Vos loisirs  

Le Centre Culturel Français Saint-Exupéry : boulevard Triomphal El Hadj Omar Bongo. Tél. 76 11 20. Lieu essentiel de la culture francophone au Gabon, il s'attache aussi à la promotion des cultures africaines (danse, théâtre, musique, cinéma, expositions d'art contemporain, conférences, présentations d'œuvres littéraires, éditions et rééditions d'ouvrages...). Un amphithéâtre de 400 places bien équipé reçoit ces manifestations. Tous les ans, le Salon d'Octobre est une manifestation remarquée et attendue par les plasticiens et les amateurs d'art. Le Fonds d'Art Contemporain du Gabon, créé en 1991 sous l'égide du Ministère de la Culture et des Arts gabonais, de la société Shell et du CCF a permis la constitution d'une collection de peintures et de sculptures. Les œuvres sont présentées sur place et à l'étranger en expositions itinérantes. La bibliothèque est l'un des points forts du Centre Culturel. Elle accueille un public très nombreux, adultes, enfants, chercheurs et étudiants, selon le mode classique des salles de prêt et de consultation. Le fonds Gabon est particulièrement riche en documents anciens. L'inventaire compte 3 000 références, livres, magazines, philatélie, cartes... Ces documents peuvent être consultés sur place, sous certaines conditions. Le mois de décembre est "Le Temps des Livres", plusieurs manifestations liées à la littérature et aux écrivains sont programmées : expositions, films, dédicaces, "troc aux bouquins"... Le CCF n'est pas insensible à l'environnement, l'association "Les Amis du Pangolin" qui édite le journal "Le Cri du Pangolin", est abritée dans ses locaux. Tout autour de l'édifice, un jardin botanique permet la découverte de la flore gabonaise.
Cinéma Le Komo : avenue Félix Eboué. Tél. 72 02 21. Balcon et orchestre. D'autres salles existent dans les quartiers de la ville. Le sport est présent dans la vie gabonaise et notamment à Libreville. Dans chaque quartier, on trouve salles de sports et associations sportives. Foot-bail, hand-ball, volley, rugby, etc. se pratiquent dans les stades de la cité ou dans les lycées. Les sports de combat, danse et gymnastique sont au premier plan. Les grands hôtels proposent aussi plusieurs activités. Nous citons ici quelques clubs, à vous de découvrir d'autres adresses.
A2L : club d'ULM, Owendo, entre le lycée technique Omar Bongo et la base Rougier. Baptêmes en 3 axes ou pendulaires. Possibilité de passer les brevets de pilote. Gabon Aéro Diffusion, tél. 75 92 42/76 45 61, société de location d'ULM et de pilotage.
L'Aéro-Club : tél. 73 28 11. Après l'aéroport, sur la route du Cap Estérias. Il propose des formations pour passer les brevets théoriques et pratiques de pilote privé sur Cessna 152 et 182. Brevets gabonais et français. Les appareils sont loués aux membres du club. Baptêmes de l'air.
Le restaurant : ouvert tous les jours à midi. Tél. 73 57 77. Plats à la carte à partir de 5 500FCFA, menu malgache le samedi à 7 SOOFCFA, couscous le vendredi à 6 500FCFA
Le Golf Club de Libreville : quartier Mindoubé. Prendre la voie rapide en direction d'Owendo, tourner à gauche au carrefour I.A.I. puis première piste à droite. Tél. 76 03 78. 18 trous. Nombreuses compétitions sponsorisées et conviviales. Parcours technique, plans d'eau et reliefs.
Le Club House : bar-restaurant ouvert tous les midis sauf le lundi. Carte variée à des prix très intéressants, à partir de 3 800FCFA le plat.
Le Mindoubé Club : tél. 76 62 77. Quartier Mindoubé. A côté du Golf Club. Installé .sur 17 ha, le club propose des activités équestres (moniteur agréé par la Fédération Française d'Equitation), tennis, piscine, pétanque, gymnastique, tarot... Ambiance très familiale, cadre agréable.
