Veau Marengo & Polenta

(pour 5 personnes)


Ingrédients:

1,2 kg de veau (poitrine, épaule ou collet)
1 oignon
1 carotte
2 ou 3 gousses d'ail
120 gr d'olives vertes farcies d'amandes
400 gr de tomates pelées (en boîte)
2 dl de vin blanc
1 citron
1 bouquet de thym
1 bouquet de persil
1 càc de poivre en grain
1 càc de paprika
1 càs de farine
1 càs de fond de veau déshydraté
1 noix de beurre
Huile d'olive
Sel et poivre

Pour la polenta:
250 gr de polenta (instantanée)
1 lt d'eau
2 dl de lait
1 branche de thym
25 gr de beurre
Huile d'olive
1 tasse de parmesan râpé
Sel et poivre

Préparation:
Commencer par
découper le veau en gros cubes de 5 cm à peu près. Dans une grosse cocotte, verser un filet d'huile d'olive, et une belle noix de beurre, bien saisir la viande, et la singer (en ajoutant la farine). Ajouter l'oignon et le persil haché grossièrement, les gousses d'ail écrasées en chemise, quelques branches de thym, et le poivre en grain. Bien mélanger le tout, verser l'eau et ajouter le fond de veau déshydraté et le paprika, les olives et la carotte taillée en julienne, puis verser la boîte de tomates pelées et le vin blanc. Couvrir et cuire environ, 1h30 minimum, à feu doux, en remuant de temps en temps.

Pendant ce temps préparer la polenta. Dans une casserole mettre un litre d'eau, verser le lait. Effeuiller dedans le thym, saler et poivrer, ajouter un filet d'huile d'olive, porter à ébullition. Verser la polenta, baisser le feu, cuire durant environ 10 minutes à feu doux en remuant de temps en temps. Une fois la polenta cuite, faire fondre une belle cuillère de beurre dedans, et ajouter le parmesan râpé. Couper le feu, vérifier l'aissaisonnement et rectifier si besoin, laisser la casserole dessus et couvrir, elle va continuer à cuire doucement et restera ainsi au chaud.

Une fois le veau bien tendre, saler et poivrer, verser le jus d'un citron dessus.

Dresser le veau marengo et sa sauce sur un lit de polenta.




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Beignets de Crevettes aux Chips

Noix de St.Jacques

Crème de Papaye et Balsamique

(pour 5 personnes)

Ingrédients:

15 noix de St. Jacques
15 crevettes
1 papaye
1 bouquet d'aneth
Huile d'olive
Huile pour friture
Fleur de sel et poivre

2 paquets de chips aux crevettes

Pour la pâte à tempoura:
1 oeuf
50 gr de farine
2 dl de bière
1 càs de wasabi
Sel et poivre

Pour la crème de papaye:
1 papaye
1 càs d'huile d'olive
1 càs de vinaigre de Xérès
1 brin de persil ou de coriandre
Tabasco
Sel et poivre

Pour la crème balsamique:
2 dl de vinaigre balsamique
1 càc de sucre (faculatif)

Préparation:
Commencer par préparer la crème de papaye. L'ouvrir en deux, récupérer la chair en se débarrassant des graines. Mettre celle-ci dans un récipient, ajouter le vinaigre, l'huile d'olive, une ou deux gouttes de Tabasco, le persil ou la coriandre, un peu de sel et de poivre. Avec une girafe bien mixer le tout, elle doit être bien homogène. Réserver au frais.

Pour la crème balsamique, mettre celle-ci dans une petite casserole avec un peu de sucre (facultatif) et laisser réduire à feu doux, jusqu'à obtenir une consistance sirupeuse. Réserver.

Mélanger l'oeuf à la farine, verser peu à peu la bière tout en fouettant, saler et poivrer, ajouter le wasabi. Fouetter jusqu'à obtenir une belle pâte lisse.

Débarrasser les crevettes de leurs têtes et leurs carcasses tout en conservant le bout de leurs queues. Les fendre sur le dos pour les ouvrir en papillon, ôter les intestins.

Prendre les paquets de chips de crevettes, dans les mains et écraser sans retenue leurs contenant. N'hésitez pas à bien broyer le tout, s'il y a des morceaux plus petits que d'autres ce n'est pas gênant au contraire.

Faire chauffer une poêle ou friteuse avec suffisamment d'huile dedans, l'idéal est d'atteindre les 180°.
Tremper les crevettes dans la pâte à tempoura, puis les imprégner de chips aux crevettes écrasées, les plonger dans le bain d'huile chaude, une fois le beignet de crevettes doré et croustillant, le déposer pour l'égoutter sur un papier absorbant. Réserver au chaud.

Sur une plancha ou une poêle, verser un filet d'huile d'olive et snacker rapidement de chaque côté les noix de St. Jacques. Elles doivent être bien dorées sur les deux côtés, sans cependant trop cuire, il faut qu'elles soient presque crue au centre.

Dresser l'assiette en dessinant un trait de crème balsamique, puis lâcher trois jolies gouttes de crème de papaye vinaigrée à l'aide d'une cuillère à café. Disposer les crevettes et les noix de St.Jacques en les intercalant. Parsemer les noix d'une pincée de fleur de sel et de poivre, et le tout de feuille d'aneth.

Suggestion:
Vous pouvez préparer cette crème de fruit exotique de la même façon, avec de la mangue. Il est préférable de préparer la pâte à tempoura en peu en avance pour que la fermentation de la bière face bien gonfler ensuite le beignet. On peut remplacer la bière par de l'eau minérale gazeuse, mais ajouter à ce moment un peu de levure à la pâte.

