Afrique
mère
me voici nostalgique
la nuit est mûre
aux obsèques du soleil
défunt
une moitié de mes souffrances
se fait ténèbres
je n’ai pas oublié l’age
des nuits capricieuses
les regards de mon regard
au miroir de tendres rêves
effondrés
l’hymne du tam-tam sur les ondes
profanes
devenu message orphelin
et crispé aux coudes de l’espoir
déraillé
hélas
des hommes ont tenté de couper
mon nombril
pour me séparer de toi
mère
et notre dialogue
depuis le premier matin
de ma vie
est toujours troublé par des parasites.
Moundjegou Edgard Magang-ma-Mbuju Wisi
Afrique mère
me voici nostalgique
surpris par les premiers chants
du coqet jaloux de ma dernière nuit
creusé dans la pierre des totems
je les ai pliés parmi mes bagages
tous nos adieux hier éparssur le couvercle des saisonssur la croûte des continents
sur la cendre des âges de mon
âge d’initié
les battements de mon cœurà l’instant
solennel
tombent en cataractes par-dessus
l’épaule de ma révolte-en-bras
de chemise
partir et aimer une terre pillée
partir et oublier la transedes mouchoirs
à la ronde des brises matinales
partir et enjamber avec regret
un rythme de tam-tammoi esclave d’hier
moi cible d’aujourd’hui
moi homme libre de demain
j’attends avant de te quitter
encore
mère ce qui n’a pas été l’aube humide baignée
des rosées de la liberté
MAYANG-MA-MBUJU-WISI
Extrait du livre :Me voici nostalgique IIAnthologie de la litterature gabonaiseMinistère de l’Éducation Nationale, Libreville
© Léonce Michel OGANDAGA
Afrique mère
me voici nostalgique
surpris par les premiers chants
du coqet jaloux de ma dernière nuit
creusé dans la pierre des totems
je les ai pliés parmi mes bagages
tous nos adieux hier éparssur le couvercle des saisonssur la croûte des continents
sur la cendre des âges de mon
âge d’initié
les battements de mon cœurà l’instant
solennel
tombent en cataractes par-dessus
l’épaule de ma révolte-en-bras
de chemise
partir et aimer une terre pillée
partir et oublier la transedes mouchoirs
à la ronde des brises matinales
partir et enjamber avec regret
un rythme de tam-tammoi esclave d’hier
moi cible d’aujourd’hui
moi homme libre de demain
j’attends avant de te quitter
encore
mèrece qui n’a pas étél’aube humide baignée
des rosées de la liberté
MAYANG-MA-MBUJU-WISI
Extrait du livre :Me voici nostalgique IIAnthologie de la litterature gabonaiseMinistère de l’Éducation Nationale, Libreville
© Léonce Michel OGANDAGA
Les programmes d'enseignements du Blanc dans nos Lycées.
On y accorde très peu d'importance à notre propre histoire juste quelque chapitres...
comme quoi qui maîtrise son histoire maîtrise son futur.
PROGRAMME D’HISTOIRE ET DE GEOGRAPHIE
ENSEIGNEMENT GENERAL
COLLEGES ET LYCEES
Edition 1993/1994
L’ENSEIGNEMENT DE L’HISTOIRE AU COLLEGE ET AU LYCEE
I. PROGRAMME ET PROGRESSION
Le programme a été modernisé tant dans sa forme que dans son contenu : l’histoire au Gabon occupe une place plus grande en fonction de l’état des connaissances et de la documentation susceptible d’être en possession des Enseignants.
1.1. Le programme du premier cycle
Il forme un tout, de la Préhistoire (première leçon de la classe de 6ème), aux années actuelles (dernière leçon du programme de 3ème).
Il importe de multiplier des frises chronologiques, les documents cartographiques : l’élève situera les grands événements les uns par rapport aux autres, leur succession dans le temps ou leur simultanéité.
1.2. Le programme du second cycle
Il conduit l’élève à mieux aborder les grandes questions de notre temps et de situer l’histoire de son pays dans le contexte international, lui-même très évolutif.
a. Le programme de la classe de Seconde
Il a été profondément remanié. La première partie aborde quelques-unes des grandes questions concernant les civilisations de l’Afrique noire. Les parties suivantes permettent à l’Enseignant de faire le point sur les apports les plus marquants des autres grandes civilisations. Les questions religieuses, l’évolution des idées politiques, les révolutions des mentalités, les révolutions scientifiques et techniques…, autant de thèmes qui doivent permettre à l’élève de mieux appréhender les enjeux actuels que sont le développement économique, les mutations sociales et politiques de son pays.
L’histoire est un regard sur le passé ; c’est aussi un outil de réflexion sur l’avenir.
b. Le programme de la classe de Première
Il aborde les grands thèmes de l’histoire contemporaine. L’histoire du Gabon et de l’Afrique est resituée dans une histoire « devenue mondiale ». La révolution des transports, la diffusion plus rapide de concepts universels, la multiplication des échanges sont autant d’éléments à prendre en considération ; l’histoire d’un pays, d’une région, d’un continent, ne peut plus être étudiée en dehors de ce contexte mondiale dans lequel toutes les nations sont appelées à évoluer.
a. Le programme de la classe de Terminale
Il présente un panorama du monde actuel dans lequel la question de l’inégalité du développement à la surface du globe, résultat d’une évolution historique complexe, apparaît comme le fil conducteur.
II. SAVOIRS ET SAVOIR-FAIRE
Il convient d’aller à l’essentiel et de déterminer les programmes. Les professeurs doivent modifier leur méthode d’enseignement : bien moins de cours et de longs résumés dictés ; le développement (et l’enchaînement) des idées essentielles d’un sujet du programme doit être sous-tendu par un plan rigoureux au tableau. Le plan, les mots clés, les croquis explicatifs, les frises chronologiques, sont reproduits par les élèves dans leur cahier. Ces traces écrites sont complétées par les documents, les textes, les cartes qui servent de supports pédagogiques à l’exposé de faits.
En début d’année, le Professeur présente brièvement l’ensemble du programme à ses élèves et il organise se propre progression. Les Enseignants se concerteront au sein de chaque cycle afin de coordonner leurs enseignements.
L’acquisition des avoirs est indissociable de l’acquisition du savoir-faire. Une question d’histoire peut être abordée à l’occasion d’un document : carte, texte, statistiques… Dans un cours, le document sera toujours présent.
Les exercices seront choisis en fonction de la nature des épreuves du BEPC et du Baccalauréat. Cet apprentissage n’est pas réservé aux seuls élèves des classes d’examens. Au contraire, l’élève admis en classe de 3ème ou Terminale doit être rompu à toutes les techniques correspondant à ces niveaux.
Les évaluations seront préparées dans le même esprit.
HISTOIRE
CLASSE DE SIXIEME
De la préhistoire au Vème siècle
I. LA PREHISTOIRE
- Frise chronologique
- Préhistoire et Histoire
1. La préhistoire du Gabon
- Localisation des sites préhistoriques connus
- De la pierre au métal
- Place du Gabon dans la préhistoire africaine
2. La préhistoire en Afrique saharienne
- Les sites préhistoriques en Afrique saharienne
- Les progrès techniques chez les peuples néolithiques
- La connaissance des genres de vie et du milieu
II. LES DEBUTS DE L’HISTOIRE EN AFRIQUE
1. L’Egypte des Pharaons
- Présentation géographique de l’ancienne Egypte (Carte de l’Egypte ancienne)
- Les grandes périodes de l’histoire de l’Egypte
- Economie et société (le peuple, les privilégiés, le Pharaon)
- La civilisation égyptienne (religion, culture, art, la pyramide)
2. La découverte des métaux en Afrique
- Production, utilisation des métaux (exemple de hauts fourneaux)
- Les traces de l’utilisation des métaux (carte), la théorie de la diffusion du fer
- Deux civilisations du fer : les civilisations Nok et Bantu
III. LES HEBREUX : Origine, religion, relations avec les autres civilisations
IV. LE MONDE HELLENIQUE
1. Présentation du monde hellénique
- Présentation géographique (Carte)
- Les grandes phases de l’histoire (chronologie, frise)
- Le peuplement de la Grèce
2. Deux cités grecques
- Sparte
- Athènes
3. Economie et société
- Agriculture, élevage
- Commerce
- La société (structure, hiérarchisation)
4. La vie intellectuelle et artistique
- La religion
- La pensée
- L’art : étude d’un grand monument (le temple)
V. LE MONDE ROMAIN
1. Présentation du monde romain
- Carte de la Rome antique
- Les grandes étapes de l’expansion romaine
2. La civilisation romaine
- Organisation politique
- La guerre, la paix romaine, conséquences pour les peuples
- La vie économique
- La société romaine
- La vie artistique (étude du théâtre)
- L’apport culturel de la civilisation romaine
3. L’Afrique face à Rome
- L’écrasement de Carthage
- L’Afrique romaine
VI. LE CHRISTIANISME ET SON EXPANSION EN AFRIQUE
1. La naissance du Christianisme
- La Palestine
- L’enseignement de Jésus
- La diffusion du Christianisme
- Religion et histoire
2. La Christianisme dans l’empire romain
- L’église chrétienne
- Les persécutions
- Le triomphe du Christianisme
3. Le Christianisme en Afrique
- En Afrique du Nord
- En Egypte
- Au sud de l’Egypte et Axoum
CLASSE DE SIXIEME
Du Vème siècle à la fin du XVème siècle
I. ECONOMIE ET SOCIETES EN AFRIQUE NOIRE
1. Un peuple primitif : les Pygmées
- Répartition géographique
- Mode de vie
2. L’installation des peuples bantous
- Hypothèse sur les migrations bantoues
- Organisation sociale et politique : famille, village et ethnie
- Organisation économique : production agricole et échanges commerciaux
- La civilisation bantou (oralité, rites et croyances)
II. L’ISLAM ET SON EXPANSION
1. La naissance de l’Islam
- L’Arabie et Mahomet (carte)
- Les fondements de la religion
2. Les débuts de la conquête arabe et l’expansion de l’Islam
- Carte de l’expansion de l’Islam
- La diffusion de l’Islam
3. La civilisation musulmane
- Le commerce dans le monde arabe
- la société musulmane
- Techniques, sciences et arts (études d’un monument, la mosquée)
4. Les contacts Islam/Animisme au Soudan et en Afrique Orientale
5. Les contacts Islam/Christianisme
(La résistance des royaumes chrétiens de Nubie, l’Ethiopie chrétienne)
III. LES GRANDS EMPIRES AFRICAINS
1. Les empires du Ghana, Mali et Sonrai
- Carte des empires du Ghana, Mali et Sonrai
- Etude comparée des organisations politiques (notions d’empire et de vassalité…)
2. Des royaumes bantou : Congo-Mwéné Moutapa
- Carte des royaumes du Congo-Mwéné Moutapa
- Aperçu de l’organisation politique
IV. L’EUROPE OCCIDENTALE DU IXème SIECLE
1. La société féodale
- La notion de vassalité et de féodalité
- L’organisation de la société
2. La vie quotidienne au Moyen Âge
- Les chevaliers et les Seigneurs
- Les paysans
- Les artisans et les bourgeois
3. L’organisation économique
- Les progrès techniques
- L’essor de la production
- Les progrès dans l’organisation de la production
4. La vie religieuse
- Une société chrétienne
- Religion et essor économique
- L’art profane et l’art religieux
- Etude d’un monument : château, monastère, cathédrale)
5. Les croisades : les causes, les objectifs, les principales croisades, les conséquences
V. L’EVOLUTION DES IDEES EN EUROPE
1. La Renaissance
2. Les origines de la science moderne
3. La question religieuse
VI. L’EUROPE A LA DECOUVERTE DU MONDE
1. Les causes de l’expansion maritime
- Les progrès techniques (s’appuyer sur les croquis)
- Les hommes
- L’organisation de voyages
- Les objectifs poursuivis
2. Les Européens et l’Afrique (carte)
- Les voyages des Portugais
- La découverte des côtes gabonaises
3. Les Européens et l’Amérique (carte)
- Christophe Colomb découvre l’Amérique (contacts avec les autochtones)
- Etude d’une grande civilisation amérindienne
- Les premières installations européennes en Amérique
CLASSE DE QUATRIEME
Du XVIème siècle à la fin du XVIIIème siècle
I. LES DEBUTS DE LA COLONISATION EN AFRIQUE ET EN AMERIQUE
1. La formation de l’empire portugais
- Le long de la route des Indes et les Indes
- L’Asie du Sud-Est
- Le Brésil
2. Les conquêtes espagnoles
- Le Mexique
- L’Amérique du Sud (aspects économiques, sociaux, politiques, culturels)
3. Les autres colonisateurs européens
(Rappel de la présence Arabe en Afrique Orientale)
- Les Français
- Les Anglais
- Les Hollandais
(Etablissements des comptoirs, les contacts avec les populations locales)
4. La conquête arabe en Afrique Orientale
- Carte de la conquête arabe en Afrique Orientale
- Colonisation, développement du commerce
- L’essor des villes
- L’esclavagisme
II. LES CONSEQUENCES DES CONTACTS EUROPE/AFRIQUE
1. Situation politique et économique en Afrique à l’arrivée des Européens
- La désagrégation des vieux empires
