QUELQUES GRANDS THÈMES EN LITTÉRATURE GABONAISE.  


**Inceste :
Le retour du parrain (Rodrigue Ndong)
Ma mère se cachait pour pleurer (Peter Stephen Assaghle)
Akomenga (André Zoula)
**La préservation de l'environnement, de la forêt
Mambangou (B. Kassa Mihindou)
Le voyage d'Aurore (Nadia Origo)
**Amour, sensualité, érotisme
Kimia (Jannys Kombila)
Ce doux doux vertige (Lilly Rose Agnouret)
Les choses de mon corps, la vie d'Alesia Jade Ossey (Lilly Rose Agnouret)
**Homosexualité
Tino Nimeyer (Rodrigue Ndong)
La chute du Padouk (Elie Elisabethe)
Fureurs et cris de femmes (Angèle Rawiri)
La rosée de Sodome (Eléonore Elo'o)
**Les pratiques occultes, sectaires, sorcelleries, appât du gain
Dans les yeux de Kimia (Mady Remanda)
Le signe de la source (Okoumba Nkoghe)
La richesse à tout prix (Chanie Ludenne Lasségue)
Le bal des initiés (Nadia Origo)
Confessions d'une veuves noire (Elie Elisabethe)
Une âme aux enchères (Mutse-Destinée Mboga)
**Prostitution
Femme libérée, battue (Sylvie Ntsame)
Moi Ntsame fille des mapanes (Sona Nkoro-Nguema)
Les matinées sombres (Narcisse Eyi Menié)
**Adolescence/ jeune adulte
Ma mère se cachait pour pleurer (Peter Stephen Assaghle)
Garde le sourire (Edna Merey-Apinda)
Les mangeuses de Meroux (Sonia Geran)
Wa Yona (Gabriella Ogoula)
Dans les yeux de Kimia (Mady Rémanda)
**La vie de femme, déboires de femmes
Fureurs et cris de femme (Angèle Rawiri)
Les veuves (Hallnaut Engouang)
Afèp (Honorine Ngou)
Frasques (Miryl Eteno)
L'héritière du jaspe (Peggy Auleley)
Essola (Alban Désiré Afène)
N'Etre (Charline Effah)
Les lyres de l'Ogooué (Collectif)
Le plus beau des noms (Collectif)
Mon mari, mon salaud (Honorine Ngou)
Elle est belle la vie ! (Lilly Rose Agnouret)
Dieu m'a t-il abandonné ? (Nicole P. Nguegou)
**Alcoolisme
La nuit sera longue (Edna Merey-Apinda)
**Le monde des enfants
Des contes pour la lune (Edna Merey-Apinda)
Ella-Béa (Alice Endamne)
Premières lectures (Justine Mintsa )
Les aventure d'Imya, petite fille du Gabon (Edna Merey-Apinda)
Les doux murmures de mon enfance (Miry Nadia ETENO)
Super Ashley sauve les fourmis (Alice Endamne)
Elle est comme ça Eyala Mba (Alice Endamne)
**Le veuvage
Le supplice d'une veuve (Sylvain Nzamba)
Histoire d'Awu (Justine Mintsa)
**Maladie, SIDA
Le cancer de Marie (Martial Nzoumba)
Chambre 117 (Pulchérie Abème-Nkoghé)
Sidonie (Chantal Magali Mbazoo)
Madame amour-Sida (Léa Isabelle Ozoumey)
**Les héritages mystiques indésirés
Les matinées sombres (Narcisse Eyi Menié)
Akomenga (André Zoula)
Ziza Ilombet (Léa Isabelle Ozoumey)
Ngil (Eléonore Elo'o)
**Mémoires et crises politiques, sociales, crimes rituels,
Carrefour des jeunes (Elie Elisabethe)
Le roi-dieu coupé (Odome Angone)
En été, le nouveau (Brice Levy Koumba)
**Intrigue judiciaire, Polar
Peau de balle (Janis Otsiémi)
La bouche qui mange ne parle pas (Janis Otsiémi)
La vie est un sale boulot (Janis Otsiémi)
Les voleurs de sexes. (Janis Otsiémi)
Il en va ainsi depuis Matthieu l’évangéliste (Rodrigue Ndong)
Mal acquise (Alice Endamne)
***Romance
Mon amour, ma destinée en toi (Mady Rémanda)
Vaudace (Leila Marmelade)
Une nuit à Cape Town (Lilly Rose Agnouret)
Eding (Owali Anstia)

source: Isis Mabiala

Intrigue judiciaire/Polar: Tango au cap Estérias (Auguste Tenor);
Le veuvage: Les Matinées sombres;
Inceste: Opumbi (Jean Divassa)

Maladie, Sida: Féminin interdit
Romance: Un étrange week-end à Genève (Eric-Joël Bekale)
Mémoire, ...: Grand écart E.J. Bekale); La courbe du soleil (O. Nkogue); Le dernier voyage du roi (Peter Ndembi);
Pratiques occultes : Voie sacré

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Gastronomie Gabonaise  

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« Faire musique de tout bois »L’inventivité traditionnelle comme fondement d’une politique nationale de la musique au Gabon*  



À examiner la situation il y a seulement trente ans1, il faut bien admettre que la créativité musicale connaît un recul dramatique au Gabon. Inexistante à l’école, elle est réduite dans le contexte familial à la « consommation » de la radio, du magnétophone, de la télé, etc. À l’organologie traditionnelle variée et indivise (xylophone, harpe, sanza, etc.), se sont substitués les instruments importés, véhicules d’une tout autre logique sociale (piano, violon, saxophone, etc.)2. On assiste ainsi à l’émergence d’un élitisme et d’une privatisation qui tranchent avec la vision communautaire de nos sociétés rurales3. Comment remédier à cette dérive, autrement qu’en faisant appel aux mécanismes internes qui naguère garantissaient la vitalité de la musique traditionnelle ? Ils participeraient alors de cette « évolution » propre, de ce développement autocentré dont l’Afrique réclame de longtemps le modèle. C’est dans ce cadre, qu’à la suite de plusieurs observateurs, nous avons choisi d’isoler les concepts de potentialité et de polyvalence4. Ces deux concepts nous ont semblé non seulement à même d’expliciter le fonctionnement de la musique traditionnelle, mais aussi de prouver son adaptabilité à l’environnement contemporain, pluriethnique et multiculturel. Ils peuvent donc être à la base d’une réflexion sur les raisons et les moyens de concevoir une politique de la musique qui soit à la fois accessible à tous et garante de notre originalité culturelle.

Les fondements théoriques des plans d’action à venir

2Face à la problématique complexe que représente le développement en Afrique aujourd’hui, que les catalyseurs soient « des institutions ou des acteurs extérieurs [au] milieu » (Olivier de Sardan 1995 : 7), ou qu’ils relèvent de ce « quelque chose dont il faut chercher la réalité dans les populations concernées » (ibid.), il devrait être un préalable admis par tous que le milieu à développer porte en lui-même les germes de la société à accomplir. Concernant la mise en place d’une politique nationale de la musique au Gabon, il importe dès lors de se référer aux savoirs et principes dont nos sociétés actuelles sont les héritières. Dans ce sens, deux concepts nous ont semblé se détacher et constituer par leurs interrelations le foyer par excellence de créativité et de renouvellement de la musique traditionnelle. Ce sont la polyvalence et la potentialité. Nous devons donc les examiner et les approfondir, de façon à les convertir aux besoins d’une nation moderne, forte de ses divers patrimoines mais ouverte au dialogue des cultures.

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