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Le défie gabonais à la gastronomie francaise  




Menu du 14 juillet 1927 à Lambaréné
Hors d’œuvre
Radis au beurre
Jambonneau
Mayonnaise aux poivrons rouges
Poulets cocottes
Côtelettes in oysters
Pommes sautes
Biscuits confitures
Fruits fromages




Plats gabonais:

Émincé d'antilope au safran Rouergat

kumu ofoulat avec son mouchako

Caviar starlet

Bouillon de carpe le capitaine affairé par ses convives.

Salade Azingo du commandant Robert.

Salade Obota wana

Salade champignon de massanga petit papa

Salade de feuilles de taros

Salade palmiste de la haute Ngounié (Coeur de palmiers)

Salade de betteraves Woleu Ntémoise

Casseroles de coteaux de mers de l'Estuaire

Filet du boeuf de la Nyanga sauté dans sa petite sauce rouge coulis edulis

Grand loup préparé dans son
syndia kolo

Oseille pygmée au sel indigène à l'huile de palme

Bouillon de carpe dans son mouondo

Salade de maïs ogivinoise

le Capitaine d'acaillé préparé à la sauce Komi(œillets d'ananas)

Paquets de poissons de la bouenguidi

Brochettes de sardines enroulées de l’île mandji

Mouton dans son consommé sauce blanche mpongwe préparée façon Claudine

Royales natives
de sette cama

Tortue claire de la banio

Le grand Abam e Kono avec son manioc matadi

Iporo à l'ancienne (Feuilles de manioc aux poissons et crevettes)

Bouillon de carpe avec Ledouga

Velouté reine Kengué

Suprême de Sole Babé-Agnouré du Rois Dénis

Poularde de la reine Ilassa avec son Kounga

Ndjeihe des hauts plateaux

Papillote de silure à l'oseille pygmée

Queue préparée façon gabonaise à la sauce Robert Escofier, madadme Obiang

Soufflé de yara au vin château Lafitte

Feuilles de manioc Ipogo

Plaisir des Dames

Kumu ofoula et manioc obamba

Morilles Oyémoises

Lingali à la sauce d'huile rouge de palme

Pommes Massanga

Crêpes molivinoise

Souffle écrevisses et de cèleri

Serviettes d'antilopes avec son riz rissoto

Poulet fumé au niambouè avec son Malobi

Mandarine Givrée

Huîtres de Mayumba

Cailles aux truffes

Parfait terrine de Sanglier de la Lopé

Pudding de tsombi à la fine champagne

Oyaba

Gâteaux de figues Ozomélé

Le grand Abam'e-Kono avec son matadi (Poisson salé aux légumes)

Gambas au feu de bois

Crabes farcis aux champignons de la Ndola

Gâteau courges

Sanglier à l'odika et ipoti

Porc et pic court bouillon avec boulette de macabos ( Taros)

Pangolin à la sauce tomate légère

Silure Gombos à l'étouffé et Igouma

Côtelettes d'antilopes au bikandu

Toucan dans son Odika

Huîtres aux Gratins de la basse Banio

kumu aux crevettes

Méchoui de Mouton Bernard à la Mombo

Pétrone dans son Satyricon.

Yara saupoudrés de graines de pavot;

Mamelles de truie de l'ogouée

Perdrix avec des ailes attachées,



La carte des vins est tout aussi impressionnante. Parmi les points forts sont un Château Latour 1918, de 1928 Mouton Rothschild et d'Yquem 1961 et un Petrus.

Monsieur de la Gastronomie française
Envoyez moi un émail pour une éventualité compétition devant les médias.
mujabitsi@hotmail.com



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RECETTES ABIDJANAISES  

Gigot d'agneau sur rivière de couscous

Rien de mieux qu’une belle assiette pleine de bonnes choses pour rappeler la saveur de la vie. A quelques jours des fêtes de la Noël et du nouvel an, Prunelle Farçi a décidé de vous sortir de la torpeur dans laquelle la période électorale ivoirienne nous a tous plongés en vous mettant du baume au cœur avec ce Gigot d’agneau aux couscous. Bon appétit !

Ingrédients

1 kg de couscous moyen
1 kg de gigot d’agneau tendre
Huile
Sel
Gingembre
Safran
1 bouquet de persil
et de coriandre
cumin
noix de muscade
Harissa

4 grosses tomates râpées
2 oignons
4 grosses carottes
1 livre de navets
1 livre de courgettes
1 livre de pois chiche
branche de céleri

la moitié d’un chou frisée facultatif
2 ou 3 blancs de poireaux Facultatifs


Met dans le bas du couscoussier, les oignons, l'huile laisse revenir un peu ajoute un verre d'eau.

Laisse mijoter à petit feu ajoute les tomates, le bouquet de coriandre et de persil, céleri, du sel, un morceau de gingembre, le cumin et le safran et ajoute un litre et demi d’eau.

Ajoute le gigot d’agneau

Épluche les carottes et coupe-les en gros tronçons et ajoute-les ainsi que les pois chiche trempé la veille.

Laisse cuire à petit feu.

Quand le gigot est tendre, retire-le et nappe le d’huile d’olive. Enfourne-le pendant 30 mn.

Epluche le reste des légumes, lave les et les coupe-les en deux dans le sens de la longueur. Et réserve les.