* Le Soudan après la destruction de l’empire Sonrai
* Le déclin de l’empire du Mali
- L’émergence de royaumes animistes et guerriers (carte des royaumes) :
* Le royaume Ashanti
* Le royaume Abomey
* Le royaume Yoruba
- En Afrique Centrale (localisation et chronologie)
* Le royaume du Congo
* Le royaume de Loango et de l’Angola
- En Afrique orientale et Méridionale :
* Influence portugaise et arabe en Afrique Orientale
* Les peuples en Afrique Méridionale : Boshimans, Hottentots, Bantou
2. Les conséquences de la colonisation pour l’Afrique : conséquences humaines
- La traite négrière et ses conséquences (carte, organisation économique)
- Les nouveaux courants d’échanges : Relations Occident/Afrique
- Les débuts de la colonisation européenne en Afrique Méridionale (carte)
III. L’EUROPE AU XVIIème ET XVIIIème SIECLES
1. Les nouvelles données économiques
- Le recul espagnol, ottoman et portugais
- la montée en puissance des Provinces-Unies de l’Angleterre et de la France
2. La prépondérance intellectuelle et scientifique
3. Les progrès du commerce et de l’industrie
4. L’évolution des idées
- Le soulèvement des colons Anglais d’Amérique et formation des Etats-Unis
- L’évolution des idées en Europe
* L’évolution politique de l’Angleterre au XVIIIème siècle : vers le régime parlementaire
* En France, les critiques de l’Ancien Régime : La philosophie des Lumières
- Les idées de la Révolution Française
IV. TABLEAU DU MONDE A LA FIN DU XVIIIème SIECLE
1. Les XVIIème et XVIIIème siècles, « siècles sombres » pour l’Afrique
2. Une Europe de l’Ouest enrichie par le commerce colonial et les progrès dans l’agriculture et l’industrie. L’Europe dans le monde
3. L’essor de l’Amérique du Nord
3. L’isolement chinois et japonais
CLASSE DE TROISIEME
Le monde de la fin du XVIIIème siècle à nos jours
I. LE RENOUVEAU AFRICAIN AU DEBUT DU XIXème SIECLE
1. En Afrique Occidentale : la naissance d’Etats conquérants (carte) : particulièrement l’empire d’Ousman Dan Fodio (le rôle unificateur de l’Islam, l’organisation administrative, l’essor du commerce : la traite des esclaves)
2. En Afrique du Sud : Les tentatives de Tchaka (aspects militaires, « naissances » des Zoulou, le « grand Trek »)
II. LE GABON AU DEBUT DU XIXème SIECLE
1. Le développement de la traite négrière à partir de 1770
2. Un territoire peu connu jusqu’au début du XIXème siècle
3. L’installation des Français à partir de 1837
4. La migration Fang (les Pahouins), à partir de 1810-1820
5. Société et économie au Gabon au début du XIXème siècle
III. MADAGASCAR, PEUPLES ET CIVILISATIONS
1. Organisation politique, économique et sociale
2. Les contacts avec les Européens
IV. LA PUISSANCE DE L’EUROPE AU XIXème SIECLE
1. Les conditions du développement de la puissance européenne
a. Essor et évolution du capitalisme : une société nouvelle, patron et ouvriers
b. La valorisation du travail et des découvertes scientifiques et techniques (dans l’agriculture et l’industrie), de l’atelier à l’usine
c. La révolution dans les transports
d. De nouveaux paysages urbains et ruraux
2. L’Europe et la conquête du monde
- Colonisation et impérialisme
- Les migrations vers les Amériques
- Le partage de l’Amérique, la colonisation en Asie
V. LES BOULEVERSEMENTS DE LA PREMIERE MOITIE DU XXème SIECLE
1. La première guerre mondiale : origines, grandes phases, conséquences
2. La révolution des idées
- La révolution russe : les idées et les événements (le problème de la terre, la planification de l’économie, l’essor industriel)
- L’expansion du communisme dans le monde
- Des crises dans les démocraties
* La grande crise économique de 1929 : origine, déroulement, interprétations
* le fascisme, crise morale et sociale
- La guerre civile espagnole
3. Le choc de la seconde guerre mondiale
- Les grandes phases de la guerre (carte)
- Les conséquences en Europe, Afrique et le reste du monde : la naissance de l’ONU
VI. L’ACCESSION A L’INDEPENDANCE DES PAYS D’AFRIQUE DU NORD, D’AFRIQUE NOIRE ET DE MADAGASCAR
1. Les luttes anticoloniales : en Afrique du Nord et en Afrique Noire
2. Les indépendances en Afrique en Afrique du Nord
3. Les indépendances en Afrique Noire
4. L’indépendance du Gabon
VII. L’AFRIQUE NOIRE ET LE MONDE AU DEBUT DES ANNEES 1960
1. Les inégalités de développement Europe/Afrique
2. La suprématie politique et militaire des pays du Nord
3. Les fondements du développement économique en Afrique Noire francophone (choix politiques, chois économiques, coopération Nord/Sud
VIII. LA QUESTION DU DEVELOPPEMENT EN AFRIQUE FRANCOPHONE
1. Les grands traits de l’histoire du monde
- Le développement économique des pays du Nord
- La supériorité technique et financière des pays industrialisés
- Le développement démographique des pays du Sud
- Les relations entre les pays développés et les pays en développement
- Les schémas de développement en Afrique francophone : succès et échecs
2. Le Gabon de 1960 à nos jours
- La construction de la nation gabonaise
- Le développement de l’économie gabonaise : l’aménagement du territoire
- Evolution politique et mutations sociales
CLASSE DE SECONDE
Les grandes civilisations d’hier et d’aujourd’hui
I. HISTOIRE ET CIVILISTAIONS DE L’AFRiQUE NOIRE
1. Les repères dans l’histoire africaine
- L’homme préhistorique, l’Afrique « berceau de l’humanité »
- L’utilisation du fer, sa diffusion
- La ville, centre de pouvoir, centre économique, les premières villes africaines
- Les contacts avec les autres civilisations : des tournants historiques ?
2. Les fondements de la civilisation noire
- La tradition orale
- Les arts (sculpture, musique et poésie)
- L’art africain aux sources de l’art contemporain : le cubisme, l’expressionnisme
- Rites et croyances en Afrique Noire (Développez le cas du Gabon)
II. L’APPORT DES GRANDES CIVILISATIONS DE L’ANTIQUITE
1. Les anciennes civilisations du monde méditerranéen : Mésopotamie, Sumer et Babylone
- Au contact de l’Afrique et de la Méditerranée : la civilisation égyptienne (on évoquera les hypothèses des apports noirs)
- Les Hébreux (développez l’aspect religieux : le monothéisme)
- La Grèce
* L’Etat et le droit
* Une civilisation conquérante
- Naissance et développement du Christianisme
* Le monothéisme d’Israël
* L’organisation des communautés chrétiennes
2. Les civilisations de l’Asie ancienne (Inde, Chine, Japon)
III. LES APPORTS MEDIEVAUX
1. Les grands traits de la civilisation byzantine (art et religion : l’orthodoxie)
2. La civilisation arabo-musulmane
- Aspects culturels et religieux (la prééminence de l’écriture : un art religieux)
- Une civilisation urbaine
- Un pont entre l’Antiquité et le monde moderne (langue, philosophie, sciences)
3. L’évolution de la civilisation en Europe occidentale
- L’activité religieuse et intellectuelle : monastères et universités
- Le système féodal
- L’essor des campagnes et des villes
- Le travail en Occident : innovation, organisation
IV. LES APPORTS CULTUREL ET POLITIQUE DES TEMPS MODERNES
1. Le renouveau scientifique
- L’Europe à la découverte du monde
- Révolution mathématique (Galilée, Descartes, Leibniz, Newton, science de la nature)
- L’évolution des techniques
2. La renaissance artistique (architecture, peinture, musique)
3. La formation de l’Etat moderne
- Les fondements de l’absolutisme
- L’administration centralisatrice
- Apport politique des philosophes (liberté de pensée, justice sociale, réformes politiques)
* La solution anglaise (Habeas corpus, le bill of rights de 1869, les progrès du parlementarisme)
* La solution américaine (l’indépendance)
* la Révolution française
¤ La lutte pour la liberté
¤ La déclaration des Droits de l’Homme
V. LA CIVILISATION INDUSTRIELLE AUJOURD’HUI
1. Les fondements de la civilisation industrielle (fin XVIIIème-XIXème siècle)
- La révolution agricole
- De nouveaux modes de production
- La concentration des entreprises
- Le développement des échanges
- Les innovations scientifiques et techniques
2. Les aspects culturels et politiques
- Les mutations sociales et l’évolution des mentalités
- Libéralisme et socialisme
- Le nationalisme
- Développement et démocratie
3. La civilisation technologique du XXème siècle
- Le caractère universel de la civilisation technique occidentale
* Sciences et techniques : une révolution permanente
* Le travail et l’organisation de la production
- La culture technologique
* Tradition et modernité : le cas du Japon et de l’Asie
* Tradition et modernité : le cas de l’Afrique noire
* La question du transfert technologique
CLASSE DE PREMIERE
Le monde des années 1880 à 1945
I. LA NAISSANCE DU XXème siècle : des années 1880 à 1919
1. L’essor industriel et la puissance économique de l’Occident
- Les progrès scientifiques et techniques (nouvelles techniques, nouvelles énergies, évolution des productions agricoles et industrielles)
- Les grands foyers industriels
* En Europe (carte)
* En Amérique du Nord (carte)
* En Asie et dans le reste du monde (carte)
2. L’évolution des idées en Europe
- La montée des nationalismes
- Les socialismes
3. la situation dans les colonies européennes d’Afrique
- Le congrès de Berlin, l’impérialisme européen
- Colonies de peuplement
- Colonies d’exploitation
4. La carte politique du monde en 1914
Commentaire d’une carte (grandes puissances, empires coloniaux, pays neufs, vielles civilisations)
II. LA PREMIERE GUERRE MONDIALE
1. Les origines du conflit et les forces en présence
2. Les grandes phases de la guerre : la révolution russe, l’intervention américaine
3. Les aspects humains, techniques et économiques du conflit
4. Les traits de paix : la nouvelle carte de l’Europe et du monde
III. L’ENTRE-DEUX-GUERRES
1. Le déclin de l’Europe et la montée en puissance des pays neufs :
Amérique de la "prospérité"
2. L’essor du capitalisme libéral et la poursuite des progrès scientifiques et techniques
3. Les difficultés des démocraties européennes
- Les tensions socialistes : l’URSS de Staline à Lénine
- Les tentations fascistes
- Les crises des années 30 et la montée des totalitarismes :
* La montée du nazisme en Allemagne
* Le Front Populaire en France
* La guerre d’Espagne
* La marche à la guerre
3. L’Extrême-Orient : Expansion japonaise et le réveil de la Chine
4. L’Afrique pendant l’entre-deux-guerres
- L’Afrique du Nord
- L’Afrique de l’Ouest et l’Afrique Centrale
- L’Afrique du Sud
IV. LA SECONDE GUERRE MONDIALE
1. Les forces en présences, rappels des causes
2. Les grandes phases et les théâtres du conflit
On retracera dans ses grandes lignes l’évolution du conflit dans le temps (les premiers triomphes de l’Axe, le tournant de 1942, la victoire des alliés), et dans l’espace (théâtres européens, méditerranéen/africain et asiatique)
3. Le drame européen : système concentrationnaire et génocide, les résistances
4. L’Afrique et Madagascar dans la guerre
V. TABLEAU DU MONDE EN 1945
CLASSE DE TERMINALE
Le monde actuel
I. LE MONDE DE 1945 A LA FIN DES ANNEES 1950
1. Le bilan de la seconde guerre mondiale
- Bref rappel des événements
- Le coût de la guerre et les bouleversements territoriaux
- Tableau du monde en 1945-1947 (situation en Europe, situation aux Etats-Unis, en Asie, en Afrique et dans le reste du monde)
2. Les nouveaux rapports de force
- Des accords internationaux pour "assurer la paix du monde" : les "Nations Unies"
- La construction d’un monde bipolaire
* A l’Est, une force continentale : l’URSS "Organise" le bloc de l’Est (démocraties populaires) : Chine communiste
* A l’Ouest, la puissance américaine "organise" le "monde libre"
¤ Les échanges (système monétaire international, le GATT)
¤ Le Plan Marshall
¤ La reconstruction et l’édification de l’Europe de l’Ouest
- Le développement des nationalismes en Asie et en Afrique
3. La guerre froide : 1947-1963 : étude de quelques crises
- Crises en méditerranée : la naissance d’Israël et la question palestinienne
- Crise en Europe : Berlin ; création de la RFA et de la RDA
- Crise en Asie : Corée, Indochine
II. LE MONDE DES ANNEES 1950 AUX ANNEES 1970
1. Croissance économique dans les pays capitalistes de 1945 à 1973
- Les "trente glorieuses"
- Les progrès scientifiques et techniques
- Les problèmes liés à la croissance : les déséquilibre de la croissance (situation comparée des pays occidentaux, problèmes de reconversion dans les vieilles régions industrielles, apparition d’un "Quart Monde")
* La surconsommation des ressources naturelle mondiales et les problèmes d’environnement