Le restaurant : ouvert tous les jours à midi sauf le lundi et le soir en fin de semaine. Menu à 7 000FCFA, carte, snack.
Le Club Saoti : quartier Hauts de Gué-Gué. Tél. 73 03 95. Squash, tennis, ping-pong, volley-ball, basket-bail, arts martiaux, danse, natation et activités nautiques. Haut lieu du tennis au Gabon, nombreux courts.
Le restaurant : "La coccinelle d'Or". Tél. 736481. Restaurant-snack en terrasse aux abords de la piscine et des courts de tennis dans un cadre agréable. Carte à partir de 4 500""* le plat.

Le point kilométrique zéro du Gabon est situé au carrefour Bessieux. Il détermine les PK, points kilométriques, si utiles pour se guider dans la ville et ses environs.

Quartiers Louis et Quaben
Le village du roi Louis Dowé, neveu du roi Quaben, était établi entre la rivière Anwondo (à côté de la Fondation Jeanne Ebori) et la rue de la discothèque "La Maringa". Le roi Louis appartenait à l'un des clans les plus importants des Mpongwè, qui englobait les villages de Louis, Quaben, Kringer et Orety. Francophile comme le roi Denis, il contribua à l'établissement des Français sur ses terres en concluant le 18 mars 1842 un traité avec le Commandant Bouët-Willaumez.
Louis et Quaben sont des lieux agréables et verdoyants, formés d'un entrelacs de rues où il fait bon se promener. Très animés, ce sont les quartiers des commerçants, des restaurants, des discothèques, des artistes et de la vie culturelle. Le roi Dowé repose au début de la montée de Louis sur la droite. Au bord de mer, entre La Maringa et L'Antre de Bacchus, on aperçoit en hauteur, la croix qui signale la tombe du roi Quaben.
Monseigneur AndréRaponda-Walker : le buste de l'évêque est érigé au carrefour de la rue Pierre Barro, près de la concession familiale. De l'autre côté de la rue, sa tombe est dans un enclos.
Batterie IV : ce quartier appartenait au village de Louis, tout comme celui de Gros-Bouquet. Trois canons datant de la seconde guerre mondiale sont encore visibles dans les jardins de la résidence de l'Ambassade de France. Batterie IV a été le premier quartier résidentiel de la ville, avant les Hauts de Gué-Gué.
Quartier de la cathédrale Sainte-Marie
L'ancien Fort d'Aumale, construit par la marine française en 1843, était situé à l'emplacement de la cathédrale Saint-Marie.
Mission Sainte-Marie : siège de l'archidiocèse, elle possède des bâtiments anciens et deux lieux de culte. Bénie le 5 août 1864 par Mgr Bessieux, la première église porte alors le nom de Notre-Dame-des-Neiges. Sa nef voûtée en berceau de bois peint est précédée d'un porche à quatre colonnes, surmonté d'un clocher. Les peintures murales représentent les saints du Paradis. Le clocher formé de quatre grandes vergues de paquebot, servait de repère aux navires par sa grandeur et sa couleur rouille. Devant l'église, reposent les évêques du Gabon, Messeigneurs Bessieux, Le Berre, Martrou et Ndong. La nouvelle cathédrale Sainte-Marie fut édifiée en 1958 par Mgr Adam, qui prit soin de ne pas détruire l'église primitive. Située sur le promontoire, devant Notre-Dame-des-Neiges, elle domine la rade du Port-Môle. Bâtie dans le style des édifices des années soixante, elle possède de beaux vitraux colorés.
Le port Môle : créé en 1952, il y règne une animation intense liée au trafic de la Marine Marchande et au commerce. C'est le point de départ des navettes vers Ekwata et la Pointe-Denis.
Le boulevard Triomphal El Hadj Omar Bongo : les édifices qui le bordent sont le fleuron de l'architecture contemporaine librevilloise : le Centre Culturel Français Saint-Exupéry, le siège de la Banque des Etats de l'Afrique Centrale (BEAC), l'immeuble du 2 décembre dit immeuble du Pétrole, l'Hôtel de Ville, les ambassades de Chine et de Russie. La Cité de la Démocratie est l'aboutissement de cette enfilade architecturale.