Entre temps, asperge la semoule d'un peu d'huile et d'eau!

Au début 1 volume d'eau pour un volume de couscous, égrène avec les doigts ton couscous jusqu'à ce qu’ils se détachent les uns des autres. Met ta semoule dans le haut du couscoussier!

Elle se cuit à la vapeur en 3 étapes.

1ère étape : Laisse cuire 1/4 heure. Retire-le du couscoussier et ajoutes-y un bol d'eau.
Sépare les grains de la semoule. Remets le dans le couscoussier et cuire pour une nouvelle 1/4 heure.

2ème étape : Le retirer encore et y ajouter 1/2 verre d'huile ou du beurre demi-sel.
ajoute le reste des légumes et un peu d’eau si besoin et rectifie l’assaisonnement en rajoutant des épices ou du sel

3ème étape pour le couscous, le remettre dans le couscoussier et cuire à nouveau 1/4 heure.

Pour ceux qui n’aiment pas le piment! Laisse le bouillon tel quel! Pour les autres prendre un peu de bouillon, dans une saucière et ajouter de l’harissa et du poivre.


source: rti_ci

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LES FEMMES MINISTRES GABONAISES ONT ELLES LE NIVEAU?  

Prennons l'exemple sur Aminata Traoré


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POURQUOI L"OCCIDENT N"AIME PAS GBABO?  

(Durée : 29 minutes)

D’abord, Philippe Evanno souligne que cette affaire traduit « une opposition entre l’ONU et une nation. Plus généralement, on peut se demander si nous ne sommes pas en train d’assister à un renversement de situation concernant la gestion des dossiers africains et leur domination actuelle par les organisations internationales contrôlées par les États-Unis ». En réalité, « cette crise a eu pour mérite de manifester au grand jour le fait que les organisations africaines étaient sous contrôle américain. Aujourd’hui, c’est la place et la domination des États-Unis sur le continent africain qui sont en jeu. La divulgation des notes diplomatiques américaines par Wikileaks et leur analyse permettent de démontrer que les Américains étaient très heureux de l’effacement français, puisque cela leur laisse le champ libre sur la totalité du continent ». Selon Philippe Evanno, « le bouclage de cette domination se joue sur la présidentielle ivoirienne, puisque c’est sur cette présidentielle que l’on joue l’annulation pure et simple de la souveraineté des Etats africains ». Alors, pourquoi Nicolas Sarkozy a-t-il adopté la position américaine ?

Réponse de l’expert : « Je crois que c’est tout simplement la sienne. Nous avons, pour la première fois sous la Vème République, un président de la République qui est totalement acquis aux objectifs américains et cela revient à faire de la France un pays supplétif des États-Unis, notamment en Afrique. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas avoir des accords avec les Américains : c’était le cas à l’époque du général De Gaulle lorsqu’il y a eu un accord de partage de responsabilités, la France étant chargée de la lutte contre le bloc soviétique dans ses anciennes colonies. Cela a très bien fonctionné pendant plusieurs dizaines d’années, jusqu’à la chute du mur de Berlin. Aujourd’hui, nous sommes dans une situation totalement différente. Nous sommes dans la situation où, après la chute du mur de Berlin, on a cru qu’il n’y avait qu’une seule grande puissance. Or, depuis la dernière réunion du G20 en Corée du Sud, on se rend compte que l’on assiste à l’émergence d’une deuxième superpuissance et à une nouvelle forme de confrontation où la Chine et ses alliés, notamment la Russie, ce qui est aussi une nouveauté, cherchent à prendre pied sur le continent africain ».

La responsabilité de Jacques Chirac et de Dominique de Villepin.

Pour Philippe Evanno, « cette crise ivoirienne est directement liée à l’incapacité de Jacques Chirac à comprendre l’Afrique et à réagir correctement sur les dossiers africains. N’oublions pas que le coup d’Etat de décembre 1999 pouvait être enrayé en appliquant simplement les accords de défense avec la Côte d’Ivoire. Il suffisait de faire sortir une patrouille du 43e BIMA, basé à Port-Bouët. Les mutins, qui étaient des braves garçons dont les soldes n’avaient pas été payées et qui étaient manipulés pour faire tomber Bédié, seraient tout simplement rentrés dans leur caserne ». Or, explique Philippe Evanno, « Jacques Chirac n’a pas eu le courage d’appliquer les accords de défense et cette seule absence de décision a détruit la totalité de la présence française en Afrique. À partir de cet instant, tous les chefs d’état africains disposant d’accords de défense avec la France ont su que la parole de la France ne valait plus rien ». Après le coup d’état de 1999, les autorités françaises, avec Alassane Ouattara, ont organisé le partage du pays en deux : « C’est Dominique de Villepin qui est à l’origine de cette partition. En pleine paix, on a coupé un pays en deux pour des intérêts assez difficiles à expliquer. On a imposé à la Côte d’Ivoire une succession d’accords internationaux qui ont cherché à limiter sa souveraineté, notamment une commission électorale dite indépendante, qui est constituée quasi exclusivement d’opposants au pouvoir en place ».