2. Les tentatives de développement économique des pays socialistes
- En URSS : Europe de l’Est
- En Chine
3. Le Tiers Monde, une croissance bloquée ?
- La division internationale du travail (le Tiers Monde, simple fournisseur de matières, des populations essentiellement rurales)
- La détérioration des termes de l’échange
- Des carences internes au Tiers Monde (explosion démographique, archaïsme économique, analphabétisme, urbanisation incontrôlée)
II. L’EMERGENCE DU TIERS MONDE
1. La deuxième vague de décolonisation
- Décolonisation de l’Afrique Noire française
- Décolonisation du Congo belge
- Décolonisation des colonies portugaises
2. L’émergence politique du Tiers Monde
Conférence de Bandoeng, naissance du mouvement des non-alignés
3. Un développement inégal sur le continent africain
- Le modèle algérien, espoirs et difficultés
- Le mal développement du Nigeria
- L’Afrique du Sud, de l’isolement à l’affirmation de la puissance
- En Afrique Noire francophone, espoirs et difficultés : Côte d’ivoire, Tchad, Gabon
4. L’unité du Tiers Monde en question (expériences socialistes, faiblesses des intégrations régionales, suprématie des nations Nord/Sud)
IV. LE MONDE DES ANNEES 1970 A NOS JOURS
1. Occident : la grande dépression économique
- La crise de 1973 à l’origine de la dépression ?
- Le ralentissement de la croissance, la montée du chômage
- Comment relancer l’économie mondiale ?
2. L’effondrement de l’Union Soviétique
- L’échec économique
- Les aspirations sociales
- La destruction du mur de Berlin, un symbole
3. La fin de la guerre froide
- Bref rappel des crises URSS/Etats-Unis
- La question du désarmement
4. Crises et difficultés dans le Tiers Monde
- Des problèmes démographiques et économiques insurmontés
- Des exemples de conflits (on pourra étudier la guerre du Biafra, la guerre Iran/Irak, le conflit du Koweït)
- L’Afrique Noire est-elle marginalisée ?
* Le poids de l’Afrique Noire dans l’économie mondiale
* Les difficultés internes (inégalités, problèmes de santé, problèmes d’éducation)
* Evolutions politiques (on évoquera la question du monopartisme et du multipartisme)
V. REGARDS SUR LE MONDE
1. La question démocratique dans les différents ensembles géopolitiques du monde
- Démocratie libérale dans une Europe à la recherche de son unité
- La fin du communisme
* Le point sur la situation dans l’ex-bloc soviétique
* Le monde chinois
- Etats-Unis : crises dans un bastion de la démocratie
- Démocratie et multipartisme en Afrique Noire Francophone : une condition pour le renouveau économique et social
2. Le renouveau religieux
- L’importance du religieux aujourd’hui
- Les intégrismes religieux dans le monde
3. La coopération internationale
- Repenser la coopération Nord/Sud
- Vers un monde plus solidaire
* Mieux gérer l’environnement
* La lutte contre les grandes endémies
* Les combats pour les droits de l’homme dans le monde
L’ENSEIGNEMENT DE LA GEOGRAPHIE
AU COLLEGE ET AU LYCEE
I. PROGRAMME ET PROGRESSION
Le programme a été actualisé et modernisé dans son ensemble, de la 6ème à la Terminale. Le professeur présentera aux élèves les grandes lignes du programme afin qu’ils en soient imprégnés. Il est conseillé à tous les professeurs de collège et de lycées de prendre connaissance de l’ensemble du programme, quel que soit les niveaux qui leur sont confiés.
L’objectif poursuivi est de présenter aux élèves les différentes facettes géographiques du monde d’aujourd’hui afin que les enfants puissent se situer dans leur environnement (urbain, rural, régional, national et international).
Il y a une progression, de la 6ème à la Terminale, que le professeur est chargé de gérer. Cette progression doit être élaborée en début d’année par les professeurs du département. Dans les classes du premier cycle, l’élève doit acquérir une culture géographique de base (vocabulaire, techniques de commentaire…). Dans le second cycle, les notions sont approfondies et complétées. L’examen du BEPC sanctionne les études du premier cycle. Celui du baccalauréat, les études du second cycle. Un élève de Terminale doit faire preuve d’une réelle connaissance des faits géographiques et posséder une large culture qui se traduira dans ses aptitudes à réaliser une dissertation, un commentaire de documents…
Quel que soit le niveau, le professeur encouragera les élèves à s’intéresser à leur environnement : la presse, la télévision etc. seront largement citées. Des sorties de terrain seront organisées (visite d’entreprises, des sites remarquables…).
Le profil conducteur du programme de géographie est la question du développement : l’inégalité du développement à la surface de la terre, les contraintes physiques et humaines, les formes d’organisation économique, le poids des techniques, les relations entre les différents espaces…
II. UN PROGRAMME N’EST PAS UN PLAN DE COURS
Les programmes des différents niveaux n’ont pas changé en volume. Ils ont été plus ou moins détaillés, lorsque cela s’est avéré nécessaire afin de permettre à l’ensemble des professeurs chargés d’un même niveau, de dispenser obligatoirement un cours comparable (contenu et forme). Au sein d’un même établissement et à un niveau donné, il est conseillé de respecter globalement une même progression afin de pouvoir organiser des devoirs communs. Le programme ne propose pas un contenu exhaustif du cours.
III. LA GEOGRAPHIE DU GABON
L’enseignement de la géographie du Gabon a été profondément remanié, en fonction de la disponibilité réelle des travaux les plus récents.
1. En classe de Troisième
La géographie du Gabon garde une place importante dans cette année de fin de cycle et se situe après l’étude générale du continent africain.
Il est tenu compte de fait que les élèves ont suivi un cours de géologie en classe de 4ème.
Le programme propose donc une étude fine des milieux gabonais (physiques et humains) que l’élève sera à même de restituer dans un environnement africain plus large.
2. En classe de Première
La géographie du Gabon occupe une très large place, et se situe après l’étude des grands thèmes de géographie humaine générale. Le professeur s’assurera que les connaissances de base sont acquises (localisation et nature des grands ensembles de reliefs, climats, répartition des hommes, des ressources…).
L’objectif poursuivi est d’aborder, avec les élèves plus âgés (par rapport à ceux de la classe de Troisième), les divers aspects du développement au Gabon, restitués par rapport au contexte international. Les aspects techniques, financiers, la gestion des ressources humaines etc. seront abordés dans le détail. L’enseigenement restera proche des réalités gabonaises.
3. En classe de Terminale
L’objet du programme est de présenter aux élèves un panorama du monde actuel. L’espace monde est étudié sous ses différents aspects généraux (peuplement, développement, échanges, inégalités…). Les grandes puissances sont étudiées, l’émergence de nouveaux espaces de développement est analysée. C’est dans ce contexte que sera située l’étude des pays en développement dans toute leur diversité.
Plusieurs pays en développement sont retenus. Il s’agit de présenter aux élèves les traits caractéristiques de leur géographie économique, d’analyser les raisons de leur développement différencié.
Le Gabon fait exception dans ce schéma. Il est demandé aux élèves de Terminale de connaître leur pays, sous tous ses aspects. Au baccalauréat, des sujets, faisant appel aux connaissances acquises en 3ème et en 1ère, seront proposés.
4. Savoir et savoir faire
Tout au long de sa scolarité, l’élève améliorera sa connaissance des différents milieux géographiques existant à la surface du globe. Il saura lire et compléter des cartes, il saura apprécier des ordres de grandeur de production, de population, il saura aborder les différentes formes d’organisation, de population, il saura aborder les différentes formes d’organisation économique… Son savoir s’intègrera, au fil des années, à la connaissance plus globale (scientifique, technique, littéraire…), qu’il est amené à acquérir au cours de sa scolarité.
Le professeur s’attachera, dès la classe de 6ème, à initier les élèves aux savoir-faire spécifiques de notre discipline (étude de textes, de graphiques, de cartes, de tableaux statistiques, de photographies…).
Les professeurs du second cycle prendront le relais et travailleront en fonction de la nature des épreuves proposées au baccalauréat. En classe de Terminale, il est impératif que les élèves soient rompus à toutes les techniques, afin que le professeur puisse se consacrer entièrement à la réalisation du programme et à la préparation des élèves aux épreuves du baccalauréat ; beaucoup d’exercices seront proposés.
GEOGRAPHIE
CLASSE DE SIXIEME
La terre, mon milieu de vie
I. PRESENTATION DE LA TERRE
1. La terre, une planète du système solaire
- Le système solaire
- Rotation et révolution de la terre
- Localiser un point à la surface du globe terrestre
- Les représentations de la Terre. Savoir lire et réaliser une carte
2. Les terres et les mers
- Eléments d’explication de l’agencement des reliefs à la surface du globe (aperçu de la théorie des plaques à partir d’un schéma : séismes, éruptions volcaniques, failles)
- Les principales formes du relief continental
* Définitions (et croquis) : montagnes, plateaux, plaines, bassin versant, vallée
* Exemple d’un continent : l’Afrique
- La répartition des terres et des eaux à la surface du globe
* Définition d’un océan, d’une mer, d’une mer fermée, d’un lac
* Définition d’un continent, d’une péninsule, d’un archipel, d’une île
* Au contact de la terre et de la mer. Définition : côte, rivage, littoral, façade (présenter les différents types de côtes du Gabon)
- Les reliefs marins
3. Le temps et les climats
- Le temps qu’il fait
* La température et les précipitations (demander aux élèves d’effectuer des observations)
* L’ensoleillement et la hauteur du soleil dans le ciel
* La météorologie. Définition (utilité des prévisions météorologique)
4. Les climats du Gabon
* Description de la succession des types de temps de notre région au cours d’une année
* Comment représenter graphiquement un climat ?
* Présentation de la carte des climats du Gabon (description des autres climats du pays)
5. Les climats en Afrique
* Présentation d’une carte des climats africains (introduction de la notion de zonalité, caractères généraux des grands types de climats, comparaison avec les climats du Gabon
* Qu’appelle-t-on sécheresse et désertification ?
6. Les climats des moyennes et hautes latitudes
- L’importance des températures pour définir les saisons thermiques des moyennes latitudes
- L’importance de la variation de la durée d’illumination dans les hautes latitudes
- Des précipitations qui peuvent être solides (en montagne, altitude et en fonction de la latitude)
7. L’importance du climat sur la vie des hommes : développer quelques exemples concrets en zone chaude, aux moyennes et hautes latitudes
II. LES HOMMES A LA SURFACE DE LA TERRE
1. Les inégalités de la répartition de la population à la surface de la terre (présenter une carte, établir des liaisons avec la première partie du programme)
2. Population des villes, population des campagnes (présenter les grandes aires urbaines dans le monde)
3. Connaître une population
- L’état civil
- Le recensement
- Les mouvements de la population (le mouvement naturel, les migrations)
- Les hommes travaillent (définitions : actifs, inactifs, chômeurs, les principaux secteurs d’activité)
4. La terre peut-elle nourrir tous les hommes ?
- La faim dans le monde
- Peut-on résoudre le problème de la fin ?