Le Centre Culturel Français Saint-Exupéry : conçu par l'architecte François Lombard, il fut inauguré officiellement le 12 mai 1994. Ce grand édifice couronné d'une large vague de bois rouge, joue avec les lignes et les matériaux. Les jardins abritent un arboretum où s'exprime la biodiversité gabonaise. On peut le visiter.
Le siège de la BEAC : par sa simplicité de lignes, l'édifice s'élève telle une sculpture aux formes sobres et élégantes.
L'immeuble du 2 décembre : créé par l'architecte Paul-Emile Simon, il a été inauguré le 2 décembre 1987, pour le vingtième anniversaire de l'arrivée au pouvoir du président El Hadj Omar Bongo. Ce magnifique ensemble de 28 000 irf est composé de trois volumes. La tour d'une douzaine de niveaux abrite le cabinet du Ministre des Mines et des Hydrocarbures et celui des Affaires Etrangères. La couronne qui l'enserre
compose le second volume. Elevée sur sept niveaux, elle est dominée par une coupole renversée qui abrite une cafétéria ouverte au public. Le troisième volume est un petit bâtiment de cinq niveaux situé en retrait, sur l'avenue Jean-Paul II. Son fronton en mosaïque représente une torchère brûlante, sur un carton original de Martine Nzé, artiste gabonaise. Cet édifice devait à l'origine abriter la société de distribution de pétrole, Pétrogab. Il est actuellement occupé par la Primature.
Trois idées forces ont été le fil conducteur du projet architectural : donner l'impression que l'immeuble est propulsé vers le ciel, donner vie à l'édifice par des espaces de communication, faire participer les artistes à la création de l'immeuble.
La Cité de la Démocratie : autrefois appelée Cité du 12 Mars, elle fut construite en 1977 pour recevoir les hôtes prestigieux de l'Organisation de l'Unité Africaine (OUA). Erigée sur l'une des collines, la cité comprend 45 villas et un ensemble de bâtiments imposants : le palais des conférences pouvant accueillir 3 000 personnes, le palais des spectacles, le palais des banquets, le palais de marbre (résidence présidentielle).
Quartier du Plateau, centre ville Dès 1850, les Français y transportèrent les bâtiments de la Marine, lorsque le Fort d'Aumale fut abandonné. Il s'étend le long du boulevard de l'Indépendance en bord de mer, de la rivière Anwondo à celle de Mbatavéa. Sa limite Est se situe aux environs de l'avenue Félix Eboué. Quartier de la Présidence et des principaux Ministères, c'est le cœur de la cité avec ses boutiques et ses commerces de luxe où il fait bon flâner. Des bâtiments gardent le nom d'anciennes maisons de commerce, comme la galerie Hollande.
Le Palais Présidentiel : il a été édifié en 1977 à l'emplacement de l'ancien palais du gouverneur français, occupé à partir de l'Indépendance par le premier Président du Gabon, Léon Mba. L'ancienne Mairie se situait à proximité, dans la rue où est installé le Consulat Français.
La Jetée, appelée aussi Le Warf: face au Palais Présidentiel, il ne reste aujourd'hui que deux pontons visibles du bord de mer. Autrefois, Libreville n'ayant pas de port, les bateaux mouillaient au large et des embarcations faisaient la navette.
L'Immeuble Elf Gabon : boulevard de l'Indépendance, en bord de mer. Il se remarque par son architecture contemporaine, en forme de vague.