Alors, Laurent Gbagbo est-il fondé à contester le résultat de cette élection présidentielle ? Philippe Evanno rappelle qu’au second tour, « Laurent Gbagbo n’avait que deux représentants sur une douzaine de commissaires centraux ! Cette commission avait trois jours pour rendre sa décision. La commission électorale s’est retrouvée dans l’incapacité de proclamer les résultats et la Constitution ivoirienne prévoyait qu’à ce moment-là, le rôle de proclamer les résultats revenait au Conseil constitutionnel. Il y a donc eu l’organisation d’une conférence de presse à l’Hôtel du Golf, le siège de campagne d’Alassane Ouattara, avec l’ex-président de la commission électorale, pour annoncer des résultats non certifiés et qui ont été évidemment inversés par le Conseil constitutionnel ».

Ainsi, « cette commission indépendante ne l’était pas réellement, puisque composée essentiellement d’adversaires à Laurent Gbagbo. Mais cela ne veut pas dire que cette commission n’ait pas fait un très gros travail. L’ONU a été incapable de respecter ses engagements et d’assurer le désarmement des forces de la rébellion au nord. L’élection a eu lieu sous le contrôle des forces armées de la rébellion. Ce sont des seigneurs de la guerre, qui détournent les taxes et les impôts à leur profit, qui ont pris le contrôle du diamant et de différents minerais et contrôlent une partie du commerce du cacao. Cette rébellion au nord est une organisation politique, économique et militaire et elle est restée en place alors que différentes résolutions de l’ONU et différents accords internationaux prévoyaient que l’élection ne pourrait pas avoir lieu tant que le désarmement ne serait pas effectif ». Dans ce contexte, il faut bien comprendre, souligne Philippe Evanno, que l’on a organisé des élections « dans un pays dont une partie du territoire était aux mains de milices armées ».

http://www.kernews.fr/

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Libre opinion sur la maladie du SIECLE  

Quand le ministre des TP décide de laisser les chinois importer la main d’œuvre congolaise , voici encore un autre risque de contaminations pour nos populations rurales....j’aurais même encore voulu qu'ils parlent des sénégalais, eux au moins ne sont pas trop bourou bourou.

Selon lui le Gabon manque de personnel d’exécution de route, qu'il nous dise dans quelles genres d’écoles les congolais sont allés chercher leurs diplômes et à quoi servent les Centre de formation.

Je m'interroge aussi sur le rôle des partis de l'opposition dans la mesure ils ne montent jamais aux créneaux pour dénoncer telle politique ,ou telle politique de tell ministre. Dans une nation démocratique le pouvoir dirige, l'opposition contrôle l'action du gouvernement.

La réalité est que si nous voulons faire du Gabon un grand chantier on aura besoin d'importer de main d’œuvre vu notre petite population. Mais il faut premièrement donner le boulot au Gabonais.

La main d’œuvre la plus qualifié au monde paskitanaise, indienne , philippins , mexicaines mais j'ai jamais entendus parle de congolais, en Afrique francophone MAY BE Sénégalais et Burkinabais.

Mais de grâce qu'on ne nous fassent pas venir des gens qui ont chez eux un grand problème avec la maladie. Il faut mettre a défaut une réglementation pour que cette main d’œuvre , une fois les travaux finis ils doivent retourner impérativement chez eux .

J'avais oublié le ministre de l’intérieur il est chez nous juste là pour organiser les élections et non pour protéger les populations.

Je voudrais pas me contenter de faire des critiques, voici quelles propositions:

Il faut encourager les dépistages de la maladie et la prise en charge très tôt de celle-ci.
Il faut démystifier la maladie, il faut qu'on connaisse au moins les personnalités qui ont cette maladie.

Il faut avoir des relations protégées, ou du moins prôner l'abstention.
Il faut être fidèle à son mari ou à sa femme et se faire dépister même si on est un couple.
Encourager traitement pour éviter la contamination par les enfants du sida.


Les gens peuvent vivre longtemps avec le Sida si le Sida a été découvert très tôt d’où le l'importance de se faire dépister très tôt.

Le gouvernement doit sévir les gens qui ont des comportements sexuels dissolus et qui exercent une autorité symbolique sur les gens, membres du clergé, hommes politiques, professeurs enseignants, hommes riches etc.....en vue de protéger les mineurs, ou personnes sans défenses.

Éradiquer le Sida doit être l'affaire de tout le monde et non du seul ressort de l’État, le parent doit bien éduquer ses enfants, le grand frère son petit frère etc......

On ne peut pas faire de émergence sans une conscience citoyenne très élevées, c'est pourquoi les pays développés dépensent beaucoup d'argents dans l'éducation et les programmes éducatifs.

Que Dieu bénisse le Gabon

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Présidentielle Cote d'Ivoire  

Présidentielle : les deux mondes de Gbagbo et Ouattara
27/11/2010 à 11h:02 Par Marwane Ben Yahmed, envoyé spécial à Abidjan
Les deux finalistes : Laurent Gbagbo (à g.) et Alassane Dramane Ouattara. Les deux finalistes : Laurent Gbagbo (à g.) et Alassane Dramane Ouattara. © D.R.

Origines familiales, itinéraire, projet politique, vision pour le pays, entourage, style de vie, religion, goûts personnels... Tout oppose Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara. Le 28 novembre, lors du second tour de l’élection présidentielle, les Ivoiriens vont devoir choisir.

Abidjan, mi-novembre. La frénésie électorale du premier tour n’est plus qu’un lointain souvenir et la campagne du second n’a pas encore vraiment démarré. Un entre-deux bizarre, presque irréel. Comme si les deux camps en compétition fourbissaient leurs armes et reprenaient des forces avant l’assaut final du 28 novembre. Les généraux comptent leurs divisions tandis que les alliances se nouent au cœur des salons feutrés. Les ralliements s’égrènent lentement à la une des journaux alors que les derniers comptes se règlent en catimini au sein de chacune des familles politiques en course lors du scrutin du 31 octobre.

