Cuisine Nzèbi  

L'alimentation de nos parents les enfants de mam Kenguè. La base alimentaire des Nzèbi se compose du manioc et ses feuilles ( pita na mayagha ), des turbercules ( bigwongo ), de deux variétés d’arachides ( pénda ), de trois variétés d’ignames bambala), des tomates ( batomate ), de trois ou quatre variétés de piments ( bandungu) , des courges( nzac ), des citrouilles ( maléngè ), du tabac ( iwole sha makayi ), de deux variétés de taros et feuilles ( batsanga na yidoc ), de quatre variétés de bananes ( matoto na makoe ), du maïs ( ba putu ), de la canne à sucre ( misungu ), des aubergines ( mbongol o), de l’oseille( bukulu) , du gombo ( mibodi) , et les calebasses ( matsoba) . Certaines plantes ainsi inventoriées ne sont cultivées ni au même moment, ni au même endroit, encore moins par tous les membres, hommes et femmes, d’un groupe de parenté donné. Ces plantes ne sont donc pas cultivées ensembles, aussi y a - t - il successivement une année à courges et une année à aubergines, par exemple. Pour reprendre les propos de Suzanne, les calebasses n e sont plantées que l’année de courges et les tomates, l’année des aubergines ainsi que le tabac.

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Les gabonais champions d'Afrique en cuisine  

Une bonne nouvelle au Gabon, l'Association des cuisiniers du pays (ACG) a remporté récemment en Afrique du Sud le « Trophée Nelson Mandela pour la cuisine panafricaine ». Dix pays ont participé à cette compétition co-organisée par l'Union africaine. Et le Gabon a remporté le premier prix, suivi du Zimbabwe et de l'Afrique du Sud.

Depuis qu'ils sont rentrés d'Afrique du Sud, les membres de l’Association des cuisiniers du Gabon sont sur un petit nuage. Ils enchaînent les passages sur les plateaux de télévision pour annoncer la bonne nouvelle au Gabonais.
« On a mené ce vert-jaune-bleu jusqu’au bout. Et c’est la victoire de tout le Gabon. On est en train de rentrer dans une grande histoire de la cuisine gabonaise », estime Claude Livia Ntsame Mba, membre de l'écurie gagnante.
Ces Panthères, version cuisine, ont puisé dans la pure tradition culinaire de cinq des neuf provinces du Gabon pour concocter le menu qui a envouté le jury. Merlin Ella, le chef, dévoile un petit coin de ce menu : « En entrée, déjà, nous sommes partis sur une base de chenilles. On a aussi harmonisé ça avec de la patate douce et des graines de courge. Il fallait commencer par une soupe. Donc, vu que le Gabon est connu mondialement pour son bouillon, on a fait un bouillon de poisson avec la sardine, de l’oseille, de la tomate. C’était vraiment bien fait, en fait. Ensuite, pour le plat principal, on mange souvent des feuilles de manioc avec du poisson, c’est ce plat-là qu’on a vraiment travaillé astronomiquement à la manière des chefs. Et comme dessert, nous sommes partis sur une base de fruits sauvages que l’on trouve ici chez nous. On a travaillé ça avec une panna cotta. Les gars ont apprécié et c’était bon. C’était parfait ».
Créée en 2014, l'Association des cuisiniers du Gabon veut devenir l'ambassadrice de la cuisine gabonaise très mal connue dans le monde.