III. LES ATIVIES DES HOMMES
A. L’AGRICULTURE
1. L’homme dans les milieux intertropicaux
- Surpeuplement ou sous-peuplement ?
- Des populations essentiellement rurales
- Les formes de l’agriculture (les difficultés de modernisation de l’agriculture traditionnelle, développement de l’agriculture de plantation : succès et échec)
2. La puissance agricole des pays du Nord
(Les formes d’agriculture, l’organisation de la production, la commercialisation et la transformation des produits)
3. Etude comparative de l’élevage en Afrique et en Europe
B. MINES ET INDUSTRIES
1. Les ressources naturelles
(Définition : ressources énergétiques, ressources minières. Localisation, utilisation industrielle)
2. Un exemple d’exploitation minière : le manganèse au Gabon (exploitation, transport, transformation/utilisation)
3. Les différentes sources d’énergie et leur importance
(Energie fossile, énergie renouvelable, géographie de la consommation)
4. De l’artisanat à l’industrie
- Etude de quelques exemples choisis au Gabon
- La diversité des industries dans le monde
- Pourquoi le Tiers Monde reste sous industrialisé ? (Carte)
V. LES HOMMES COMMUNIQUENT
1. Les différents moyens de communication (transports maritimes, terrestres, aériens, l’information, circulation des hommes, des marchandises
2. Le cas du Gabon
3. Les grands flux de circulation dans le monde
(L’Afrique est-elle marginalisée ?)
VI. LES SPACES S’ORGANISENT
1. Qu’est ce que l’urbanisation ?
2. Les villes de la région
3. Exemples de réseaux urbains, en Afrique, en Amérique du Nord
4. La vie urbaine en Afrique. Un nouvel environnement pour l’homme
CLASSE DE CINQUIEME
L’Amérique et l’Asie
I. LE CONTINENT AMERICAIN
1. Un continent très étendu en latitude
- Présentation du continent américain
* Les mers, les océans, les lacs
* La formation générale du continent
* L’extension en latitude (utiliser une carte murale)
- Les grands ensembles de reliefs
* Une longue chaîne de montagne
* Des moyennes montagnes et des plateaux
* De grandes plaines
* Les grands organismes fluviaux (cartographie)
- Toute la gamme des climats (cartographie)
- Toute la gamme des formations végétales (cartographie)
- Du point de vue humain deux Amériques : Anglo-saxonne, latine
2. Les Etats-Unis d’Amérique
- Les ensembles physiques régionaux (cartographie)
- La répartition de la population (et le cadre physique)
* Les grandes aires urbaines. Le phénomène de façade
* Les densités régionales
* La rurbanisation
- Une population multi raciale
* Le melting pot et les crises
* Répartition de la population dans l’espace urbain (carte)
- Les activités économiques
* Un énorme potentiel de production : ressources minières, régions industrielles (carte)
* Les grands secteurs de l’industrie des Etats-Unis
* Secteurs de pointe, secteurs en crise (poser le problème des concurrences européennes et asiatiques)
* L’agrobusiness
- Les Etats-Unis reste la première puissance mondiale
* La puissance militaire
* La puissance commerciale : dynamique et difficultés
3. L’Amérique Latine
- Cartes physique et politique de l’Amérique Latine
- La diversité ethnique et linguistique de l’Amérique Latine
* Les populations autochtones
* Les immigrés et les descendants d’immigrés
* Le métissage
- Le problème de l’agriculture
* Les principales productions agricoles
* Le problème de la propriété des terres
- L’Amérique Latine et matières premières : recherche d’industrialisation (exemples)
- L’Amérique Latine et le sous-développement
II. LE CONTINENT ASIATIQUE
1. L’Asie orientale
- Des milieux physiques contrastés (présentation des grands ensembles de reliefs, la diversité des conditions climatiques, formation végétales, les grandes vallées fluviales)
- Les plus fortes concentrations humaines : la répartition des hommes
- Le sous continent indien : plus d’un milliard d’habitants
* Brève présentation des milieux physiques (carte)
* la question alimentaire
* L’industrialisation
* Les problèmes liés à la diversité linguistique, religieuse, structures sociales
- La Chine : le pays le plus peuplé du monde
* Productions agricoles, organisation de la production
* Lutte contre la surpopulation
- Le Japon et ses « dragons »
* La puissance industrielle et commerciale
* Le savoir-faire et le travail au Japon
2. L’Asie occidentale
- Cartes physique et politique du Proche et du Moyen-Orient
- Le pétrole, source de richesse et de conflits, les grandes zones de production pétrolières (Carte)
- La question religieuse (en liaison avec le programme d’histoire)
CLASSE DE QUATRIEME
L’Europe occidentale et « l’autre Europe »
I. PRESENTATION DE L’EUROPE
1. Un sous continent situé à l’extrémité occidentale de l’Asie
- Les limites géographiques de l’Europe
- Les grands ensembles physiques
* Les mers et les fleuves
* hautes et moyennes montagnes
* Carte des grandes plaines et plateaux
* Bref aperçu de l’histoire géologique européenne
¤ Définir : bassin sédimentaire, massif ancien, montagne jeune
2. Les climats des moyennes latitudes
- Des raisons thermiques contrastées (étude de graphiques)
- Aggravation de l’amplitude thermique vers les hautes latitudes et vers l’intérieur du continent. Etudier quelques exemples de climats des latitudes moyennes : climats méditerranéen, océanique, continental, froid…
- Rapports climats/formations végétales (carte)
- Les conséquences sur l’agriculture, la vie des hommes, la circulation…
3. Un grand foyer de peuplement
- Carte des densités de population en Europe
- Les grandes zones urbaines : les régions moins peuplées, l’exode rural est-il une réalité ?
4. Une population qui vieillit
- Etude de quelques graphiques
- Les explications
- L’immigration compense-t-elle le vieillissement ?
- Les problèmes liés à l’immigration ( carte des mouvements migratoires, les mesures anti-immigration)
- Les Africains en Europe : assimilation, intégration, leur place dans l’économie et la société
II. UN ESPACE QUI SE CONSTRUIT : LA CEE
1. Carte de la CEE
- Historique de la CEE
- Le grand marché de 1993, une monnaie commune, la suppression des frontières
- De la CEE et l’UE
2. La puissance économique de l’UE
- La puissance agricole européenne
* La part de la CEE dans la production agricole mondiale : agriculture, élevage
* Organisation de l’agriculture
* Le marché commun agricole, la PAC : la concurrence avec les Etats-Unis
- La puissance de l’industrie de l’UE
* La part de la production industrielle communautaire dans la production mondiale (présentation des productions, des ressources naturelles)
* Les secteurs performants de l’industrie dans l’UE
* Les secteurs en crise et les reconversions
* La concurrence nord-américaine et japonaise
- La recherche fondamentale et appliquée au service du développement
* Un continent ingénieux
* La formation professionnelle
- Le développement du secteur tertiaire
* L’importance des services dans l’économie moderne
* Le premier espace touristique mondial
3. L’UE : un espace de liberté
- La libre circulation des hommes et des idées
- Vers une définition de la citoyenneté européenne
- Les forces rétrogrades : causes du racisme et de la xénophobie dans l’UE
III. LES DIFFICULTES DE L’AUTRE EUROPE
1. L’éclatement soviétique
- Rappel des principales phases historiques
- Carte de l’URSS
2. Un bilan économique défavorable
- La part de l’Europe de l’Est dans la production mondiale
- Inégalités de développement
- les problèmes liés à la gestion de l’environnement
3. La crise sociale, morale et politique
- Guerres ethniques et religieuses
- Instabilités politiques (on évoquera le cas de la Yougoslavie)
IV. LES FACTEURS DU DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE
1. Les atouts humains et technologiques
- Une longue tradition dans le domaine technique et industriel
* Bref rappel des «Révolutions industrielles» successives (frise chronologique)
* Les grandes innovations technologiques aujourd’hui
¤ Dans le secteur de l’électronique
¤ La recherche médicale (génie génétique)
¤ De nouvelles énergies (l’atome, le soleil, l’énergie des plantes)
¤ La robotique
¤ La transmission de l’information
* Les grandes écoles et les universités
* L’apprentissage et la formation scientifiques au collège et au lycée
2. L’organisation économique
- Un système bancaire performant (parler du rôle de l’épargne)
- Une politique d’investissement (cas des PME/PMI)
- Le partenariat dans l’entreprise (le rôle des syndicats sera évoqué)
- Le soutien de l’Etat
- Les multinationales, les groupes (étudier des organigrammes)
- Notion de rendement et de productivité
- le marché de l’emploi
3. L’organisation des échanges
- Amérique des espaces industriels
- Les flux de marchandises, financiers
- La liberté du commerce (évoquer le libre-échange)
4. D’énormes marchés de consommation
CLASSE DE TROISIEME
L’Afrique et le Gabon
I. PREMIERE PARTIE : LE CONTINENT AFRICAIN
I. UN VASTE CONTINENT
1. La forme massive du continent
- Les grands ensembles de reliefs
- Aperçu sur la formation du continent et la mise en place des grandes unités de relief
¤ Le socle précambrien
¤ Les grands bassins sédimentaires
¤ Le bourrelet atlasique et les chaînes du sud africain
(Carte, coupes et schémas ; il sera fait appel aux notions vues par les élèves en géologie en classe de 4ème)
2. Les climats africains
- Description de la mosaïque des climats africains (organisation zonale, organisation méridienne)
- Les facteurs climatiques et leur action
(Facteurs cosmiques, facteurs planétaires, facteurs atmosphériques, les facteurs géographiques)
- Etude des régimes pluviométriques
3. les milieux de vie
- Désert et sahel
- Savanes et forêts (dont étude du contact forêt/savane, des feux de brousse)
- Les milieux méditerranéens
4. Les grands fleuves africains
- Les grands organismes fluviaux
(Cartographie, disposition par rapport à la zone climatique)
- Le bassin du Niger, le bassin du Congo
II. UN PEUPLEMENT INEGAL
1. La répartition de la population sur le continent (cartographie)
- Les grandes villes africaines
- Le peuplement des zones rurales
- Les migrations
2. Démographie africaine
- Etude des taux, pyramides des âges
- La santé publique
(Géographie médicale, études de quelques endémies, épidémie du SIDA)
- Un grand problème africain, l’autosuffisance alimentaire
III. DES RESSOURCES À VALORISER
1. Des ressources naturelles abondantes mais inégalement reparties
- Carte : les grands pays miniers (traiter le pétrole)
- L’exploitation des ressources minières (des sources de revenus inégales)
2. La faiblesse de l’industrialisation
- Classification des pays selon l’importance de leur outil industriel
- Les difficultés de l’industrialisation (capitaux, technologie, marché de consommation)
3. Les ressources agricoles
- L’exploitation des forêts africaines
- Les tentatives de développement de l’agriculture (potentialités agricoles des sols, agriculture traditionnelle et moderne)
4. Une ressource peu développée : le tourisme
- Le tourisme en Afrique Noire
- L’extension du tourisme nord-africain
IV. L’AFRIQUE DANS LES GRANDS ECHANGES MONDIAUX
1. L’Afrique est-elle marginalisée ? (étude de graphiques, cartes)
2. Les rapports Nord/Sud et Sud/Sud
DEUXIEME PARTIE : LE GABON
I. UN PAYS EQUATORIAL
PRESENTATION DU GABON
1. Les grands ensembles morpho structuraux du Gabon
- Carte morphostructurale du Gabon
- Les reliefs du Nord-Ouest
- Les reliefs du Sud-Ouest
- Structures et modelés des régions cristallines
- Structures et modelés des régions sédimentaires précambriens
2. Les processus d’érosion actuels et passés, les résultats
- Les formes superficielles (altérites, sol agronomique, cuirassement)
- Carte des ensembles morpho-pédologiques
3. Le climat et ses nuances
- Les caractères du climat
- Les facettes du climat
- Les contraintes du climat sur le développement économique
4. Forêts et savanes au Gabon
- Importance et diversité du massif forestier (carte)
- Les savanes au Gabon
5. Le réseau hydrographique, les paysages des régions lacustres, marécages et lagunes
- Le bassin de l’Ogooué