Préparatifs avant la dernière bataille, du 20 au 26 novembre : spots, débats, interventions télévisées, etc. Cette ultime campagne officielle est savamment orchestrée par des experts chevronnés, Euro RSCG pour Laurent Gbagbo, Voodoo Communication pour Alassane Dramane Ouattara (ADO), dans une inversion des rôles originale : une agence française pour le nationaliste, une ivoirienne pour celui que ses détracteurs accusent d’être « le candidat de l’étranger »…

En attendant, tout le monde s’interroge. Qui va l’emporter ? Comment réagiront le vaincu et ses troupes ? Accepteront-ils la défaite ? Ou le scénario quasi idyllique du premier tour, plutôt serein et, surtout, marqué par un taux de participation record (83 %) se transformera-t-il en cauchemar ? La peur d’un nouvel embrasement est palpable. Tout le monde a hâte de tourner la page…

La Côte d’Ivoire est à un moment charnière de son histoire, et les Ivoiriens, dans leur écrasante majorité, en sont conscients. Les Côte d’Ivoire, serait-on tenté d’écrire, tant les résultats du 31 octobre dessinent la cartographie d’un pays coupé en deux, comme il l’a été après la tentative de coup d’État du 19 octobre 2002 : Nord contre Sud, chrétiens contre musulmans, militants de chaque bloc qui s’investissent autant par adoration de leurs hérauts respectifs que par rejet de l’adversaire – schéma simplifié, il est vrai, par la disqualification d’Henri Konan Bédié.

Les deux finalistes, Gbagbo et Ouattara, figures clés de la crise qu’a traversée le pays, sont faits pour ne pas s’entendre. Deux chefs, deux manières de faire de la politique et, au final, deux projets de société. Seul dénominateur commun : l’orgueil qui aveugle et qui empêche de voir les qualités de l’autre pour ne discerner que ce qui les sépare. Un phénomène exacerbé par la guerre, les boutefeux de chaque camp et… les femmes qui se cachent derrière chaque leader.

Regards croisés

Pour Alassane Ouattara, Laurent Gbagbo est un accident de l’Histoire. Un opposant qui n’a pas l’étoffe d’un chef d’État. En tout cas pas celui d’un pays de la dimension de la Côte d’Ivoire. Sans Robert Gueï, pas de Gbagbo, en quelque sorte. En privé, ADO reconnaît cependant que son adversaire est plutôt sympathique et affable. D’ailleurs, les deux hommes se parlent toujours, au téléphone, et se permettent parfois quelques blagues, comme deux vieux copains. Le ton est toujours courtois, ils se tutoient.

Mais l’essentiel, pour le candidat du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP), c’est que le président n’est tout simplement pas fait pour la fonction. Un homme qui vivrait dans le passé, obnubilé par l’indépendance de son pays, le patriotisme. Une sorte de chef de tribu assiégée, peu ouvert sur le monde extérieur, sans parole, incompétent sur le plan économique et brouillon. Mais habile et intelligent. Un bon politicien, en somme, mais surtout pas un homme d’État. Seule indulgence : ADO estime désormais que Gbagbo n’est pas le principal responsable des violences qui ont été commises au plus fort de la guerre. Il vise plutôt les faucons de l’entourage présidentiel. Au premier rang, il place son épouse Simone.


Des partisans d'Alassane Dramane Ouattara, le 24 novembre.
© Issouf Sanogo/AFP

Gbagbo, lui, voit en Ouattara l’homme par qui la guerre est arrivée, la source du mal qui s’est emparée de la Côte d’Ivoire à la mort de Félix Houphouët-Boigny. Un homme « violent malgré les apparences », faux, prêt à mettre le pays à feu et à sang pour conquérir le fauteuil du Vieux. « Aucun pouvoir ne mérite une guerre civile », nous a dit le président. ADO analyserait tout, dans son pays, à l’aune de l’extérieur : il est le candidat de l’étranger, serine-t-on au palais. Comme Ouattara, Gbagbo accorde à son rival quelques qualités : intelligence, capacité de travail, entregent international et vision dynamique des choses, notamment à propos du traitement à prescrire pour soigner le patient ivoirien. Évidemment, il ne le crie pas sur tous les toits…

La perception réciproque des deux candidats est, comme souvent, soumise aux aléas de la vie politique. Tout le monde se souvient que Gbagbo et Ouattara ont été alliés au sein du Front républicain, contre Bédié, en 1995. Mais c’est oublier assez vite, même si les deux couples que formaient les candidats avec leur épouse étaient proches à l’époque, que ce pacte a été scellé par le secrétaire général du Rassemblement des républicains (RDR) tout juste créé, Djéni Kobina, et non par Ouattara. Kobina et Gbagbo ont fréquenté ensemble l’École des forces armées et, surtout, la prison. ADO n’a fait que suivre le choix de Kobina, décédé en 1998.

En revanche, il n’a jamais pardonné à Gbagbo son choix de concourir à la présidentielle de 2000, alors qu’il prônait son boycottage. Une candidature vécue comme une trahison. À l’inverse, Gbagbo a longtemps pensé qu’il pouvait se rapprocher de Ouattara, y compris au plus fort de la crise. Jusqu’à l’alliance avec Bédié qu’il juge contre nature, après l’accord de Pretoria d’avril 2005. Enfin, malgré le risque électoral présenté comme plus élevé par les sondages, il aurait certainement préféré affronter Bédié au second tour. Car ADO présent à ce stade, c’est déjà une victoire pour son ennemi intime.

