisé, « il voulait bâtir un Gabon français ». Malheu reusement pour lui, c’est la France qui lui imposa l’indépendance du pays. Ce détour historique. pourrait donc expli quer la tendance de l’époque à imiter, parfois servilement, le style des écri vains de ce pays censés montrer l’exemple et pour s’en montrer digne.
2°) De 1970 à 1990: C’est la poésie de la contemplation, d’une part. Cette période est surtout représentative des réalités du mini – terroir. On y lit une tendance visible dans l’affirmation du noir, du gabonais dans son espace. C’est ce que Joseph-Bill Mamboungou et Georges Rawiri nous donnent dans L ‘harmonie de la forêt (1975) et Les chants du Gabon (1975). Moïse Nkoghe-Nvé (père de l’écrivain Okoumba-Nkoghe) rédige Les fables et poèmes choisis (1975), Okoumba Nkoghe fait paraître Rhône-ogooué(1980). Poésie dite de la contingence, selon Papa samba Diop, elle traite de la condition de l’homme « en situa tion ». En cela, elle est essentiellement descriptive et lyrique: l’idéalisation de la tradition, la vénération des objets ou rituels ancestraux tels que les mas ques, les danses, les religions tradi tionnelles, la célébration de la beauté de la femme, de la mère, du village, etc.
Par la suite apparaît une autre ten dance, celle de la dissimulation, d’autre part. C’est le besoin, de façon timide certes, de faire l’autopsie de la société. Ainsi naît une poésie ayant une thé matique particulière: le silence. Le chef de file de ce mouvement poéti que est Pierre- Edgar Moujegou, cé lèbre parolier du chanteur gabonais Pierre Claver Akendengué, avec Le Crépuscule des silences(1975)...
Je suis venu cultiver d’autres chants parmi les morts…
Mission inachevée
Des poètes itinérants chantant
La gloire lointaine de nos combat tants
Histoire fermée comme un poing
Ma révolte pressoir des jours tris tes.. .
Ce recueil est suivi de Ainsi parlaient les anciens (1987). Mais comment s’exprimer dans un environnement coercitif ? Des lois non écrites inter disent la liberté d’expression, en cette période de monopartisme. On se con tente donc du clair-obscur. C’est le cas de Rêves de l’aube (1975) de feu Ndouna Depenaud, de Soleil captif (1982) de Diata Duma, de L’homme perdu (1983) de Ondo Obiang Biyoa, de Voyage au cœur de la plèbe (1986) de Quentin Ben Mongaryas ou de Okoumba-Nkhogue Le Soleil élargit la misère, Paroles vives écorchées (1980), les Sens du silence (1980) de Léon Ivanga, Milang Missi (Les cho ses de la terre) de Bivegue Bi Azi (1990), etc.
De 1990 à 2004 :
C’est la période de la dénonciation. Elle va jeter le masque à partir de 1990, date importante en Afrique subsaharienne en ce qu’elle représente pour plusieurs pays le passage du monopartisme au multipartisme. Et cette ouverture politique va favoriser une poésie d’un autre ton, autrement dit plus offensive dans le traitement des sujets, qu’ils soient sociaux ou politiques. C’est le cas D’Ombre et de silences (1992) de Janvier Nguema Mboumba, suivi de Dzibe (qui signi fie obs~’Jfité dans la langue de l’auteur) traduisant l’opacité de l’horizon pour les populations gabonaises. C’est le titre évocateur, Vitriol Bantu (2001) de Ferdinand Ollogo Oke, qui illustre le mieux cette contestation ouverte, avec notamment :
Ma poésie…
C’est le lourd pilon qui cogne
Les calvities des grands et des petits baobabs
C’est la moustache mobile d’une sou ris synthétique
Qui rit les lèvres absentes…
Qui veut pénétrer ma poésie
N’a qu’à croire à la force des mots…
Car seul le mot peut faire
D ‘une maison une prison
D’une prison une aubaine
D’une aubaine une peine
D’une peine un sourire
D’un sourire un tombeau
D’un tombeau un château
D’un château un mégot
D’un mégot un manchot
D ‘un manchot un simple
Poteau d’exécution
Des
Bonheurs
Retardés.
Nous ne manquerons pas de mention ner le titre aux accents d’antiphrase ironique, Patrimoine (2002) de Lucie Mba, fille de feu Léon Mba, premier président du Gabon, qui promène un pinceau acéré dans la société gabo naise avec ces deux extraits :
Réplique:
… Quand une société par insouciance
Se coupe des plus faibles de ses maillons
Se détourne de la solidarité
A -t-on touché le fond ?
Et
Petit Paris
Petit-Paris a pleuré en cette nuit moirée
martelée par des cris stridents
d’hommes et de femmes abasourdis …
des enfants lapés par des lames de feu
se consument au fond d’un puits de flammes…
Des pompiers arrivés bien tard
Manque de carburant? Peur des far ceurs ? …
Défoncent, arrachent, scient
Portes et fenêtres pour extirper
De cette fournaise l’amas de corps Calcinés, carbonisés. lacérés de
Asafa, Abou, Moussa, Dada et Aïcha …
Pendant ce temps…
L ‘élection de Miss Gabon
De Miss Malaïka et autres
Nourrissent les esprits.
C’est dire le niveau d’engagement at teint par la poésie gabonaise dans l’ex pression du vécu quotidien des popu lations. Car si la poésie est cette at tention, cette précaution accordée au langage, elle n’en demeure pas moins fille de la société. C’est en cela que, comme le philosophe, le poète, le romancier, le dramaturge, bref l’écrivain en général peut s’attacher à modeler son monde, à influencer favorablement la société, notamment la jeunesse au regard de son versant éducatif, à conseiller objectivement les Princes, grâce à son pouvoir d’introduction dans les consciences et de sensibilisation des intelligences. Toutefois, il reste des écueils :
– D’abord la question de son décryptage dans une Afrique globalement analphabète, sachant que la langue de communication demeure le français. Ecrire en langues nationales devient donc une nécessité ;
– Ensuite la capacité d’exportation, car le monde se totalise et notre poésie a besoin de repousser de plus en plus les frontières nationales. Ici se formule le problème de l’universalité ou de l’africanité des thèmes abordés dans nos textes poétiques ;
– Enfin il y a le coût à la fois de fabrication et de vente des ouvrages poétiques. Genre élitiste à l’origine, la poésie a besoin aujourd’hui de parler pour une meilleure intelligence de ses subtilités. Il y a donc lieu de développer des associations, des réseaux, afin d’intéresser les jeunes générations à ce genre littéraire en perte d’intérêt. C’est finalement la question de survie de la poésie africaine, notre âme. C’est la préservation de notre identité, de notre africanité, jusque dans l’écriture même de nos textes. Cette vigilance est fondamentale car même en utilisant les mots de France, nous pouvons traduire nos préoccupations de manière africaine. Léon Laleau nous met en garde à ce sujet :
D’Europe, sentez-vous cette souffrance
Et ce désespoir à nul autre égal
D’apprivoiser avec les mots de France
Ce cœur qui m’est venu du Sénégal ?
Cf. Trahison.vv