- La région des lacs
- Les lagunes
6. Les côtes gabonaises
- Côtes rocheuses
- Côtes sableuses à lagunes
- Delta, estuaires
7. Environnement et développement : une réflexion sur la préservation des ressources et des paysages gabonais
II. LES RESSOURCES DU SOUS-SOL
1. Dans le bassins sédimentaire : le pétrole et le gaz
- Recherche et exploitation du pétrole. Les techniques utilisées. Les pièges à pétrole
- Carte des champs on shore et off shore
2. Dans le bassin francevillien du Haut Ogooué : uranium et manganèse
- Exploitation des minerais. Aspects géologiques (coupes)
- Transformation, transport et commercialisation, utilisation
3. Des ressources potentielles
- Le gisement de fer de Belinga
- L’or
- Le gisement polymétallique de Mabounié (localisation et importance)
III. L’AGRICULTURE ET L’EXPLOITATION DE LA FORET
1. Les potentialités agricoles des sols gabonais
2. Une agriculture peu développée
- L’agriculture traditionnelle
- L’agriculture de plantation, les blocs agro-industriels
3. Les difficultés de l’agriculture
- Les coûts de production
- Les contraintes des voies de communication et les circuits de la distribution
- Une modernisation difficile et coûteuse
4. L’exploitation de la forêt
- Richesse de la forêt. Les bois recherchés
- L’extraction des arbres et leur transport
- L’utilisation et commercialisation des bois
- La part du bois dans l’économie gabonaise. Le bois, ressource de l’après-pétrole
IV. LA PECHE, LA CHASSE, LA CUEILLETTE
1. Des modes de vie
2. L’importance de ces activités et les techniques utilisées
V. LA POPULATION GABONAISE : REPARTITION ET MOUVEMENT
1. Un pays peu peuplé
2. Une population inégalement repartie
3. Un réseau urbain incomplet (étude de villes, carte)
4. Les mouvements migratoires
- Les mouvements internes
- L’immigration (origine des migrants, motivations)
- Les problèmes liés à l’immigration, le contrôle de l’immigration)
VI. LA POPULATION GABONAISE : STRUCTURE ET ACTIVITE
1. Etude de la pyramide des âges et des caractéristiques démographiques
2. Les activités de la population
3. Education et santé au Gabon
VII. LES ACTIVITES DANS LES VILLES
1. Les activités tertiaires
2. Les activités de la population
- Un réseau industriel peu dense
- les difficultés du développement industriel
3. le secteur informel
4. Le problème du chômage dans les villes
5. Le problème de l’aménagement des villes
- Urbanisation planifiée et urbanisation sauvage
- La gestion du patrimoine urbain
VIII. LES MOYENS DE TRANSPORT
1. Les routes : problématique du développement dans un pays sous-peuplé
2. Les voies fluviales et le réseau lagunaires
3. Le cabotage reste peu développé
4. L’enjeu du chemin de fer Transgabonais (SETRAG)
5. les communications aériennes
IX. LE GABON DANS LE MONDE
1. Le commerce extérieur gabonais
2. Le Gabons dans les organisations internationales
CLASSE DE SECONDE
Géographie physique générale
I. LA PLANETE TERRE ET SA REPRESENTATION
1. La terre dans le système solaire
- Présentation du système solaire
- Présentation de la terre
- Les mouvements de la terre
(Présenter, à l’occasion de l’étude de ce thème, les moyens techniques permettant d’améliorer les connaissances)
2. Eléments de cartographie
- Les coordonnées géographiques
- Les représentations cartographiques :
(Techniques de réalisation, avantages et inconvénients)
- La carte topographique : élaboration, utilisation, échelle, légende, figurés :
(Présenter les cartes du Gabon à différentes échelles)
II. LES CLIMATS DU GLOBE, MOTEUR DE VIE
1. Les facteurs climatiques : rayonnement énergétiques
- Le facteur cosmique : rayonnement énergétique. Etude du bilan radiatif
- Le facteur planétaire : cycle saisonnier hémisphérique ; variation de la hauteur du soleil, variation de la durée d’illumination
- Conséquences climatiques du jeu simultané des facteurs cosmique et planétaire :
Le schéma zonal thermique ternaire : les trois domaines climatiques. Carte du bilan radiatif et carte des températures.
- La facteur atmosphérique : Coupe de l’atmosphère ; dynamisme de la circulation atmosphérique : éléments structuraux et flux caractéristiques
- L’Equateur météorologique : son importance dans la zone intertropicale
- Les facteurs géographiques
2. Précipitations et températures à la surface du globe
- Les précipitations : les différents types de précipitations
(Carte de la répartition des précipitations)
- Les températures : carte de la répartition des températures (cas des montagnes)
3. La mosaïque climatique
- Les climats équatoriaux
- Les climats tropicaux
- Les climats sémi-désertiques et désertiques
- Le domaine climatique à saisons thermiques contrastées des latitudes moyennes
- Le domaine climatique des hautes latitudes
III. LES FORMES DE RELIEF ET LEUR EVOLUTION
1. La formation des reliefs
- La structure du globe
- Les zones actives du globe : répartition des séismes et des volcans, répartition des déformations récentes
- La tectonique des plaques : les causes énergétiques, les différentes plaques, les dorsales médio océaniques, la subduction, la collision de deux plaques, la formation des reliefs
2. Les grands types de reliefs structuraux
- Les socles continentaux : les boucliers (carte, lithologie, tectonique)
- Les chaînes de montagnes : carte, les différentes structures
- Les bassins sédimentaires : carte, les différentes structures
- Reliefs volcaniques : types d’éruption, formes des volcans, grands plateaux de lave
- Rappel de la structure de l’Afrique : on détaillera un ou plusieurs exemples de chaque reliefs structuraux
3. Les processus d’érosion et les différents modelés
- Typologie des roches et cycles de roches
- Les processus d’érosion sont fonction des conditions climatiques, les formes héritées
- Les modelées des zones chaudes
- Les modelés des régions froides
- Les côtes et le modelé littoral
IV. LES PAYSAGES, CADRES DE VIE
On établira les relations entre : climats/sols/végétation
- Les paysages des régions chaudes
* Les paysages de forêt
* Les paysages de savanes
* Le contact forêt/savane
- Les paysages des régions des latitudes moyennes et hautes
- L’homme dans les différents milieux
* Protection de l’environnement (déforestation, feux de brousse, pollution)
* Le problème de l’eau, en particulier au Sahel
CLASSE DE PREMIERE
Géographie générale humaine et économique, et le Gabon
PREMIERE PARTIE : Géographie générale humaine et économique
I. INEGALE REPARTITION DES HOMMES A LA SURFACE DE LA TERRE
1. Régions vides, régions peuplées : les grands foyers de peuplement (carte)
2. Le dynamisme d’une population
- Explosion et stagnation démographiques. Etude de cas
- La mobilité des populations
3. L’urbanisation du monde
- Croissance comparée des grandes villes
- Populations urbaines, populations rurales, rurbanisation, villages
II. L’INEGALE REPARTITION DES RESSOURCES
1. L’eau, les grandes formations végétales à la surface de la terre
2. La répartition des ressources énergétiques et minières
3. Pays côtiers, pays enclavés : richesses halieutiques, ressources minérales, transport
III. LES PAYSAGES AGRAIRES ET LES MODES DE PRODUCTION
1. Campagnes riches des pays développés
- Etude de cas (Europe, Etats-Unis)
- Les mutations du monde rural dans les pays riches
2. Les agricultures du monde tropical
- Les agricultures traditionnelles, essai de modernisation
- Les agricultures de plantation : organisation et contraintes économiques
3. La faim dans le monde
IV. LE DEVELOPPEMENT INDUSTRIEL
1. Carte des grandes régions industrielles mondiales et mutations récentes
2. Le sous-développement industriel africain
V. LES FORMES D’ACTIVITES TERTIAIRES ET « QUATERNAIRES »
1. L’importance croissance des activités de services
2. La course au développement technologique
3. L’organisation financière : réseaux bancaires, télécommunication
DEUXIEME PARTIE : Le Gabon
UN EXEMPLE DE PAYS A REVENU INTERMEDIAIRE
V. L’ESPACE GEOGRAPHIQUE GABONAIS
1. Rappel : Les grandes unités régionales
- Les grandes unités et structure du relief
- Les régions climatiques : carte, coupe, graphique obligatoire
2. Forêts et savanes au Gabon
- Importance et diversité du massif forestier
- Les savanes (carte obligatoire)
3. Les ressources naturelles
- Les hydrocarbures : carte des gisements, coupes, conditions d’exploitation
- Les minerais : localisation des gisements, condition d’exploitation
- L’exploitation de la forêt : historique, conditions d’exploitation
4. Les potentialités agricoles des sols gabonais
- Carte générale (agricole) du Gabon
- Les sols et l’agriculture (dont l’élevage)
5. Les cours d’eau et les potentialités hydroélectriques
- Carte du réseau fluvial et lagunaire
- La production d’hydroélectricité (sites, usines)
Conclusion : L’importance du potentiel de développement
II. L’OCCUPATION DE L’ESPACE GABONAIS
1. La faiblesse de l’emprise humaine
- La répartition des densités de population (carte obligatoire)
- Un réseau urbain incomplet
* Les villes dans l’espace gabonais (étude de cas)
* Les mouvements de populations
* Les migrations de la population : l’exode rural
* Le vieillissement et la féminisation de la campagne
3. Les moyens de communication
- Le réseau routier
- Le réseau fluvial
- Le chemin de fer
- L’avion
Conclusion : La faiblesse de l’emprise spatiale. La question de l’immigration
III. LE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE
1. La faiblesse du secteur agricole
- Les agricultures traditionnelles, tentatives de modernisation
- Le développement de l’agro-industrie et l’élevage
* Carte
* Exemple de complexes agro-industriels
* Conséquences sur l’emploi et le développement régional
2. Le poids du secteur industriel
- Les pôles industriels au Gabon (importance, carte)
* Classification des industries
* Le développement des PME/PMI
- La structure des industries
3. Le secteur tertiaire
- Importance des secteurs public et parapublic
- Les banques et le réseau bancaire
- Le tourisme
Conclusion : Les pesanteurs du sous-développement et les progrès
IV. LE FONCTIONNEMENT DE L’ECONOMIE GABONAISE
1. Le poids des exportations dans l’économie
2. La gestion de la rente minière
3. La faiblesse du marché intérieur
4. L’importance des investissements privés, le problème de l’épargne
Conclusion : La pétrolisation de l’économie gabonaise. Les solutions à la crise
V. LE GABON DANS LE CADRE INTERNATIONAL
1. Le Gabon dans les rapports Nord/Sud
- La France, premier partenaire commercial du Gabon
- Les difficultés de développement des échanges régionaux
2. Le Gabon sur la scène diplomatique internationale
Conclusion : Le Gabon en Afrique Centrale
CLASSE DE TERMINALE
Le monde contemporain
I. L’ESPACE MONDE
1. Un monde de contraste
- Des espaces inégalement peuplés
* Cartographie des grandes aires de peuplement
* Des comportements démographiques inégaux
(Etude de cas ; historique, politiques démographiques)
* Carte des richesses produites
(Production agricole, industrielle, ressources minières)
*Géographie de la richesse et de la pauvreté
(Tenir compte de l’échelle des niveaux régional, national, continental)
- Des espaces inégalement maîtrisés
* Le poids de facteurs physiques naturels
(L’impact de l’homme sur son milieu, la maîtrise du milieu ; la gestion des ressources naturelles, la gestion de l’eau, les prévisions météorologiques, la gestion du patrimoine forestier…)
* Inégalité des ressources techniques et financières
- Des espaces inégalement accessibles aux progrès scientifiques et techniques
* Les disparités dans la recherche scientifique fondamentale et appliquée
* Les transferts technologiques
2. La révolution dans les communications
- Essor et modernisme des moyens de transports traditionnels
* La révolution des transports maritimes (effondrement de coûts)
* Le développement des transports aériens (progrès techniques et coûts)
* La route et le train
* La révolution des télécommunications
3. La mondialisation des échanges
- La croissance du commerce international (carte)
- Deux grands marchés : le blé et le pétrole
- L’Afrique est-elle marginalisée ?