Itinéraires d’enfants pas tous gâtés

Là encore, tout les oppose. Dès la naissance. Gbagbo est né à Gagnoa, le 31 mai 1945, au sein d’une famille catholique modeste. Son père est sergent de police et sa mère, femme au foyer. Ils vivent à Mama, en pays bété, devenu la boucle du cacao. Son père sera arrêté, en juillet 1964, pour participation à un complot, transformant le jeune Laurent, à seulement 19 ans, en chef d’une famille sans le sou.

Son parcours sera celui d’un militant convaincu pour qui rien n’aura jamais été facile : professeur d’histoire-géographie avant d’obtenir un doctorat d’histoire, syndicaliste, opposant clandestin, poil à gratter du régime de Houphouët. Il multiplie les séjours en prison, comme sa sœur Jeannette, son épouse Simone et son fils Michel, qu’il a eu lors d’un premier mariage avec une Française. Il sera vilipendé, tabassé, menacé et devra s’exiler en France pendant plus de six ans dans les années 1980. L’adversité, il connaît. Y compris une fois devenu président : une tentative de coup d’État, Chirac et Obasanjo, entre autres, qui font tout pour obtenir sa chute… Pas vraiment un long fleuve tranquille.


Le 29 octobre, au stade Félix-Houphouët-Boigny d'Abidjan.
© Issouf Sanogo/AFP

Ouattara, lui, vient d’une grande famille du Nord, même s’il est né à Dimbokro, dans le centre du pays, le 1er janvier 1942. Son père Dramane, commerçant et transporteur prospère, est un descendant de Sékou Ouattara, fondateur de l’empire Kong, au début du XVIIIe siècle, à cheval sur le Mali, le Ghana, la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso. Études brillantes en Côte d’Ivoire puis au Burkina Faso, bourse pour les poursuivre aux États-Unis (il obtiendra un PhD en sciences économiques), recruté par le Fonds monétaire international (FMI) à 26 ans, dont il deviendra le directeur Afrique en 1984, gouverneur de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) en 1988, Premier ministre de Côte d’Ivoire en 1990, directeur général adjoint du FMI en 1994… Une ascension météorique.

De ces itinéraires opposés sont, à l’évidence, nées des conceptions différentes de la politique. Au-delà du clivage évident entre le socialiste Gbagbo et le libéral Ouattara. Pour le premier, c’est l’action, le combat, la lutte permanente contre l’adversité et, souvent, les ennemis extérieurs. Il a attendu le fauteuil présidentiel si longtemps et s’est battu chèrement pour le conserver. Il ne conçoit pas, d’ailleurs, qu’un chef s’enfuie, comme Bédié le fit en 1999 : « Un chef, ça se bat, ça résiste, quitte à y laisser la vie », citant Salvador Allende en exemple.

Pétri de références révolutionnaires, jouant volontiers la carte populiste du nationalisme, Gbagbo a toujours répété que sa filiation était « celle de la résistance à la pénétration coloniale, Bernard Dadié et son père, Gabriel, qui ont lutté pour que l’homme noir soit respecté dans ce pays ». Il se considère comme l’héritier du Rassemblement démocratique africain (RDA) et « reprend sa lutte là où ce dernier l’avait laissée au début des années 1950 ».

Ouattara est à l’exact opposé : pour lui, les « Ivoiriens ont besoin de s’ouvrir ». Économiquement, Gbagbo veut libérer son pays du joug extérieur, des présumés diktats de la Banque mondiale et du FMI alors que Ouattara mise au contraire sur l’aide des institutions internationales et des partenaires étrangers pour redonner à la Côte d’Ivoire son lustre d’antan. L’un est plus chef de clan quand l’autre se veut patron d’un parti, respectueux des usages politiques.

Le RDR n’est pas le Front populaire ivoirien (FPI), la machine est plus rodée, plus disciplinée et fonctionne de manière moins empirique. Mais Gbagbo est certainement plus politicien : il maîtrise dans le détail la carte électorale, a une connaissance fine de son pays, de ses habitants. Il parle le langage des Ivoiriens « d’en bas », les pieds solidement ancrés dans son terroir. Ouattara est plus un « homme du monde », moins « villageois ». Il est aussi plus à l’aise dans la communication moderne, les médias, internet, les réseaux sociaux. Tout le monde s’accorde d’ailleurs à reconnaître que sa campagne électorale était la meilleure parmi celles de tous les candidats. Ces visions et cette manière de faire de la politique diamétralement opposées sont le fruit de leurs parcours respectifs.

