Culture générale  

Connaissez-vous l'origine de ces expressions ?

Joe a "casser sa pipe" .
Il semblerait que cette expression vienne du 1er empire durant les guerres Napoléoniennes.Sur les champs de bataille de l'époque, les médecins militaires (majors) ne disposaient pas du matériel nécessaire pour anesthésier le soldat avant de l'amputer. Pour résoudre ce problème, on avait trouvé une bien maigre solution. Il s'agissait de donner une pipe en terre cuite au patient qu'il place entre ses dents, pour éviter que ce dernier ne crie. Dans le cas où le médecin échouait lors de l'opération et que le soldat succombait, il lâchait alors la pipe qu'il tenait entre ses mâchoires, et celle-ci tombait en se brisant. Ce serait de la que naquit l'expression "casser sa pipe".


Mba à "retourné sa veste".

Retourner sa veste signifie changer radicalement d'opinion, de camp pour son propre profit.

L'expression vient de l'expression plus ancienne: tourner sa casaque. Elle trouve son origine dans un fait historique: Charles-Emmanuel de Savoie, Prince de Piémont et gendre de Phillippe II d'Espagne, était particulièrement ambitieux. Voulant être roi, il s'alliait indifféremment avec la France ou l'Espagne en fonction des circonstances. Sa casaque - un justaucorps à larges manches-, blanche d'un côté et rouge de l'autre, portait les couleurs de chaque nation. Il lui suffisait alors de porter le blanc pour la France et le rouge pour L' Espagne en "tournant sa casaque". Il semblerait que ce geste fut remarqué et donna naissance à l'expression "tourner casaque" pour désigner le fait de changer d'opinion, de camp avec une grande facilité et de manière intéressée. Cette expression a connu un joli succès puisqu'elle se dit encore couramment de nos jours même si de temps en temps elle est adaptée à notre mode vestimentaire actuelle et apparaît alors sous la forme: "retourner sa veste". Notons cependant que le fait de "tourner sa casaque" n'est pas toujours profitable à l'image de Charles-Emmanuel de Savoie qui mourut duc de Savoie et non roi.

Poudre aux yeux »

Apparences flatteuses, mais trompeuses.La poudre est ici la poussière, pas la poudre à canon ou celle de l'apothicaire.Cette expression existe au moins depuis le XIIe siècle.Elle signifiait auparavant "L'emporter sur quelqu'un", probablement par allusion à la poussière que soulève un coureur (à pied, à cheval...) en tête et qui gêne ceux qui le suivent.Maintenant, avec son sens "d'éblouir par de fausses apparences", elle se rapporte plus à l'aveuglement que procurerait la poussière dans les yeux.

« L'habit ne fait pas le moine »
L'apparence peut être trompeuse.Ce qui peut aussi se dire :Il faut s'abstenir de ne juger les gens qu'à leur apparence.Proverbe dont on trouve les premières traces au XIIIe siècle et qui serait tiré du latin médiéval.Selon certains, ce proverbe viendrait d'une déformation progressive de la traduction de l'expression latine de Plutarque 'barba non facit philosophum' qui signifiait 'la barbe ne fait pas le philosophe'.D'autres disent qu'il aurait pour origine un fait historique : en 1297, pour réussir à s'emparer par la ruse de la forteresse bâtie sur le rocher monégasque, François Grimaldi et ses compagnons d'armes se sont déguisés en moines franciscains, fait rappelé sur les armoiries de Monaco ().Enfin, peut-être faut-il simplement voir une certaine ironie dans cette expression.En effet, lorsqu'elle est apparue, les moines de l'époque étaient bien loin de suivre leurs préceptes. N'hésitant pas à accumuler des biens, à ripailler, à courir la gueuse ou à trucider à tout-va dans les batailles, ils avaient un comportement très éloigné de celui que leur tenue aurait pu laisser supposer.Ainsi, un brigand désireux de détrousser un moine en le supposant faible, pouvait tomber sur bien plus fort et rusé que lui.

« Joindre les deux bouts »
S'emploie en général négativement : avoir du mal à joindre les deux bouts.Avec la connotation financière initiale, signifie avoir du mal à faire tenir les besoins dans le budget disponible ou à tenir jusqu'au début du mois suivant avec le salaire qu'on vient juste de toucher.Utilisé plus généralement, signifie aussi avoir du mal à faire face à une accumulation importante de tâches.Métaphore ancienne sur la 'soudure' entre la récolte d'une année dont le produit devait durer suffisamment pour tenir jusqu'à la récolte suivante.A la fin du XVIIIe siècle, selon le dictionnaire de l'Académie, un homme qui subsistait difficilement "avait du mal à joindre les deux bouts de l'année".


Toucher du bois
Le sens de cette expression est explicite. Ce geste est supposé empêcher que des bâtons viennent se mettre dans les roues des projets de celui qui y participe ou lui permettre d'exaucer ses voeux de santé, de gain au Loto...

L'origine de l'expression est en soi assez ancienne (Perse ou Egypte), et reste intimement liée à la religion des peuples concernés :
- Toucher du bois revenait à se mettre sous la protection de Atar, génie du feu des Perses (leur religion est le mazdéisme).
- Pour les Egyptiens, le bois possédait une sorte de magnétisme bénéfique. Le toucher vous plaçait alors sous la protection de cette énergie protectrice.
- Plus proche de nous, l'expression était très employée par les Chrétiens en souvenir de la crucifixion du Christ sur la Croix (en bois).
Toucher du bois revenait alors à faire une sorte de prière afin de se placer sous sa protection et de se protéger de l'adversité. Par ailleurs, les Celtes attachaient un grand pouvoir mystique et spirituel aux arbres.

« Casser sa pipe »Mourir.

L'origine exacte de cette expression n'est pas véritablement connue.Elle est employée avec ce sens depuis la fin du XVIIe siècle.Elle semble apparaître pour la première fois dans les Mazarinades en 1649 où elle est utilisée au sens d'enrager (crever de rage).
Des personnes ne connaissant pas la présence de l'expression dans les Mazarinades ont essayé d'en placer l'origine postérieurement à leur date de parution.Voici deux des 'explications' proposées :- Sur les champs de batailles des guerres napoléoniennes, les chirurgiens n'ayant pas d'anesthésiant pour opérer, plaçaient une pipe en terre cuite entre les dents du patient pour qu'il la morde au lieu de crier. Le soldat qui succombait au cours de l'opération laissait tomber sa pipe par terre où elle se cassait.- Au théâtre, un acteur qui interprétait souvent le rôle de Jean Bart dans une pièce de boulevard, avait toujours une pipe en bouche sur scène pour interpréter ce personnage. Un jour, au cours d'une réprésentation, la pipe est tombée, s'est brisée et l'acteur s'est affaissé, mort.A vous de choisir celle qui vous plaît le plus, en sachant qu'aucune des deux n'est la bonne.

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