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Cuisine Nzèbi  

L'alimentation de nos parents les enfants de mam Kenguè. La base alimentaire des Nzèbi se compose du manioc et ses feuilles ( pita na mayagha ), des turbercules ( bigwongo ), de deux variétés d’arachides ( pénda ), de trois variétés d’ignames bambala), des tomates ( batomate ), de trois ou quatre variétés de piments ( bandungu) , des courges( nzac ), des citrouilles ( maléngè ), du tabac ( iwole sha makayi ), de deux variétés de taros et feuilles ( batsanga na yidoc ), de quatre variétés de bananes ( matoto na makoe ), du maïs ( ba putu ), de la canne à sucre ( misungu ), des aubergines ( mbongol o), de l’oseille( bukulu) , du gombo ( mibodi) , et les calebasses ( matsoba) . Certaines plantes ainsi inventoriées ne sont cultivées ni au même moment, ni au même endroit, encore moins par tous les membres, hommes et femmes, d’un groupe de parenté donné. Ces plantes ne sont donc pas cultivées ensembles, aussi y a - t - il successivement une année à courges et une année à aubergines, par exemple. Pour reprendre les propos de Suzanne, les calebasses n e sont plantées que l’année de courges et les tomates, l’année des aubergines ainsi que le tabac.

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Les gabonais champions d'Afrique en cuisine  

Une bonne nouvelle au Gabon, l'Association des cuisiniers du pays (ACG) a remporté récemment en Afrique du Sud le « Trophée Nelson Mandela pour la cuisine panafricaine ». Dix pays ont participé à cette compétition co-organisée par l'Union africaine. Et le Gabon a remporté le premier prix, suivi du Zimbabwe et de l'Afrique du Sud.