L’épine française

Illustration caricaturale de leur vision antagoniste de l’Afrique et du monde, le rapport à la France est cependant plus complexe chez Laurent Gbagbo qu’on veut bien le présenter. Son ami socialiste Guy Labertit expliquait, au plus fort des événements de 2004 : « Dire qu’il est anti-Blancs, c’est faux. Il a un fils métis de son premier mariage avec une Française et est profondément francophile ! »

En fait, le chef de l’État n’est pas viscéralement anti-Français mais il est en permanence dans l’épreuve de force avec Paris. Que la France fasse preuve de plus de compréhension à son égard – en tout cas qu’elle mette en sourdine sa volonté de l’évincer, comme c’est le cas depuis que Sarkozy a succédé à Chirac – et, comme par hasard, la tension baisse. Gbagbo, c’est l’amant déçu qui en éprouve une profonde amertume. La France « officielle » l’a longtemps rejeté, y compris ses camarades socialistes, alors qu’il aurait voulu la séduire, être aimé ou du moins apprécié. Le dépit amoureux explique, peut être, beaucoup de choses…

Le nationalisme africain aussi. Les chars de l’armée française dans les rues d’Abidjan ou devant sa résidence de Cocody, en 2004, c’est une entorse de plus, et de trop, à sa conception du combat des Africains pour obtenir une véritable indépendance. À noter, toutefois, qu’une dizaine de Français sont employés à la présidence, à des postes stratégiques (finances, règlement des factures, cuisine, service des écoutes téléphoniques). Ils étaient déjà là quand il a été élu. Il les a conservés. Ouattara, lui, est un francophile assumé. Il aime Paris, la Côte d’Azur, la gastronomie, et compte de solides amitiés (Sarkozy, Bouygues, Strauss-Kahn…) et très peu d’ennemis déclarés. Et ne voit pas « de problèmes majeurs entre les deux pays, dont les liens historiques sont très étroits ».

La Bible et le Coran

Laurent Gbagbo est un ancien catholique (il fut même séminariste) converti au christianisme évangélique. Son rapport à la religion est affiché au grand jour. On organise régulièrement des séances de prières à son domicile. Nombre de religieux gravitent dans son entourage, dont les plus connus sont le pasteur Moïse Koré, qui dirige l’Église Shekinah Glory mais semble avoir perdu de son influence, et Guy-Vincent Kodja, un ancien chanteur de rap, apparemment plus en cour actuellement. Mais, d’après un de ses amis, « sa foi profonde ne l’empêche pas de faire la part des choses ». Contrairement à son épouse Simone, très fervente, quasi mystique, proche de la culture sioniste et d’Israël, où elle multiplie les séjours.

Alassane Dramane Ouattara est musulman pratiquant mais pas vraiment un « pilier de mosquée ». Il vit sa foi dans la plus totale discrétion, au sein d’une famille où trois confessions coexistent : musulmane, donc, catholique et protestante. « Alassane est étonnant, explique un de ses proches. Il n’a pas la culture de la pratique, ne jeûne pas, ne se rue pas à La Mecque pour le pèlerinage. En revanche, il attache beaucoup d’importance aux valeurs de l’islam. » Si cette vie spirituelle différente ne semble pas être de nature à exacerber la confrontation entre les deux hommes, pour leurs militants, c’est une autre affaire…

Simone, Nady et Dominique

Beaucoup de proches des deux candidats pensent que leurs épouses respectives entretiennent leur rivalité, en tout cas influent considérablement sur la perception qu’ils ont l’un de l’autre. Chez Gbagbo, le rapport aux femmes est plus complexe. En véritable chef africain, il apprécie la gent féminine, c’est le moins que l’on puisse dire. Aussi doit-il gérer un gynécée souvent au bord de la crise de nerfs, au sein duquel on retrouve deux femmes de caractère, qui ne s’apprécient guère, malheureuses de devoir partager un homme pour lequel elles ne ménagent aucun effort : Simone, la plus politique, épousée en 1989, et Nadiana Bamba, alias Nady, révélée au grand public par un mariage coutumier, en 2001.

La première, 61 ans, est sa camarade de lutte, l’égérie et la numéro deux du FPI. C’est elle qui a tenu la baraque lors de l’exil de Laurent en France et elle est considérée comme la dure du régime. Elle n’est pas bétée, mais abourée, un groupe akan du Sud. Des deux femmes, elle est celle qui a payé le plus lourd tribut pour son engagement. Arrêtée, maltraitée et tabassée en 1992, elle restera discrète sur les sévices subis en prison mais en sortira traumatisée. Elle s’est enfermée dans le parti comme dans une gangue protectrice et se positionne en héritière de son mari, presque son égal. Intellectuellement, les deux s’entendent à merveille, et l’influence de la première dame sur le président est grande. Gbagbo l’admire et en a besoin.


Les deux couples réunis, en décembre 2001, avec le général Robert Gueï (à dr.)
et son épouse (entre ADO et Simone Gbagbo).
© Issouf Sanogo

La seconde « première dame » n’a que 39 ans. Jolie, cette ancienne correspondante d’Africa no 1 est originaire du Nord. Elle a séduit le chef de l’État mais ce n’est pas une amoureuse de quartier, une simple amante. Il l’a épousée, elle lui a donné un enfant. Contrairement à Mazarine Pingeot, la fille cachée de l’ancien président français François Mitterrand, il est reconnu et porte le nom de son père. Elle a également de l’influence, mais pas sur tous les sujets. Les relations entre Simone et Nady n’ont jamais été bonnes. Elles se sont nettement envenimées lors de la campagne du premier tour. Nady devait conquérir le Nord, fief de Ouattara, mais elle n’y est pas parvenue. Cette animosité entre les deux femmes, qui rêvent chacune d’évincer l’autre, oblige le président à une organisation sans faille. Simone règne sur la résidence de Cocody, Nady au palais du Plateau, voire à Yamoussoukro.