II. LES ETATS-UNIS, UNE PUISSANCE MONDIALE
1. Présentation de l’espace nord-américain : grands ensembles de reliefs, aperçu géologiques, climats, végétation et sols (carte)
2. Des ressources minières et énergétiques en abondance
3. Une formidable création de richesse
- La puissance agro-industrielle
- La puissance industrielle
- Le développement des services (communications, réseaux bancaires…)
4. Les hommes dans l’espace américain
- La répartition des hommes, les migrations internes
- La société des Etats-Unis (Composition ethnique, données démographiques)
- Les activités des hommes
5. Le système impérial des Etats-Unis
- La puissance américaine dans le monde
(Commerce extérieur, entreprises commerciales…)
- Les interventions des Etats-Unis dans le monde (militaires et humanitaires)
- L’hégémonie culturelle des Etats-Unis
III. L’EMERGENCE DE L’ASIE
1. Une puissance confirmée, le Japon
- Les conditions du développement (présentation du milieu physique et humain)
- L’organisation du travail et de la production
- La puissance industrielle et commerciale
2. Les décollages asiatiques
- De nouveaux Japon (Singapour, HongKong, Taiwan, Corée du Sud)
- La chine : devenir une grande puissance
- L’Inde, une économie en expansion
3. Les enjeux du Golfe
- Le pétrole, l’eau, la terre et la religion an centre des tensions
- Différentes tensions, leurs conséquences et les tentatives de solutions
IV. FORCES ET FAIBLESSES DE L’EUROPE
1. A l’Ouest, une grande puissance : l’UE (historique et cartographie)
- Un grand foyer de peuplement
- La puissance industrielle et agricole (le cas de la France et de l’Allemagne)
- La première puissance commerciale du monde
2. A l’Est, un empire éclaté
- La fin de l’empire soviétique (la Russie aujourd’hui)
- La réunification de l’Allemagne
V. LA QUESTION DU DEVELOPPEMENT
1. Inégalités et constantes dans le monde en développement
- Inégalités de développement et de ressources (carte)
- La question démographique :
* Le boom démographique et l’explosion urbaine
* Les grandes questions : alimentation, santé et emploi
- Démocratie et développement
- La domination des pays du Nord :
* La détérioration des termes de l’échange
* La domination technologique et financière
2. Les blocages internes du développement
- Responsabilité du citoyen : conscience professionnelle, individuelle, respect du bien public, solidarité nationale, développement de l’initiative privée etc.
- Responsabilité de l’Etat : organiser la vie politique et sociale de la nation, garantir le fonctionnement des institutions
3. Etude de cas
- Des pays en voie d’industrialisation : Mexique, Brésil, Maroc
- Des pays à revenu intermédiaire : Côte d’Ivoire, Gabon
- Les pays les moins avancés (PMA) : Bénin, Mali, Tchad
NB : En classe de Terminale, la Géographie du Gabon est connue sous ses divers aspects : Géographie Physique, Géographie Humaine, Economie. Par contre, le Professeur se limitera à une présentation, la plus complète possible, des traits majeurs de la Géographie Economique des autres pays en développement inscrits au programme.
Maurice EKOME WAGA
Professeur d'Histoire-Géographie
et d'Education Civique
Henri Joseph Koumba film le "Collier de Makoko
Présent au dernier Festival de Cannes où il a présenté, au Marché des films, "Le Collier de Makoko", dernier long métrage gabonais dont il est le réalisateur, Henri Joseph Koumba Bididi a eu un certain succès au cinéma l’Olympia et au Palais du Festival où le film a été projeté. Clapnoir.org lui a posé quelques questions au sortir de la 64è édition de cette grande rencontre internationale du cinéma.
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Première mondiale au marché du film
Dans une réjouissante comédie franco-gabonaise où l’on découvre un enfant gavroche supérieurement malin qui élève un lion devant être rapatrié en brousse… (super Yonas Pérou, vu dans L’enfant lion, on mise sur lui ! ), un chercheur en biologie gabonais qui se prend pas peu au sérieux (Eric Ebouaney, bon aussi dans l’autodérision) et une journaliste française jolie et écervelée aux cheveux blonds tressés à l’africaine qui n’a pas encore d’enfant ni de mari… (surprenante et charmante Hélène de Fougerolles d’avoir plongé tête baissé dans cet inbroglio françafricain qui n’est pas sans rappeler une parodie sympathique des aventures d’Indiana Jones), il est question d’un collier d’or appartenant à la reine d’une tribu gabonaise et possédé par un haut dignitaire français dont il orne la collection de trésors dans un château de la région parisienne… !
Jouant à fond le jeu des codes de la comédie d’aventure – à l’américaine -, manipulant le désir avec légèreté et doigté, enchaînant gags, rocamboles et carambolages entre Paris, Libreville et la jungle des pygmées, avec funny happy ending « famille recomposée métissée », le réalisateur du remarqué "Les couilles de l’éléphant" propose ici une comédie familiale bien ficelée, du pur divertissement. L’intelligence politique est là aussi, à chacun d’y décrypter ce qu’il veut y trouver.
Rencontre avec un réalisateur qui a choisi la comédie :
Comment est né le projet de ce film dont le scénariste est français et le réalisateur gabonais ?
Après Les couilles de l’éléphant, j’ai travaillé sur des séries. On m’a proposé ce scénario de Robert Darene, un cinéaste français ayant travaillé avec Jean Marais, tous les grands, qui a aujourd’hui 97 ans. Il a écrit le scénario il y a vingt ans et a tenté de le réaliser en 1995. Il est même venu au Gabon faire des repérages et finalement, le film ne s’est pas fait. Quand il a vu Les couilles de l’éléphant, il m’a contacté. J’ai passé trois jours avec lui à Rambouillet, j’ai découvert qu’il avait une grande culture de notre pays, des souvenirs extraordinaires. J’ai trouvé le scénario formidable. De l’aventure, un fond culturel, c’est ce que j’aime. On a écrit pendant quatre ans.
Pourquoi une comédie ?
On pense à un public familial, jeune. Le discours du film est tourné vers les jeunes. Nous ne pouvons pas nous développer si nous ne nous appuyons pas sur notre culture. Je traite souvent de sujets graves sur un ton léger. Je suis d’une tradition orale où l’on raconte beaucoup d’histoires. J’ai souvent compris des choses à travers une histoire que l’on me racontait de façon agréable. C’est pourquoi je cultive le goût de la comédie et de la dérision. Dans Les couilles de l’éléphant, je parlais de politique. Mais dans le film, on s’intéresse à l’histoire et la politique reste en arrière-plan. Mes auteurs de chevet sont Woody Allen, ou des films comme Certains l’aiment chaud de Billy Wilder.
Dans un film comme celui-là, je suis un peu dans l’esprit du Mystère du sortilège de jade… J’ai été inspiré aussi par La flèche brisée, un western qui montrait que les Indiens ont une âme, ce ne sont pas que des bandits, ce sont des hommes avec qui on discute. Je me suis dit en faisant ce film que je tenterai de donner ce même plaisir de vie. La vérité est la diversité. Quand on prête oreille à l’autre, on finit par découvrir une facette de la vérité. C’est un peu moins La poursuite du diamant vert, mais à partir du moment où il y a l’aventure, la forêt, cette pêche-là, pourquoi pas, c’est un film que j’aime aussi.
On pense aussi à Un indien dans la ville, avec Thierry Lhermitte, pour la relation entre adulte et enfant.
C’est vrai. Nous avons trouvé pour l’enfant un acteur formidable, Yonas Perou. Il incarne bien le personnage avec sa vitalité, sa turbulence et en même temps, sa tendresse. Il jouait le rôle de Simba dans la comédie musicale Le roi lion. C’est un garçon super, je pense qu’il a beaucoup d’avenir. Le casting a été long mais j’avais vu Hélène de Fougerolles dans Mortel transfert de Jean-Jacques Beinex, elle jouait le rôle de la marquise de Pompadour avec Vincent Perez et je me suis toujours dit qu’elle représentait un éternel féminin. Elle a foncé… après beaucoup de discussions. Elle voulait sentir le personnage et puis, elle a dit « je viens avec vous ». Eric Ebouaney, sur l’Europe et la France, est certainement le comédien africain qui commence à se détacher du lot. Il y a aussi des comédiens qui jouent en tandem, Jean-Claude M’packa et Prince de Capistran, ce sont les comédiens les plus présents au Gabon. Nous avons fait un casting sur tous ces rôles, il y a toujours une magie qui se manifeste en casting.
Chacun en prend pour son grade, on n’est pas côté noir, côté blanc. Le film est tous publics.
Disons que le monde n’est pas blanc et noir. Le monde est en couleurs.
Propos recueillis par Caroline Pochon
Est-ce que les jeunes sont bien préparés à utiliser la technologie?
Depuis quelque temps, la technologie prend de plus en plus d'espace partout dans le monde; tant à la maison qu’au travail. Elle remplace les humains dans certains travaux rendus trop dangereux pour eux. Elle trouve aussi sa place dans les divertissements et dans l’éducation. D'ailleurs, elle occupe une très grande place dans cette dernière catégorie. De nombreuses écoles primaires possèdent un local informatique où les jeunes peuvent passer du temps quand ils restent pendant l’heure du dîner. Aussi, dans certaines écoles il y a quelques ordinateurs dans les classes qui sont mis à la disposition des élèves. De plus, lors d'un de ses exposés, M. Patrick Giroux nous a mentionné que « dans certaines écoles les élèves n’ont pas de crayon et de papier pour écrire mais un Ipad pour remplacer ses instruments de travail. Les élèves n’avaient plus de manuels, les livres étaient transférés sur le Ipad même. » Donc, après avoir entendu ceci, je me suis demandée si les enseignants préparaient assez bien les élèves aux technologies informatiques. Je sais par expérience que les élèves ont que très peu de période informatique par semaine, même parfois ils n’en ont pas. Est-ce assez de nos jours que de consacrer qu’une infime partie de notre temps aux technologies informatiques? À cette question je réponds que non. Plusieurs jeunes possèdent énormément de connaissances sur les technologies parfois même plus que l’enseignant même. Vu que la technologie prend de plus en plus de place de nos jours, nous devrions accorder plus d’importance aux connaissances que les jeunes ont sur le sujet et bien les préparer à manipuler et à utiliser cette technologie. Donc il faudrait, selon moi, instaurer plus d’une période d’informatique par semaine et guider les élèves dans cet univers qu’est Internet. Cet essai sera constitué de trois parties, la première examinera ce que les enseignants font afin de préparer les élèves à la technologie de l'avenir, la deuxième partie traitera de la connaissance avancée des jeunes face à la technologie et la troisième sera consacrée au temps alloué à la technologie en classe.
En premier lieu, les professionnels que sont les enseignants ont-ils assez d’outils en main pour préparer les jeunes aux technologies futures? Selon moi, le réponse est non. C'est-à-dire que, personnellement, je crois qu'il arrive que les enseignants eux-mêmes ne possèdent pas tous les bagages nécessaires en ce qui concerne ce domaine. Alors, comment bien préparer les élèves à utiliser correctement les technologies tandis que même le corps professoral ont de la difficulté à les saisir. Tout d’abord, nous devrions peut-être prendre le temps de nous mettre à jour sur la technologie informatique. Si je prends exemple sur ma classe en ce moment même, personne n'a le même niveau de connaissance informatique. Certains sont de petits génies tandis que d’autres ont encore de la difficulté à faire une simple présentatique. Donc, il serait peut-être préférable de mettre tout le monde à un niveau convenable pour bien expliquer les technologies informatiques et la façon légale et correcte de l'utiliser. Grâce à mon cours d'initiation aux technologies éducatives, j’ai appris ce qu’est véritablement le plagiat. N'est-ce pas étonnant que ce n'est qu'au cours de ma deuxième année universitaire qu'un tel concept m'est expliqué de façon claire et sans équivoque? Dans ce sens, il n’est pas étonnant que plusieurs jeunes utilisent le « copier coller » sans savoir ce qu’ils sont réellement en train de faire. Il serait important d'expliquer aux élèves la bonne manière d'exploiter les informations qu'ils trouvent, d’indiquer leurs sources, etc... Si les jeunes étaient mieux informés il y aurait beaucoup moins de risque de plagiat. Je trouve qu’en tant que futurs professionnels de l’enseignement nous devrions apprendre aux élèves dès leur plus jeune âge comment bien se servir d’Internet. Celui-ci est une mine d’or d’informations mais il est très facile de se laisser prendre et d’utiliser des informations trouvées sur le net en oubliant de mettre leurs sources. Il est certain qu’il est plutôt compliqué de définir l’importance d’indiquer des sources à de jeunes enfants, mais une enseignante pourrait le faire en organisant une activité sur l'importance de ce sujet et les grandes répercussions encourues si les sources sont omises lors d'un travail. On doit leur démontrer que dès qu’ils vont chercher une information sur Internet, ils doivent tout de suite mettre la source afin de pouvoir prouver la provenance de leur information. Aussi, il serait bien d'enseigner aux élèves comment reconnaître un site fiable pour que ceux-ci puissent cibler et utiliser des renseignements justes. Mais il est certain que pour apprendre aux élèves cette façon de procéder il faudrait que nous, enseignantes, soyons au courant de toutes ces choses. Personnellement je ne suis pas certaine de savoir exactement comment reconnaître un site fiable. Bref, si nous voulons bien préparer nos élèves aux technologies, il faudrait que nous nous mettions à jour nous aussi en se renseignant un peu mieux sur les différents domaines comme le plagiat et les sites qui sont fiables ou pas.