Depuis qu'ils sont rentrés d'Afrique du Sud, les membres de l’Association des cuisiniers du Gabon sont sur un petit nuage. Ils enchaînent les passages sur les plateaux de télévision pour annoncer la bonne nouvelle au Gabonais.
« On a mené ce vert-jaune-bleu jusqu’au bout. Et c’est la victoire de tout le Gabon. On est en train de rentrer dans une grande histoire de la cuisine gabonaise », estime Claude Livia Ntsame Mba, membre de l'écurie gagnante.
Ces Panthères, version cuisine, ont puisé dans la pure tradition culinaire de cinq des neuf provinces du Gabon pour concocter le menu qui a envouté le jury. Merlin Ella, le chef, dévoile un petit coin de ce menu : « En entrée, déjà, nous sommes partis sur une base de chenilles. On a aussi harmonisé ça avec de la patate douce et des graines de courge. Il fallait commencer par une soupe. Donc, vu que le Gabon est connu mondialement pour son bouillon, on a fait un bouillon de poisson avec la sardine, de l’oseille, de la tomate. C’était vraiment bien fait, en fait. Ensuite, pour le plat principal, on mange souvent des feuilles de manioc avec du poisson, c’est ce plat-là qu’on a vraiment travaillé astronomiquement à la manière des chefs. Et comme dessert, nous sommes partis sur une base de fruits sauvages que l’on trouve ici chez nous. On a travaillé ça avec une panna cotta. Les gars ont apprécié et c’était bon. C’était parfait ».
Créée en 2014, l'Association des cuisiniers du Gabon veut devenir l'ambassadrice de la cuisine gabonaise très mal connue dans le monde.

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Proverbes Gabonais  

Aussi maigre que soit un éléphant, ses couilles remplissent une marmite.
Proverbe gabonais ; Proverbes du Gabon (1956)
Le temps passe, et l'homme passe avec lui.
Proverbe gabonais ; Le proverbe massango du Gabon (1992)
Avant d'épouser une femme, regarde la tête de sa mère.
Proverbe gabonais ; Le proverbe fang du Gabon (1992)
Quand tu te réjouis des bienfaits d'aujourd'hui, n'oublie jamais les années de disette.
Proverbe gabonais ; Proverbes du Gabon (1956)
La main n'oublie jamais la bouche.
Proverbe gabonais ; Proverbes et idiotismes du Gabon (2009)
L'idiot qui craint la pluie se jette dans l'eau.
Proverbe gabonais ; Proverbes du Gabon (1956)
Ce n'est pas parce que la fourmi a un petit sexe qu'elle n'urine pas.
Proverbe gabonais ; Proverbes et idiotismes du Gabon (2009)
La nudité d'un enfant à beau être volumineuse, elle ne dépassera pas celle du père.
Proverbe gabonais ; Proverbes du Gabon (1956)
La femme est une rivière, l'homme un torrent.
Proverbe gabonais ; Proverbes du Gabon (1956)
Au lieu de te perdre dans le regard de l'autre, essaye de t'y retrouver.
Proverbe gabonais ; Proverbes du Gabon (1956)
Le jour a avalé la nuit, la nuit a avalé le jour.
Proverbe gabonais ; Proverbes du Gabon (1956)
Quand ton voisin te lance une banane, lance-lui un porc-épic.
Proverbe gabonais ; Proverbes du Gabon (1956)
La main qui nourrit est aussi celle qui sauve et qui tue.
Proverbe gabonais ; Le proverbe pangwe du Gabon (1992)
L'enfant unique meurt ou de faim ou d'abondance de nourriture.
Proverbe gabonais ; Proverbes et idiotismes du Gabon (2009)
Une plaie causée par vengeance est souvent énorme.
Proverbe gabonais ; Proverbes et idiotismes du Gabon (2009)
Tout ce qu'apporte la tempête s'en va avec le vent.
Proverbe gabonais ; Proverbes et idiotismes du Gabon (2009)
Dire est une chose, et mettre en pratique en est une autre.
Proverbe gabonais ; Proverbes et idiotismes du Gabon (2009)
On se nourrit de courtoisie et de charité, et non pas des liens de parenté.
Proverbe gabonais ; Proverbes et idiotismes du Gabon (2009)
Qui est bien trempé ne craint pas la pluie.
Proverbe gabonais ; Proverbes et idiotismes du Gabon (2009)
Qui meurt par noyade est rassasié d'eau.
Proverbe gabonais ; Proverbes et idiotismes du Gabon (2009)
Toute personne qui a épousé ma mère est mon père.
Proverbe gabonais ; Proverbes et idiotismes du Gabon (2009)
La vie est une branche de palmier que les vents inclinent à leur gré.
Proverbe gabonais ; Proverbes et idiotismes du Gabon (2009)
Qui ne répond pas marque son accord.
Proverbe gabonais ; Proverbes et idiotismes du Gabon (2009)
On ne monte pas sur un arbre à l'aide d'une seule main.
Proverbe gabonais ; Le proverbe pangwe du Gabon (1992)
Le feu de brousse ne surprend pas la gazelle.
Proverbe gabonais ; Le proverbe pangwe du Gabon (1992)

Read more at http://www.proverbes-francais.fr/proverbes-gabonais/#pctaKEyA7RjAZoex.99

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QUELQUES GRANDS THÈMES EN LITTÉRATURE GABONAISE.  