Musée national des Arts et Traditions : au rez de jardin de l'immeuble Elf Gabon. Tél. 76 14 56. Du lundi au vendredi, 8h-12h et 15h-17h. Inauguré en 1967, le musée expose masques, marionnettes rituelles du Bwiti, tsogho, figures de reliquaire appartenant aux ethnies fang, kota, mahongwé, sango, obamba, punu, ambété, téké, aduma, vuvi, galoa... L'artisanat traditionnel et le savoir-faire des Gabonais sont représentés : travail du fer, vannerie, tissage, poterie. On y voit soufflet de forge à décor anthropomorphe, bracelets fang et obamba, colliers décorés au repoussé, arbalètes de chasse fang finement ciselées, corbeilles à ignames en vannerie. On peut y découvrir aussi un certain nombre d'instruments de musique et objets régaliens : mvet, cithare Ngombi, sanza, tambour à fente, grelots, balafon, bâton de chef, tabourets en bois monoxyles, colliers de chef téké, couteaux de jet, pipes, coiffures. La mezzanine est occupée par la reconstitution d'un Mbandja, corps de garde du Bwiti des Tsogho. On remarque les supports verticaux sculptés de figures anthropomorphes mâles et femelles polychromes, une cithare Ngombi et trois bûches de bois posés en Y renversé sur le sol de terre battue, servant au Nganga qui officie. La visite du musée permet une approche rapide du patrimoine culturel et artistique du pays. On regrette cependant la présentation quelque peu poussiéreuse des œuvres qui ne crée pas une ambiance propice à leur mise en valeur et à leur juste appréciation.
Quartier de Mont-Bouët .Nom donné à la colline en souvenir du Commandant Bouët-Willaumez. C'est le quartier le plus populaire de Libreville, incontournable pour connaître la vie africaine cosmopolite. Il est prudent de prendre quelques précautions avant de s'y rendre : éviter les bijoux, les sacs et les tenues provocantes, prévoir de la monnaie.
Le carrefour Léon Mba : la maison du premier Président, reconnaissable à sa façade rosé et à ses grilles en fer forgé, est située à l'angle de ce carrefour très animé.
Le marché de Mont-Bouët : ville dans la ville, particulièrement encombré par la circulation, les nombreux marchands à la sauvette et les passants, Mont-Bouët est le quartier le plus pittoresque et attrayant de la cité. Dans ce royaume du négoce, boutiques tenues par les Libanais et étals africains se côtoient dans les avenues centrales et dans le dédale de ruelles qui forment le marché. On y trouve de tout : sous-vêtements, perruques, chaussures, cosmétiques à l'étage du marché couvert, vêtements, tissus, fripes, vaisselle dans les boutiques au bord des rues et dans les passages, alimentation un peu partout. Les prix sont beaucoup plus intéressants qu'ailleurs, surtout pour les chaussures, les vêtements d'enfants et le linge de maison.
Petit Paris : dans la continuité de Mont-Bouët, Petit Paris est le coin des marchands de tissus et des merceries.
Les Jardins de La Peyrie : ce lieu a connu par le passé des heures de gloire. C'était, à l'époque, le centre des spectacles et des loisirs de Libreville. Ses jardins étaient réputés pour leur charme bucolique. Les locaux et les jardins sont aujourd'hui en cours de rénovation, certaines troupes théâtrales gabonaises y organisent leurs répétitions.
La gare routière : située au carrefour du boulevard Mgr Bessieux et du boulevard Léon Kalfa. C'est le lieu de départ et d'arrivée de tous les taxis, bus, taxis brousse... Evidemment c'est très animé de jour comme de nuit. Il y règne une certaine tension et de l'insécurité. Il est préférable de ne pas y aller dès la tombée de la nuit.

Quartier de Nkembo
L'église Saint-Michel de Nkembo
: à gauche au carrefour S.T.F.O. (après la gare routière). L'église, large, massive et ouverte sur ce quartier animé, est le plus bel exemple de l'art religieux gabonais. Les piliers sculptés qui l'ont rendue célèbre ornent son porche et trois de ses côtés. La porte, d'un beau bois dur finement travaillé, le kévazingo, est ajourée comme une dentelle. Son trumeau représente Saint Michel terrassant le dragon. Au dessus de l'entrée, on voit la frise des visages des ancêtres.