En deuxième lieu, les connaissances des élèves sur les technologies sont très vastes. Les enfants de nos jours ont accès de plus en plus jeunes aux technologies qui nous entourent. Ils baignent dedans depuis leur tendre enfance; il est donc très facile pour eux de s’adapter plus rapidement aux technologies que nous. Je vais prendre un exemple concret; j’ai acquis mon premier ordinateur à l’âge de 16 ans alors que mon petit cousin a reçu le sien dès l’âge de 5 ans. Comme vous pouvez le constater, il a reçu le sien beaucoup plus tôt que moi. Étant donné qu’il a commencé plus jeune à apprivoiser l’ordinateur, il est plus habile et débrouillard que moi face à cette technologie. À cet âge-là, les enfants sont de vraies petites éponges, ils apprennent très vite surtout en ce qui à trait de près ou de loin à la technologie. On pourrait facilement croire que les enfants sont attirés par la technologie. Ils veulent toujours en savoir plus et être les premiers au courant des nouveaux gadgets électroniques qui viennent de sortir. Ils veulent aussi être à la fine pointe de la technologie, soit avec leur cellulaire, leur ordinateur, leur jeu vidéo ou leur lecteur Mp3. Pour en revenir à l’exemple de mon petit cousin, il est certain son bagage d'information est plus vaste que le mien à son âge, vu le temps qu'il a déjà consacré à son nouveau compagnon de travail. Il aura la capacité de faire des manipulations sur son ordinateur que moi j'ignorais encore il y a de cela quelque temps, il deviendra de plus en plus autonome, il apprendra à se débrouiller seul et à trouver des solutions puisque ses parents ne s'y connaissent pas autant que lui en ce qui concerne les technologies nouvelles. Je me demande si nous, futurs enseignants, nous avons assez de connaissances pour en apprendre encore à ces jeunes, qui sont de nos jours si habitués à utiliser de façon régulière et parfois quotidienne les technologies. Peut-être devrons-nous nous résigner à un apprentissage mutuel, partageant nos connaissances, mais acceptant également d'apprendre des informations de nos étudiants. Pendant le cours d'initiation aux technologies éducatives de M. Patrick Giroux, nous avons eu à lire le texte suivant « Thème 3 – L'apprenant comme participant à la construction de contenu ». Ce texte traitait justement d’une enseignante qui avait créé un compte sur le réseau social Twitter pour son cours. Ses étudiants lui montraient certaines fonctions pour correspondre que cette dernière ignorait complètement. L’enseignante a émis plusieurs commentaires à ce sujet et je trouvais intéressant de vous les faire partager. Voici ce qu’elle a dit :
« C'est une vraie richesse de pouvoir dire : « apprenons ensemble, apprenez-moi ». Certains de mes élèves très curieux ont exploré certaines applications de Twitter qui me sont encore inconnues. Ils m'ont montré, expliqué. La transmission du savoir doit-il être uniquement vertical (du haut de la hiérarchie vers le bas) ? Lorsque j'ai présenté le projet Twitter à cette classe, je leur ai expliqué qu'il s'agissait bien d'une expérimentation d'un usage d'un web-média. Une expérimentation que nous allions mener ensemble, que ça impliquait des réussites, des échecs, des tâtonnements. Ils savent être suivis via @laderniereannee (c'est le nom de la page Twitter de l'enseignante) et par bon nombre de « spécialistes » des TICE. Ils ont «tweeté» (publié du contenu sur Twitter) lors de mon atelier des rencontres TICE académiques à ma demande pour être observés par mes auditeurs. Ils m'ont demandé le lendemain mes impressions sur cet atelier. »
Je trouve cela très intéressant parce que cela prouve que même si nous sommes des professionnels de l’enseignement et que nous nous devons de connaitre plusieurs domaines, il demeure impossible de tout savoir et qu’il est important de faire comprendre à nos élèves qu’ils peuvent eux aussi nous apprendre des choses sur les technologies qui nous entourent. En somme, il peut être intéressant de permettre aux élèves d'échanger avec nous sur divers sujets, que ce soit en ce qui concerne les technologies informatiques, mais également sur plusieurs autres points.
En troisième lieu, le temps consacré aux cours d’informatiques dans les écoles n’est pas suffisant. De par mon expérience personnelle, lors de mon stage, ma classe n`avait qu’une période d’informatique par semaine, et encore! Il arrivait parfois que certaines semaines, cette période était complètement ignorée. Je ne dis pas qu’il faut mettre un nombre de période fixe par semaine pour l’informatique, mais plutôt revoir la manière de gérer le temps consacré à cette matière. Il faut aussi noter que chaque élève qui arrive dans une école est susceptible de ne pas posséder la même base en informatique. Il serait bien qu’en début d’année l’enseignante demande à chaque élève comment il se débrouille avec un ordinateur. L’enseignante pourrait ainsi noter le niveau de connaissance de ses élèves sur ce sujet et ainsi pendant le laboratoire jumeler les élèves plus faibles avec d’autres élèves ayant une base plus approfondit dans ce domaine. Comme cela, durant les cours d’informatiques, chaque élève pourrait s’entraider pour arriver sensiblement au même niveau. Ou l’enseignante pourrait reprendre tout à zéro avec les élèves sur leur base en informatique. Comme cela, elle s’assure que chaque élève à la même base que ses compagnons. De plus, toujours durant mon stage, il y avait plusieurs ordinateurs dans la classe qui ne servaient pas beaucoup. Ils étaient utilisés seulement pour l’activité privilège pendant laquelle les enfants allaient sur un site web éducatif. Il serait peut-être bien d'inclure les ordinateurs dans les activités et leçons journalières, pour ainsi apprivoiser l'utilisation de cet outil. J’ai également remarqué que les élèves avaient de la difficulté à faire une simple recherche sur Google, mais qu'ils ne semblaient éprouver aucun problème lorsqu'il était question d'utiliser des jeux ou autres programmes récréatifs. Je trouve donc regrettable cet ordre des priorité par rapport à l'utilisation d'un ordinateur. Il ne semble qu'être associé aux divertissements, et non pas à l'exploitation de sources et d'informations. Bref, je viens à me demander si le temps consacré au laboratoire informatique devrait être aussi important que le temps consacré au français et aux mathématiques, ou du moins considérablement augmenté par rapport à ce qu'on lui accorde déjà.
Pour conclure, les enseignants préparent aussi bien qu'ils le peuvent les élèves à faire face à leur futur. Mais, je crois que les connaissances du personnel enseignant sur le sujet n'est pas toujours au niveau, ou développées. Les enseignants devraient avoir plus de cours qui leur expliqueraient clairement comment bien guider les élèves dans l’univers d’Internet et des différentes technologies informatiques. Comme je l’ai expliqué un peu plus tôt dans mon essai, les jeunes enfants apprennent très vite et on désormais une connaissance globalement plus développée que nous, à leur âge mais ignore les bases, règles de savoir faire inhérents à l'utilisation d'un tel outil. Il est donc très important de leur montrer les bases dans le but d’améliorer leur savoir pour qu’ils deviennent plus habiles et autonomes face au monde des technologies. Aussi, il ne faut pas mettre les jeunes qui ont moins de connaissances que les autres à l’écart, il faut les intégrer. Comme mentionné au peu plus haut, le temps consacré aux technologies en classe est minime ce qui est contradictoire et paradoxale avec le fait que la technologie ne cesse d’évoluer tous les jours et sont utilisé de plus en plus fréquemment dans tous ce qui nous entourent. Nous, enseignants, devons améliorer nos connaissances et notre compréhension du sujet pour être capable de bien communiquer et d’être en mesure d’intéresser les élèves. Par contre, l’enseignant peut contrôler ce qui se passe à l'intérieur de sa classe, mais il ne peut pas interférer dans la vie familiale. Cela peut donc causer problème, si des parents ne veulent pas que leur enfant est accès à la technologie à la maison. Il reste donc à savoir jusqu'à quel point la société de nos jours est présentement réceptive à l'implantation de nouvelles technologies dans la vie de tous les jours. Faudra-t-il attendre encore quelques générations pour être véritablement capable de constater un changement global par rapport à l'intégration des technologies nouvelles dans les classes, tout comme à la maison?
Source: Vanessa http://pedagotic.uqac.ca
hISTOIRE DE LA MUSIQUE
La Sainte Cécile d’Ozimo Damas
Au Gabon, l’introduction, au début du siècle, de la guitare, de l’accordéon et des musiques d’importation (valse, polka, tango, etc...), le passage des musiciens antillais amateurs de biguine et de mazurka dans les années 1940/1950 puis l’influence de la rumba (cubaine et congolaise) diffusée par Radio Congo Belge marquent les créateurs des premières formations d’orchestration moderne du pays (la Radio Congo Belge était sensée donner des informations sur la Seconde Guerre mondiale aux Occidentaux vivant au Congo Kinsahasa, actuelle République Démocratique du Congo alors dénommé Congo Belge). Parmi ces précurseurs, la Sainte Cécile d’Ozimo Damas, père des compositeurs Claude et René, s’illustre par le titre Okolongo écrit en 1956.
Crise Economique et Poe
La rumba congolaise, plus proche des sensibilités culturelles des nationaux s’impose sur la scène musicale gabonaise, faisant de nombreux émules dont Hilarion Nguema, fondateur en 1962 du groupe Afro Success et auteur du tube Crise économique (1988). Son premier titre, Télégramma, fut écrit par Pierre Akendengue qui se fait lui-même connaître en 1966 avec Poe, une composition à la fois mélodique et rythmique chanté en « myéné ». Trois ans plus tard, il opère une véritable révolution musicale en lançant un nouveau style s’appuyant sur les choeurs à la structure proche des chants traditionnels et alliant rumba afro-cubaine, mazurka, jazz, rhythm’n blues et sonorités gabonaises comme le « ndjembé » et le « bwiti ». La sortie en 1974 de son album « Nandipo » produit par Pierre Barouh pour CBS internationalise ce courant urbain et transforme par sa recherche mélodique et ses textes incisifs et poétiques l’image du musicien africain considéré jusque-là comme un simple « ambianceur » et non comme un créateur à part entière.
Répertoire fang, bwiti, batéké et harpe ngonfi
Son style fera école avec des artistes tels Martin Rompavet, Pierre Claver Zeng devenu plus tard Ministre de la Culture et Marie-Josée Aziz I’nanga, inspirée par le patrimoine fang et une des premières femmes à intégrer une formation moderne.
Tandis que Patience Dabany popularise sur fond de rumba-zouk la culture « batéké » du Sud-Ouest du Gabon, divers artistes suivront la voie de Pierre Akendengue dans les années 1980 dont Vickoss Ekondo qui diffuse le « bwiti » et le « ngounyé » et Onoye Sissai (accordéoniste, percussionniste) qui tente de populariser le « ngonfi » (une harpe à huit cordes).
Plusieurs autres créateurs ou groupes s’adonnent à la variété, à la rumba-rock, au soukouss et à l’afro-zouk : Oliver Ngoma, réalisateur à la télévision gabonaise, Chriss, Evizo Stars, Obaka, Trompettes de Jericho, Loco Stars et Ave Stars, Gabriel Ossoulouh, Ondo Mabele, Afféné, Angèle Assélé, Mackjoss, Paola, Alexandre Sambat, Pierre Emboni, Teke-Teke, Djoud, Campo Santo, Movaizhalaine, Ibis, Agape, Marie-Colombe, Mt Carmel....