**Inceste :
Le retour du parrain (Rodrigue Ndong)
Ma mère se cachait pour pleurer (Peter Stephen Assaghle)
Akomenga (André Zoula)
**La préservation de l'environnement, de la forêt
Mambangou (B. Kassa Mihindou)
Le voyage d'Aurore (Nadia Origo)
**Amour, sensualité, érotisme
Kimia (Jannys Kombila)
Ce doux doux vertige (Lilly Rose Agnouret)
Les choses de mon corps, la vie d'Alesia Jade Ossey (Lilly Rose Agnouret)
**Homosexualité
Tino Nimeyer (Rodrigue Ndong)
La chute du Padouk (Elie Elisabethe)
Fureurs et cris de femmes (Angèle Rawiri)
La rosée de Sodome (Eléonore Elo'o)
**Les pratiques occultes, sectaires, sorcelleries, appât du gain
Dans les yeux de Kimia (Mady Remanda)
Le signe de la source (Okoumba Nkoghe)
La richesse à tout prix (Chanie Ludenne Lasségue)
Le bal des initiés (Nadia Origo)
Confessions d'une veuves noire (Elie Elisabethe)
Une âme aux enchères (Mutse-Destinée Mboga)
**Prostitution
Femme libérée, battue (Sylvie Ntsame)
Moi Ntsame fille des mapanes (Sona Nkoro-Nguema)
Les matinées sombres (Narcisse Eyi Menié)
**Adolescence/ jeune adulte
Ma mère se cachait pour pleurer (Peter Stephen Assaghle)
Garde le sourire (Edna Merey-Apinda)
Les mangeuses de Meroux (Sonia Geran)
Wa Yona (Gabriella Ogoula)
Dans les yeux de Kimia (Mady Rémanda)
**La vie de femme, déboires de femmes
Fureurs et cris de femme (Angèle Rawiri)
Les veuves (Hallnaut Engouang)
Afèp (Honorine Ngou)
Frasques (Miryl Eteno)
L'héritière du jaspe (Peggy Auleley)
Essola (Alban Désiré Afène)
N'Etre (Charline Effah)
Les lyres de l'Ogooué (Collectif)
Le plus beau des noms (Collectif)
Mon mari, mon salaud (Honorine Ngou)
Elle est belle la vie ! (Lilly Rose Agnouret)
Dieu m'a t-il abandonné ? (Nicole P. Nguegou)
**Alcoolisme
La nuit sera longue (Edna Merey-Apinda)
**Le monde des enfants
Des contes pour la lune (Edna Merey-Apinda)
Ella-Béa (Alice Endamne)
Premières lectures (Justine Mintsa )
Les aventure d'Imya, petite fille du Gabon (Edna Merey-Apinda)
Les doux murmures de mon enfance (Miry Nadia ETENO)
Super Ashley sauve les fourmis (Alice Endamne)
Elle est comme ça Eyala Mba (Alice Endamne)
**Le veuvage
Le supplice d'une veuve (Sylvain Nzamba)
Histoire d'Awu (Justine Mintsa)
**Maladie, SIDA
Le cancer de Marie (Martial Nzoumba)
Chambre 117 (Pulchérie Abème-Nkoghé)
Sidonie (Chantal Magali Mbazoo)
Madame amour-Sida (Léa Isabelle Ozoumey)
**Les héritages mystiques indésirés
Les matinées sombres (Narcisse Eyi Menié)
Akomenga (André Zoula)
Ziza Ilombet (Léa Isabelle Ozoumey)
Ngil (Eléonore Elo'o)
**Mémoires et crises politiques, sociales, crimes rituels,
Carrefour des jeunes (Elie Elisabethe)
Le roi-dieu coupé (Odome Angone)
En été, le nouveau (Brice Levy Koumba)
**Intrigue judiciaire, Polar
Peau de balle (Janis Otsiémi)
La bouche qui mange ne parle pas (Janis Otsiémi)
La vie est un sale boulot (Janis Otsiémi)
Les voleurs de sexes. (Janis Otsiémi)
Il en va ainsi depuis Matthieu l’évangéliste (Rodrigue Ndong)
Mal acquise (Alice Endamne)
***Romance
Mon amour, ma destinée en toi (Mady Rémanda)
Vaudace (Leila Marmelade)
Une nuit à Cape Town (Lilly Rose Agnouret)
Eding (Owali Anstia)

source: Isis Mabiala

Intrigue judiciaire/Polar: Tango au cap Estérias (Auguste Tenor);
Le veuvage: Les Matinées sombres;
Inceste: Opumbi (Jean Divassa)

Maladie, Sida: Féminin interdit
Romance: Un étrange week-end à Genève (Eric-Joël Bekale)
Mémoire, ...: Grand écart E.J. Bekale); La courbe du soleil (O. Nkogue); Le dernier voyage du roi (Peter Ndembi);
Pratiques occultes : Voie sacré

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Gastronomie Gabonaise  

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