Cette église a été rêvée, pensée, conçue par le Père Morel qui a trouvé les artistes qui ont su, par leur talent et leur personnalité, magnifier le projet : Zéphyrin Lendogno pour les piliers, les frises au-dessus des portes et l'autel de la chapelle du Saint-Sacrement, Juan Ndong pour l'autel principal, le Christ en croix, le pupitre, les statues de la Vierge et de Saint : Michel, André Peukououko pour le chemin de croix et les balafons. Les sculptures des piliers retiennent l'attention. Un guide édité par la paroisse Saint-michel permet d'en suivre l'iconographie. Sur la double rangée des 13 colonnes du porche, les épisodes de l'ancien testament sont représentes. Viennent ensuite, sur les 18 piliers bordant le côté gauche de l'édifice, les scènes du nouveau testament. Après avoir réalisé la chapelle de Bikélé sur la route de Kango, l'art de Lendogno trouve ici sa pleine l maturité. On y admire toute la sûreté de la main de l'artiste et sa parfai1 te maîtrise de la composition. Des frises de mosaïque cément certains Î tableaux, offrant ainsi des temps de respiration dans la figuration ; d'autres sujets au contraire, comme la résurrection des morts, s'organisent sur toute la hauteur du support. On a pu comparer le style de Len; dogno à l'art des sculpteurs romans, dans leur simplicité de lignes, leurs formes amples et massives, leur dimension cosmique. Mais rien ne nous fait oublier que Lendogno, sculpteur gabonais, est africain avant tout et c'est ce qui fait sa force. Les personnages vivent en parfaite harmonie avec la nature très souvent présente, les épisodes, même dramatiques, sont traités avec une grande humanité, les scènes typiques de fêtes ponctuent le ! récit que l'on peut relier à la tradition orale africaine. Les sculptures réalisées par Lendogno ne seraient pas ce qu'elle sont sans la direction spirituelle du père Morel. L'harmonie de cette collaboration, qui donne à l'oeuvre toute son universalité, se lit sur cette bible en image. L'intérieur de l'église est très vaste et peut accueillir 1000 personnes assises. Les murs en claustra confèrent au lieu fraîcheur et pénombre agréables. Les fonds baptismaux octogonaux sont en mosaïque colorée. L'office du dimanche est un moment d'exception. La paroisse s'emplit de fidèles et de chorales portant l'habit aux couleurs de leur association. Rythmée par les chants, la musique des instruments à percussions et le mouvement syncopé de la foule, la messe est à la fois solennelle et chargée de passions.
Quartier Glass
La rivière Mbatavéa est la frontière entre le Plateau et Glass. C'est le domaine du roi Ndama, appelé Glass par les Anglais pour son penchant pour la boisson qu'ils savaient entretenir afin d'adoucir cet esprit rebelle. Il repose à proximité du pont Nomba sur la Lowé. * Le quartier Glass était nommé "village du milieu", car deux rivières l'enserraient, l'Ogombié, "la bonne chance", et la Tsinazizo, "on n'efface pas le sang". Après l'Ogombié, débute le quartier Lalala.
Architecture coloniale : dans les mes adjacentes à la boulangerie de l'Estuaire, deux maisons coloniales en mauvais état sont parmi les rares vestiges du passé. Construites en bois et pierre sur pilotis, avec un toit à l quatre pentes bordé d'une frise de bois ouvragée, ces habitations s'ouvrent à l'étage sur une galerie de circulation.
Mission Evangélique de Baraka : du boulevard de la République, prendre la me face à la boulangerie de l'Estuaire. Fondée en 1842 par des Révérends américains, cette mission protestante passa sous la tutelle de
la société évangélique de Paris en 1894. La première école du Gabon y vit le jour, on y enseigna longtemps l'anglais.
Quartier Lalala
Au début du siècle, ce quartier fut investi par les villageois de l'intérieur du pays d'origine Fang et Myéné. L'origine du nom provient certainement de son éloignement par rapport au centre ville : loin, loin, loin... Lalala forme une fourche et se divise en deux parties, Lalala Droite vers la route d'Owendo et Lalala Gauche. C'est un quartier d'artisans très animé où buvettes en terrasse et restaurants à bas prix foisonnent. Le marché, grouillant de monde et de victuailles, est au bord de la rivière Ogombié.
