Daniel Cousin  


Daniel, comment se déroule la préparation du match de lundi contre le Niger ?
Tout se passe bien. On le prépare sereinement. On refuse de se mettre des pressions inutiles qui peuvent nous déstabiliser, ça ne sert à rien. Mais, on est conscient que c’est le match que tous les Gabonais attendent.

Le Gabon n'a pas inscrit de but lors des deux derniers matches d’évaluation, comment expliquer cette pauvreté de la ligne offensive des Panthères ?
Sur cette question, il faut voir ça avec le coach. Nous, on essaie de donner le maximum et après, je ne vais pas dire que l’attaque est mauvaise, que les passeurs sont mauvais. Rien de tout cela. Maintenant, si vous avez des questions sur l’aspect tactique, il faut voir ça avec le coach.

Vous sentez-vous capable de tenir un match plein, quand on sait qu’une polémique est née sur votre baisse de forme ?

La décision de me titulariser ou pas est prise par le coach. Moi je suis prêt, je l’ai toujours répété, j’ai une grosse envie de jouer cette Can. Cela fait douze ans que je suis en sélection, et je ne pense pas que je vais rejouer une autre CAN à domicile avec le Gabon... J’ai donc envie de jouer, de faire le maximum pour mon pays.

Dans cette équipe rajeunie, vous jouez un peu les grands frères. Appréciez-vous ce rôle ?

Je me le dois par rapport aux jeunes. Je leur donne des petits conseils, je les aide à ne pas se disperser, à rester concentrés sur l’objectif. Ils écoutent, mais parfois cela ne les empêche pas de reproduire les mêmes erreurs. Je suis donc attentif. Certains jouent au pays. Et sans dénigrer la formation locale, il y a moins de rigueur qu’en Europe. Je veille donc à corriger.

A titre personnel, cette CAN peut être l’occasion de vous montrer pour retrouver un club en Europe…
J’ai toujours faim, j’ai toujours cette envie de jouer. Donc oui, j’espère des retombées positives pour la suite de ma carrière si ça se passe bien pour nous.

Comment expliquer cette absence d’effervescence ou d’enthousiasme du public gabonais autour de son équipe nationale ?

Je suis revenu au pays en novembre, et je sens quand même l’excitation dans le pays. C’est la première fois que je vais participer à un événement de cette ampleur au Gabon. Je pense donc que le jour même du match, il y aura la fête. C’est obligé, parce qu’on a besoin du public.

Propos recueillis par Paul Nana, avec Patrick Juillard, à Libreville (Rédaction Football365/FootSud)

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