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Proverbes Gabonais  

Aussi maigre que soit un éléphant, ses couilles remplissent une marmite.
Proverbe gabonais ; Proverbes du Gabon (1956)
Le temps passe, et l'homme passe avec lui.
Proverbe gabonais ; Le proverbe massango du Gabon (1992)
Avant d'épouser une femme, regarde la tête de sa mère.
Proverbe gabonais ; Le proverbe fang du Gabon (1992)
Quand tu te réjouis des bienfaits d'aujourd'hui, n'oublie jamais les années de disette.
Proverbe gabonais ; Proverbes du Gabon (1956)
La main n'oublie jamais la bouche.
Proverbe gabonais ; Proverbes et idiotismes du Gabon (2009)
L'idiot qui craint la pluie se jette dans l'eau.
Proverbe gabonais ; Proverbes du Gabon (1956)
Ce n'est pas parce que la fourmi a un petit sexe qu'elle n'urine pas.
Proverbe gabonais ; Proverbes et idiotismes du Gabon (2009)
La nudité d'un enfant à beau être volumineuse, elle ne dépassera pas celle du père.
Proverbe gabonais ; Proverbes du Gabon (1956)
La femme est une rivière, l'homme un torrent.
Proverbe gabonais ; Proverbes du Gabon (1956)
Au lieu de te perdre dans le regard de l'autre, essaye de t'y retrouver.
Proverbe gabonais ; Proverbes du Gabon (1956)
Le jour a avalé la nuit, la nuit a avalé le jour.
Proverbe gabonais ; Proverbes du Gabon (1956)
Quand ton voisin te lance une banane, lance-lui un porc-épic.
Proverbe gabonais ; Proverbes du Gabon (1956)
La main qui nourrit est aussi celle qui sauve et qui tue.
Proverbe gabonais ; Le proverbe pangwe du Gabon (1992)
L'enfant unique meurt ou de faim ou d'abondance de nourriture.
Proverbe gabonais ; Proverbes et idiotismes du Gabon (2009)
Une plaie causée par vengeance est souvent énorme.
Proverbe gabonais ; Proverbes et idiotismes du Gabon (2009)
Tout ce qu'apporte la tempête s'en va avec le vent.
Proverbe gabonais ; Proverbes et idiotismes du Gabon (2009)
Dire est une chose, et mettre en pratique en est une autre.
Proverbe gabonais ; Proverbes et idiotismes du Gabon (2009)
On se nourrit de courtoisie et de charité, et non pas des liens de parenté.
Proverbe gabonais ; Proverbes et idiotismes du Gabon (2009)
Qui est bien trempé ne craint pas la pluie.
Proverbe gabonais ; Proverbes et idiotismes du Gabon (2009)
Qui meurt par noyade est rassasié d'eau.
Proverbe gabonais ; Proverbes et idiotismes du Gabon (2009)
Toute personne qui a épousé ma mère est mon père.
Proverbe gabonais ; Proverbes et idiotismes du Gabon (2009)
La vie est une branche de palmier que les vents inclinent à leur gré.
Proverbe gabonais ; Proverbes et idiotismes du Gabon (2009)
Qui ne répond pas marque son accord.
Proverbe gabonais ; Proverbes et idiotismes du Gabon (2009)
On ne monte pas sur un arbre à l'aide d'une seule main.
Proverbe gabonais ; Le proverbe pangwe du Gabon (1992)
Le feu de brousse ne surprend pas la gazelle.
Proverbe gabonais ; Le proverbe pangwe du Gabon (1992)

Read more at http://www.proverbes-francais.fr/proverbes-gabonais/#pctaKEyA7RjAZoex.99

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QUELQUES GRANDS THÈMES EN LITTÉRATURE GABONAISE.  