Quartier Nomba
C'est l'ancien village du roi Glass, il était bâti sur une butte en direction de la plage. Plus tard, il émigra à l'embouchure de la Lowé.
Le village de pêcheurs du pont Nomba : situé au sud de Libreville à quelque 7 km du centre ville, au bord de la Lowé, le village de pêcheurs du Pont Nomba vit au rythme des marées. Les habitants, en majorité nigérians et équato-guinéens, pratiquent la pêche, la salaison et le fumage du poisson que les femmes vendent ensuite à l'étalage. D'un côté du pont, le marché au poisson frais propose le meilleur poisson au meilleur prix. Les Librevillois le savent bien. A la sortie du travail, il est souvent difficile de se frayer un passage tant les clients sont nombreux ! Matin et soir, arrivent en provenance de l'océan les longues pirogues colorées, où de nombreux pêcheurs débarquent le fruit de leur labeur. Aussitôt les marchandes remplissent leurs bassines. Et dans un va-et-vient fiévreux, clients, vendeurs et mouettes évaluent la qualité du poisson, De l'autre coté du pont, le village avec ses fumoirs, ses bacs à salaison et son marché aux poissons : véritable avalanche de carangues, daurades, soles, rouges, capitaines, bars, carrelets, crevettes... Les poissons, de toutes tailles, brillants et mordorés sont entassés dans des sacs de jute, arrangés en couronne dans des bassines ou encore empilés à l'étal.
Nos sens sont en éveil : les denrées exhalent des fumets inoubliables et la vision des couleurs et des formes est une fête pour les yeux.
Owendo
Les ports d'Owendo
: d'importantes installations portuaires en eaux profondes se situent à Owendo, à une vingtaine de kilomètres au sud-est de Libreville sur l'estuaire du Komo. Trois zones se partagent le territoire. Le port à marchandises, où transitent la plupart des denrées et matériels importés ou exportés. Le port minéralier permet d'accueillir des bateaux d'une capacité de 40 000 tonnes, afin d'exporter le manganèse transporté depuis les sites d'extraction de Moanda par le Transgabonais. Le port à bois mérite d'être visité. Situé dans la baie de l'lgounié, il sert depuis 1979 au flottage des grumes provenant des chantiers forestiers, en partance pour l'étranger. Quel spectacle saisissant que de voir ces immenses radeaux de bois flottants sur le Komo ou encore ces assemblages géants aux tonalités jaunes, brunes et rouges posés à quai dans l'attente d'un prochain voyage !
A partir de PK5
De la gare routière en allant sur la route de Kango (NI), plusieurs quartiers populaires se succèdent, empruntant leurs noms au nombre de kilomètres qui les sépare du point kilométrique 0.
Arboretum de Sibang : à partir de l'échangeur du PK5, prendre la NI en direction de Kango. Au PK8 tourner à gauche vers la Société Gabonaise d'Assainissement (SGA) et suivre la piste jusqu'à la première intersection, prendre à gauche et passer un petit pont pour accéder à l'arboretum. En saison des pluies, un 4x4 est conseillé. L'arboretum a été amé nagé à partir de 1931 .L'Institut de Recherche Agronomique et roresnere (IRAF) en a actuellement la charge. Les 16 hectares, divisés en parcelles, sont plantés de la plupart des essences présentes au Gabon : teck, okoumé, acajou, fromager, ébène, ozigo, padouk, kévazingo, movingui, andoc... Aujourd'hui, il est difficile pour un néophyte de s'y retrouver tant se mêlent et s'entremêlent lianes et fougères. Cathédrale de silence et de beauté, où la nature reprend ses droits, l'arboretum est une promenade facile et instructive dans les faubourgs de Libreville. L'association "Aventures sans frontières" organise des sorties-découverte dans ce site.