Alassane Ouattara n’a pas ce genre de problème. Il a épousé Dominique (57 ans), une Française installée en Côte d’Ivoire, en 1991. Veuve à 30 ans, mère de deux enfants, elle a fait fortune dans l’immobilier. Sa rencontre avec Houphouët, qui lui a confié à l’époque la gestion de son patrimoine immobilier, est déterminante pour ses affaires mais aussi pour sa vie privée, puisque c’est par son entremise qu’elle rencontre son futur époux.

Côté finances, Dominique ne dépend pas de son mari. Son agence AICI gère des biens à Paris, Cannes, Libreville, Ouaga ; elle détient les franchises d’une dizaine de salons de coiffure Dessange aux États-Unis ; etc. Elle est au service de l’ambition d’ADO. C’est un couple soudé, mais pour Gbagbo et ses troupes, elle incarne la « femme fatale », celle qui pousse Ouattara à conquérir le pouvoir. Inutile de préciser que le camp Gbagbo ne se gène pas pour brandir la « preuve Dominique » afin de démontrer que l’adversaire serait le candidat de l’étranger, de la France en particulier. Une épouse blanche, pour nombre d’Ivoiriens, ce n’est pas précisément un atout…

Simone et Dominique se sont fréquentées lors de l’alliance du Front républicain, au milieu des années 1990. Elles étaient amies, les Gbagbo séjournaient dans la résidence des Ouattara à Mougins, sur la Côte d’Azur. Aujourd’hui, les ponts sont coupés. À jamais, en ce qui concerne les femmes. En revanche, en politique, rien n’est jamais définitif.

Le fantôme de Houphouët

Ah, le Vieux et cette satanée succession ! Tout revient au père de l’indépendance. Gbagbo était son pire ennemi, Ouattara sa créature, son unique Premier ministre. Le chef de l’État entretient un rapport compliqué à Houphouët, savant mélange de fascination et de répulsion. Ainsi n’est-il jamais parvenu, au contraire de Simone, à pénétrer dans la chambre que Houphouët occupait dans la résidence de Cocody, expliquant « n’être pas encore prêt ».

Si ADO revendique l’héritage de l’ancien chef de l’État et le pare de toutes les vertus, Gbagbo, antienne anticolonialiste si souvent utilisée, ne voit en lui que l’homme des Français, auxquels il a rendu les clés de la maison Côte d’Ivoire. Il incarne le règne du parti unique contre lequel il s’est battu, mais aussi celui d’un roi qui s’est largement servi dans les caisses du pays pour asseoir son pouvoir. Tout était dû à Houphouët. Gbagbo, lui, n’avait que le combat et l’acharnement pour s’en sortir. Il lui reconnaît toutefois d’avoir développé son pays et ses infrastructures tout en maintenant la paix.

Paradoxalement, Gbagbo restera celui qui aura poursuivi l’œuvre du Vieux et relancé les chantiers pour le transfert de la capitale à Yamoussoukro, allant même jusqu’à lui ériger un mémorial à Abidjan… Enfin, le président se plaît à rappeler que les héritiers de Houphouët, Bédié et Ouattara, se sont battus presque à mort et que, sans lui, ils ne se seraient jamais retrouvés ni pardonné…

Des goûts et des couleurs

En matières de goût personnel, de nourriture, voire d’entourage, on reste aux antipodes. Gbagbo adore les westerns et le jazz, le kédjénou de poulet accompagné de riz (plat typiquement ivoirien), mange parfois avec les doigts, apprécie le gnamankoudji (jus de gingembre), les matchs de football ou de tennis féminin (les femmes, toujours…) à la télé, n’est jamais ponctuel, préfère la nuit aux matinées… Ouattara se détend devant les enquêtes de Colombo, lit The Economist et des essais politiques (d’Obama, de Juppé…), regarde des matchs de la NBA, apprécie la grande gastronomie française, les dîners mondains. Et il est toujours à l’heure.

Seul point commun entre les deux hommes : le ping-pong… Leurs entourages épousent ces différences. Gbagbo aime avoir sa tribu autour de lui, généralement issue de milieux populaires, mais très hétéroclite. Difficile d’ailleurs d’y décerner les vrais confidents des factotums tant l’ensemble peut parfois ressembler à un véritable capharnaüm… Les visages changent souvent, certains anciens compagnons de route du parti ont été éloignés de même que des proches peinent aujourd’hui à garder le contact. Enfin, Gbagbo tutoie facilement.

Autour d’ADO, on rencontre plutôt des golden boys, toujours tirés à quatre épingles. Tout est « carré », organisé, chacun entre dans une case et remplit un rôle bien précis. L’ensemble est plus policé. Les disgrâces n’existent pas ou presque, à moins d’avoir trahi le leader du RDR pour répondre aux sirènes du pouvoir.

Gbagbo et Ouattara, le feu et l’eau, la carpe et le lapin, vont s’affronter au fond des urnes le 28 novembre. L’homme du Sud contre celui du Nord, le chrétien contre le musulman, le socialiste contre le libéral, l’animal politique aux racines profondément africaines contre le chantre d’une Afrique inscrite dans la mondialisation, le villageois contre l’homme du monde, le résistant contre le conquérant…

Avec le PDCI et les Baoulés pour arbitres. Deux hommes, deux styles, deux visions pour une Côte d’Ivoire en apparence schizophrène. C’est à un choix quasi cornélien que se préparent des Ivoiriens avides de tourner la page d’une décennie de crise. Pour le meilleur ou pour le pire ? Seuls Gbagbo et Ouattara détiennent la réponse à cette question.

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