**Inceste :
Le retour du parrain (Rodrigue Ndong)
Ma mère se cachait pour pleurer (Peter Stephen Assaghle)
Akomenga (André Zoula)
**La préservation de l'environnement, de la forêt
Mambangou (B. Kassa Mihindou)
Le voyage d'Aurore (Nadia Origo)
**Amour, sensualité, érotisme
Kimia (Jannys Kombila)
Ce doux doux vertige (Lilly Rose Agnouret)
Les choses de mon corps, la vie d'Alesia Jade Ossey (Lilly Rose Agnouret)
**Homosexualité
Tino Nimeyer (Rodrigue Ndong)
La chute du Padouk (Elie Elisabethe)
Fureurs et cris de femmes (Angèle Rawiri)
La rosée de Sodome (Eléonore Elo'o)
**Les pratiques occultes, sectaires, sorcelleries, appât du gain
Dans les yeux de Kimia (Mady Remanda)
Le signe de la source (Okoumba Nkoghe)
La richesse à tout prix (Chanie Ludenne Lasségue)
Le bal des initiés (Nadia Origo)
Confessions d'une veuves noire (Elie Elisabethe)
Une âme aux enchères (Mutse-Destinée Mboga)
**Prostitution
Femme libérée, battue (Sylvie Ntsame)
Moi Ntsame fille des mapanes (Sona Nkoro-Nguema)
Les matinées sombres (Narcisse Eyi Menié)
**Adolescence/ jeune adulte
Ma mère se cachait pour pleurer (Peter Stephen Assaghle)
Garde le sourire (Edna Merey-Apinda)
Les mangeuses de Meroux (Sonia Geran)
Wa Yona (Gabriella Ogoula)
Dans les yeux de Kimia (Mady Rémanda)
**La vie de femme, déboires de femmes
Fureurs et cris de femme (Angèle Rawiri)
Les veuves (Hallnaut Engouang)
Afèp (Honorine Ngou)
Frasques (Miryl Eteno)
L'héritière du jaspe (Peggy Auleley)
Essola (Alban Désiré Afène)
N'Etre (Charline Effah)
Les lyres de l'Ogooué (Collectif)
Le plus beau des noms (Collectif)
Mon mari, mon salaud (Honorine Ngou)
Elle est belle la vie ! (Lilly Rose Agnouret)
Dieu m'a t-il abandonné ? (Nicole P. Nguegou)
**Alcoolisme
La nuit sera longue (Edna Merey-Apinda)
**Le monde des enfants
Des contes pour la lune (Edna Merey-Apinda)
Ella-Béa (Alice Endamne)
Premières lectures (Justine Mintsa )
Les aventure d'Imya, petite fille du Gabon (Edna Merey-Apinda)
Les doux murmures de mon enfance (Miry Nadia ETENO)
Super Ashley sauve les fourmis (Alice Endamne)
Elle est comme ça Eyala Mba (Alice Endamne)
**Le veuvage
Le supplice d'une veuve (Sylvain Nzamba)
Histoire d'Awu (Justine Mintsa)
**Maladie, SIDA
Le cancer de Marie (Martial Nzoumba)
Chambre 117 (Pulchérie Abème-Nkoghé)
Sidonie (Chantal Magali Mbazoo)
Madame amour-Sida (Léa Isabelle Ozoumey)
**Les héritages mystiques indésirés
Les matinées sombres (Narcisse Eyi Menié)
Akomenga (André Zoula)
Ziza Ilombet (Léa Isabelle Ozoumey)
Ngil (Eléonore Elo'o)
**Mémoires et crises politiques, sociales, crimes rituels,
Carrefour des jeunes (Elie Elisabethe)
Le roi-dieu coupé (Odome Angone)
En été, le nouveau (Brice Levy Koumba)
**Intrigue judiciaire, Polar
Peau de balle (Janis Otsiémi)
La bouche qui mange ne parle pas (Janis Otsiémi)
La vie est un sale boulot (Janis Otsiémi)
Les voleurs de sexes. (Janis Otsiémi)
Il en va ainsi depuis Matthieu l’évangéliste (Rodrigue Ndong)
Mal acquise (Alice Endamne)
***Romance
Mon amour, ma destinée en toi (Mady Rémanda)
Vaudace (Leila Marmelade)
Une nuit à Cape Town (Lilly Rose Agnouret)
Eding (Owali Anstia)

source: Isis Mabiala

Intrigue judiciaire/Polar: Tango au cap Estérias (Auguste Tenor);
Le veuvage: Les Matinées sombres;
Inceste: Opumbi (Jean Divassa)

Maladie, Sida: Féminin interdit
Romance: Un étrange week-end à Genève (Eric-Joël Bekale)
Mémoire, ...: Grand écart E.J. Bekale); La courbe du soleil (O. Nkogue); Le dernier voyage du roi (Peter Ndembi);
Pratiques occultes : Voie sacré

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Gastronomie Gabonaise  

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« Faire musique de tout bois »L’inventivité traditionnelle comme fondement d’une politique nationale de la musique au Gabon*  



À examiner la situation il y a seulement trente ans1, il faut bien admettre que la créativité musicale connaît un recul dramatique au Gabon. Inexistante à l’école, elle est réduite dans le contexte familial à la « consommation » de la radio, du magnétophone, de la télé, etc. À l’organologie traditionnelle variée et indivise (xylophone, harpe, sanza, etc.), se sont substitués les instruments importés, véhicules d’une tout autre logique sociale (piano, violon, saxophone, etc.)2. On assiste ainsi à l’émergence d’un élitisme et d’une privatisation qui tranchent avec la vision communautaire de nos sociétés rurales3. Comment remédier à cette dérive, autrement qu’en faisant appel aux mécanismes internes qui naguère garantissaient la vitalité de la musique traditionnelle ? Ils participeraient alors de cette « évolution » propre, de ce développement autocentré dont l’Afrique réclame de longtemps le modèle. C’est dans ce cadre, qu’à la suite de plusieurs observateurs, nous avons choisi d’isoler les concepts de potentialité et de polyvalence4. Ces deux concepts nous ont semblé non seulement à même d’expliciter le fonctionnement de la musique traditionnelle, mais aussi de prouver son adaptabilité à l’environnement contemporain, pluriethnique et multiculturel. Ils peuvent donc être à la base d’une réflexion sur les raisons et les moyens de concevoir une politique de la musique qui soit à la fois accessible à tous et garante de notre originalité culturelle.