La Chapelle Saint-Luc de Bikélé : prendre la Nia partir de l'échangeur de la voie rapide en direction de Kango. A 6,5 km, au niveau de Melen (PK 11), tourner à gauche après les grands bâtiments du marché de Bike1e. La piste est signalée par la pancarte "Clinique des deux Marie, accouchements". Après avoir dépassé la clinique d'environ 2 km, la chapelle est visible sur la gauche. Ce bâtiment en forme de hangar ouvert à tous les vents est cerné par des murs d'une hauteur d'environ un mètre. Seul le chœur est fermé par un mur pentagonal ajouré. L'aspect général est rustique, jusqu'à la jante de roue pendue à côté du tam-tam, faisant office de cloche. Des poteaux de bois sculptés d'une facture simple, en méplat, soutiennent l'avancée du toit. Le style dépouillé et pur, est plus graphique que celui des colonnes du porche de l'église de Nkembo à Libreville, réalisées quelques années plus tard par le même sculpteur, Zéphyrin Lendogno. Sur l'un des trois poteaux du-parvis, on remarque la succession de visages superposés qui s'intègrent parfaitement à la forme du support et témoignent de la grande maîtrise de composition de l'artiste. L'autel est porté par quatre pieds sculptés représentant les symboles des évangélistes, l'aigle, le lion, le boeuf et l'homme. De style différent, ces oeuvres plus massives dégagent une impression de puissance rassurante et de paix.
La baie de la Mondah
Pour une sortie dans la baie de la Mondah, s'adresser au restaurant "Le Débarcadère" qui loue pirogues et piroguiers à la journée. Tél. 752838. Au carrefour des Charbonnages, tourner deux fois à gauche. Itinéraire fléché. Repérer le panneau "risque de verglas" ! Réservation conseillée. Balade ou pêche à travers la mangrove sur les rivières, jusqu'à la Pointe Moka, puis retour par l'embouchure de la Mondah. Villages de pêcheurs Benga qui chassent les requins, varans, oiseaux... La vie sauvage dans la capitale ! Pirogues de 4 à 18 places : à partir de 50 000FCFA tout compris. Prévoir boissons, pique-nique, protections solaires et anti-moustiques. L'association "Aventures sans frontières" propose un circuit différent de Malibé à la Pointe Moka, tél. 75 16 03.
Les plages
Libreville possède quelques plages agréables, bordées de cocotiers et de badamiers, sur lesquelles des billes de bois se sont échouées. Les alluvions transportées par les fleuves et les rivières donnent à l'eau une couleur brune peu engageante. D'Owendo à Batterie IV, quelques plages sont praticables, mais dans l'ensemble leur accès est plus difficile (habitations et rochers). Du Dialogue jusqu'au Cap Santa Clara pour les courageux, le sable à marée basse est une invitation à la marche ou au jogging. Seule ombre au tableau, les immondices qui jonchent le sol.
La plage du Tropicana : quartier Tahiti. Plage de l'hôtel-estaurant du même nom, elle est privée et entretenue. Transat, matelas et parasol sont à la disposition du client pour environ 2 000FCFA. C'est moins tranquille le dimanche, l'endroit est très connu...
La Sablière : 2 km après l'aéroport prendre la route à gauche. La Sablière est d'abord un quartier très chic, où de belles maisons côtoient de luxueuses villas et de nombreuses ambassades. La plage est accessible par de nombreux chemins qui bordent ces propriétés. En continuant après le quartier des habitations, une piste de 3 km environ conduit à une plage longue de 10 km. C'est encore la Sablière et les "vieux blancs" racontent qu'autrefois c'était le rendez-vous des Librevillois. Chacun y possédait son cabanon. Aujourd'hui, on peut encore en louer, surtout à la Cocoteraie, mais la plupart sont tombés en décrépitude. Plus loin, la plage est moins fréquentée, des agressions ont été commises. Il est recommandé de n'avoir ni argent ni bijoux et un minimum de papiers.

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