Les fondements théoriques des plans d’action à venir

2Face à la problématique complexe que représente le développement en Afrique aujourd’hui, que les catalyseurs soient « des institutions ou des acteurs extérieurs [au] milieu » (Olivier de Sardan 1995 : 7), ou qu’ils relèvent de ce « quelque chose dont il faut chercher la réalité dans les populations concernées » (ibid.), il devrait être un préalable admis par tous que le milieu à développer porte en lui-même les germes de la société à accomplir. Concernant la mise en place d’une politique nationale de la musique au Gabon, il importe dès lors de se référer aux savoirs et principes dont nos sociétés actuelles sont les héritières. Dans ce sens, deux concepts nous ont semblé se détacher et constituer par leurs interrelations le foyer par excellence de créativité et de renouvellement de la musique traditionnelle. Ce sont la polyvalence et la potentialité. Nous devons donc les examiner et les approfondir, de façon à les convertir aux besoins d’une nation moderne, forte de ses divers patrimoines mais ouverte au dialogue des cultures.

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L'Afrique centrale est il maudit?  

Il ya lieu de se poser cette question quand on voit les resultats de l'afrique de l'ouest. L'afrique de l'ouest envisage memes de battre les pays de la zone australe.

Maigre bilan pour la Cemac

Publié le 18 avril 2012 à 02h38
Source - Jeune Afrique Air Cemac, passeport unique, fusion des Bourses... La Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale semble avoir fait sienne la fameuse devise "Il est urgent de ne rien faire".
Douala, Yaoundé, Libreville... Empêché, depuis le 23 mars, de rejoindre son bureau au siège de la Commission de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), à Bangui, Antoine Ntsimi est un président nomade. Et c’est entre le Cameroun, son pays d’origine, et le Gabon qu’il s’est replié depuis que François Bozizé, le chef de l’État centrafricain, lui a interdit de poser le pied à Bangui.
En fonction depuis mai 2007 et candidat à sa propre succession, Antoine Ntsimi achève donc son mandat de cinq ans dans la confusion. Joint par Jeune Afrique, il a refusé de « commenter des décisions de chefs d’État ». Dans son entourage, on indique que « l’institution est dans l’impasse » et que « c’est une crise gravissime ».
La Cemac n’avait pas besoin de cela. Les grands chantiers annoncés lors du sommet des chefs d’État à Bangui en janvier 2010 n’ont guère avancé. La compagnie régionale Air Cemac devait décoller avant l’été 2010, avec l’appui technique de South African Airways (SAA). Depuis ? Des artisans s’affairent à l’aménagement intérieur du siège d’Air Cemac, à Brazzaville, mais toujours pas d’avions en vue. Le 19 février dernier, les six États de l’organisation régionale et SAA ont même officialisé, via un communiqué, leur rupture : le géant sud-africain souhaitait en effet qu’Air Cemac s’installe à Douala, où le trafic aérien est plus dense. Le choix de Brazzaville, en 2010, l’a braqué et il a jeté l’éponge. « Une solution alternative [à SAA] est en négociation », affirme Jean-Marie Maguena, le vice-président de la Cemac en charge du dossier.
Dans l’entourage du président, on reconnaît volontiers que la crise est gravissime.
Autre projet vieux de dix ans : le passeport unique. Il devait être progressivement adopté à partir du 1er avril 2010. Mais ce n’est qu’en juillet 2011 que les derniers détails ont été arrêtés (armoiries, codes couleurs, passeports diplomatiques...), et des spécimens seraient prêts au Cameroun, au Gabon et en Guinée équatoriale uniquement.
Cale sèche aussi pour le rapprochement des Bourses de Libreville et de Douala, qui devait être effectif début 2011... Pour faire avancer le dossier, l’arbitrage de la Banque africaine de développement (BAD), qui a déjà débloqué 1 milliard de F CFA (1,5 million d’euros), a été requis. Enfin, le programme « Cemac 2025 : vers une économie régionale intégrée et émergente », présenté à Bangui, peine à... émerger. Ce n’est que dans deux mois que sera organisée sous la houlette de la Banque mondiale une table ronde avec les bailleurs de fonds pour trouver les 20 000 milliards de F CFA à mobiliser d’ici à 2025.

Les problemes de l'Afrique central absence de priorités,de serieux et taux élevés de corruption. Les peuples de la foret sont generalenmment moins discipline , moins travailleur que les peuples de la savane qui doivent se batter tous les jours pour survivre.


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