Annie Flore Batchiellilys : la grande voix du Gabon
Tandis que Big Joé, Cia Posse-X, Vibration et Ras Kombica assurent la scène rap, reggae et raggamuffin, François Ngwa, exploite diverses musiques du pays (myéné, eshira, fang), d’Afrique du Sud (mbaqanga) et d’Occident (house, funk, rock) et Annie Flore Batchiellilys, une des grandes voix de la musique gabonaise est révélée en 2002 par l’album Diboty qui laisse entendre sur fond d’afro-folk les musiques du peuple punu.
par Nago Seck 11 mai 2007 - © Afrisson
Les dix plus riches présidents
LES DIX PLUS RICHES
Chaque année, la revue américaine Forbes établit un palmarès des dirigeants politiques les plus fortunés de la planète. La présence de Fidel Castro dans celui qui a été publié en mai a suscité de vives protestations à La Havane.
*Le roi Abdallah d'Arabie saoudite
21 milliards de dollars (16,3 milliards d'euros)
*Le sultan de Brunei, Bolkiah Hassanal
20 milliards de dollars (15,6 milliards d'euros)
*Le cheikh Khalifa ibn Zayid al-Nahyan, émir d'Abou Dhabi et président de la fédération des Emirats arabes unis
19 milliards de dollars (14,8 milliards d'euros)
*Le cheikh Mohammed ben Rashid al-Maktoum, émir de Dubaï
14 milliards de dollars (10,9 milliards d'euros)
*Le prince de Liechtenstein, Hans-Adam II
4 milliards de dollars (3,1 milliards d'euros)
*Le prince Albert II de Monaco
1 milliard de dollars (780 millions d'euros)
*Le président cubain, Fidel Castro
900 millions de dollars (702 millions d'euros)
*Le président de la Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema
600 millions de dollars (768 millions d'euros)
*La reine Elisabeth II d'Angleterre
500 millions de dollars (390 millions d'euros)
*La reine Beatrix des Pays-Bas
270 millions de dollars (210 millions d'euros)
A l'en croire, il ne gagnerait que 32 € par mois et n'aurait pas d'économies personnelles. Lorsqu'il a appris qu'il figurait dans la liste des dix plus grosses fortunes des «rois, reines et dictateurs», publiée au début du mois de mai par la revue américaine Forbes, Fidel Castro a piqué une grosse colère. Non sans avoir, préalablement, convoqué les caméras de la télévision nationale et plusieurs personnalités amies.
Selon les enquêteurs de Forbes, le Lider maximo tirerait son immense fortune d'une partie des bénéfices des sociétés publiques cubaines…
Si l'opacité est totale à La Havane, où règne l'une des dernières dictatures marxistes de la planète, les chefs d'Etat latino-américains ont plutôt fait des progrès, ces derniers temps. Plusieurs d'entre eux ont en effet décidé, sous la pression d'opinions de plus en plus sensibles à la dénonciation des injustices, de réduire leur train de vie et, par conséquent, leur salaire.
Le président argentin, Nestor Kirchner, a ouvert le ban, suivi d'Alejandro Toledo, au Pérou, et du nouveau leader bolivien, Evo Morales. Ce dernier se contente, depuis le 1er mars 2006, de 667 € par mois, soit 57% de moins que son prédécesseur. Au Brésil, plus de 20 000 fonctionnaires fédéraux gagnent mieux leur vie que le président Lula, dont le salaire mensuel est de 8 500 réis par mois (environ 2 900 €).
Toutefois, comme dans beaucoup de pays, cette somme ne donne pas une juste idée de son train de vie. Il bénéficie en effet d'une carte de crédit corporate afin de couvrir ses frais au Brésil ou lors de ses déplacements à l'étranger. Et ce compte-là relève du secret d'Etat!
Il ne suffit donc pas que le montant des émoluments du président ou du chef du gouvernement soit rendu public pour que la transparence soit assurée. Car les primes, frais de représentation ou «d'automobile» constituent un maquis souvent impénétrable. Et d'autres sources de revenus, inavouables cette fois, viennent souvent s'ajouter aux officielles.
Ex-Union soviétique
Courage, camarades!
La transparence va généralement de pair avec les progrès de la démocratie. On le voit tout particulièrement dans les pays de l'ex-Union soviétique. Ceux qui ont avancé sur le chemin de la démocratie sont aussi ceux dans lesquels les informations sont les plus accessibles. Ainsi, en Ukraine, le montant de la rémunération du chef de l'Etat est aujourd'hui public, alors que le pouvoir, jusqu'à la fin du régime précédent, usait à discrétion des fonds de l'Etat. Il en va de même en Géorgie. En revanche, en Arménie, la question dérange toujours. Lorsque L'Express a interrogé l'ambassade à Paris, il nous a été répondu qu'il s'agissait d'une «information politique» et qu'il convenait d'adresser à Erevan un courrier sur papier à en-tête… sans garantie du résultat. En Biélorussie, le président Alexandre Loukachenko a officiellement rendu publics ses revenus avant l'élection présidentielle du 19 mars; le dictateur de Minsk a affirmé avoir reçu en 2005 l'équivalent de 28 000 dollars et ne pas avoir d'autres sources de revenus que son salaire de chef de l'Etat. A Washington, toutefois, on rétorque que Loukachenko garde la haute main sur un «fonds de réserve présidentiel», dont les avoirs dépasseraient 100 millions de dollars. Il a par ailleurs largement bénéficié, à titre personnel, de la vente à l'étranger d'une partie du stock d'armes soviétiques que possédait son pays.
Et la Russie? En 2004, par décret présidentiel, à l'occasion d'une hausse générale de la rémunération des hauts fonctionnaires et gouvernants, Vladimir Poutine a plus que doublé son salaire officiel, passé de 70 000 roubles à 146 853, soit près de 4 250 € par mois. C'est la seule donnée diffusée à Moscou. Les frais de représentation ne sont pas précisés. Par ailleurs, l'Etat russe prend en charge les dépenses liées non seulement à la fonction du chef de l'Etat, mais aussi à sa vie quotidienne, l'entretien de sa famille, ses loisirs, ses vacances et celles de ses proches. Deux chiffres permettent de mesurer la toute-puissance du maître du Kremlin: les dépenses de l'administration présidentielle atteignent en 2006 l'équivalent de 160,5 millions d'euros; celles du gouvernement, quant à elles, plafonnent à 23,4 millions d'euros.
...
En Chine, tout ce qui touche à la fortune ou aux revenus des dirigeants est tabou, comme il se doit - le pays est en effet rongé par la corruption. Nous n'en avons pas moins sollicité le service de presse du gouvernement. Celui-ci nous a répondu que les chiffres demandés étaient «difficiles à fournir pour l'instant». La revue Zhengming de Hongkong, le mensuel en langue chinoise le plus critique à l'égard du pouvoir, a mené sa propre enquête. Selon son estimation, publiée en janvier et établie à partir d'un rapport interne du comité central du Parti communiste du mois de mars 2005, le président Hu Jintao gagnerait, tous revenus confondus (salaire et rentrées personnelles) 55 000 € par an. Son Premier ministre, Wen Jiabao, émargerait à 48 000 €. Des chiffres dont le magazine précisait qu'ils excluaient les revenus des enfants ou du conjoint. Or le fils de Wen Jiabao est soupçonné d'avoir été, il y a deux ans, le principal bénéficiaire - avec un paquet d'actions estimé à 7,3 milliards de dollars américains - de l'entrée à la Bourse de Hongkong de la compagnie Ping An Insurance…
Monde arabe
Sables mouvants
De tous les chefs d'Etat de la planète, les pétromonarques de la péninsule Arabique sont assurément les plus riches. Une partie de la rente pétrolière va directement dans les caisses des familles régnantes.
En Arabie saoudite, le nombre de princes qui ont droit à une liste civile - ils sont près de 8 000 au total - et la façon dont cette manne est répartie entre eux relèvent des secrets de famille. On estime cependant que les plus mal lotis recevraient au moins 10 000 dollars par mois. Ils ne paient en outre ni leur électricité, ni leurs factures téléphoniques, ni leurs billets d'avion…
Au Proche-Orient, où l'opacité est la règle, un pays se distingue par son souci du légalisme: le Liban. Le salaire du chef de l'Etat y fait l'objet d'un vote du Parlement, comme ceux des ministres et des députés.
Depuis 1998, le budget spécial de la présidence - une «caisse noire» dans laquelle il pouvait puiser pour ses frais de représentation - a été supprimé. Toutes les dépenses du président doivent faire l'objet de factures remises au ministère des Finances, qui débloque les fonds nécessaires.
Le ministère des Affaires étrangères règle, selon la même procédure, les frais occasionnés par les déplacements à l'étranger. Cela n'empêche pas la corruption, certes, notamment les commissions ou les pots-de-vin négociés sur certains contrats.
Si Emile Lahoud, l'actuel chef de l'Etat, a la réputation d'être intègre, certains de ses prédécesseurs ont été beaucoup moins scrupuleux…
Au Maghreb
les situations sont contrastées.
En Algérie, les données chiffrées sont publiques. Le chef de l'Etat algérien reçoit un salaire de 260 000 dinars, soit environ 2 800 € par mois, auquel s'ajoutent des primes. Le montant total de ses émoluments est d'environ 4 000 € par mois.
Mais il faut ajouter à cette somme une allocation en devises de 700 € par jour, officiellement présentée comme destinée aux «frais de représentation à l'étranger» du chef de l'Etat, qui lui est versée… 360 jours par an.
En Tunisie, le salaire du président Zine el-Abidine Ben Ali n'est, semble-t-il, pas du domaine public. La question, que nous avons posée à l'Agence tunisienne de communication extérieure, est restée sans réponse en dépit de notre insistance.
Au Maroc, enfin, ce sont les journalistes qui brisent les tabous: le mensuel Economie et entreprises publia, dès 2002, le premier dossier consacré à la fortune de Mohammed VI. L'estimation retenue ne prenait en compte que le patrimoine mobilier du souverain sur le territoire marocain, excluant de ce fait les propriétés foncières et les comptes à l'étranger. S'agissant des revenus du roi, l'enquête la plus fouillée a été réalisée il y a un an par l'hebdomadaire TelQuel, dont les journalistes ont étudié à la loupe la loi de finances et quelques autres documents officiels. L'article portait cette fois uniquement sur le budget de la monarchie, c'est-à-dire sur les sommes allouées par l'Etat marocain au roi, à sa famille et au fonctionnement de la cour royale. Celui-ci atteint (les chiffres sont ceux du budget 2004) 2,28 milliards de dirhams par an, soit 216 millions d'euros, et comprend plusieurs postes budgétaires. Les frais de fonctionnement de la cour représentent la plus grosse partie: 164 millions d'euros pour, notamment, plus d'un millier de salariés. Un total de 2,39 millions d'euros est affecté aux «listes civiles», somme dans laquelle sont également englobées les rentes des frères et sœurs du roi, sans que la répartition détaillée figure dans la loi. Selon TelQuel, le souverain touche, en contrepartie de sa fonction de chef de l'Etat, une allocation mensuelle de 36 000 €.
Les plus transparents
Les grandes démocraties occidentales de tradition anglo-saxonne et les pays d'Europe du Nord sont assurément ceux où règne le plus de transparence.
Non seulement les salaires versés aux dirigeants y sont du domaine public, mais présidents, ministres ou élus doivent déclarer leurs autres revenus ainsi que leur patrimoine.
Aux Etats-Unis, outre le salaire du président, on connaît le détail de sa feuille d'impôts, accessible à tout un chacun. On sait ainsi que George Bush a déclaré, pour l'année 2004, 524 141 € et qu'il s'est acquitté de 161 504 € d'impôts fédéraux.
Il possède, par ailleurs, un ranch de 640 hectares, évalué entre 1 et 5 millions de dollars, des bons du Trésor pour un total de 3,11 millions d'euros, 584 225 € en certificats de dépôts, les droits d'exploitation minière d'une propriété évaluée à 11 685 €, une exploitation forestière d'une valeur de 467 417 €.
Le salaire du président des Etats-Unis a doublé par rapport à 2001. Il reste cependant très inférieur à celui que touchent beaucoup de grands patrons américains. En moyenne, selon une étude du cabinet spécialisé Watson Wyatt effectuée l'an dernier, le dirigeant d'une entreprise américaine équivalente aux grosses sociétés du CAC 40 gagne 2 401 703 dollars par an, soit plus de cinq fois les émoluments du président.
Dans les pays de tradition anglo-saxonne, le salaire des chefs d'Etat et de gouvernement est généralement indexé soit sur celui du plus haut magistrat du pays, soit sur celui des parlementaires - c'est par exemple la solution retenue en Australie, où le Premier ministre touche 160% de ce que gagne un député.
Un système abandonné en 2001 par le Canada, qui, depuis cette date, calcule les émoluments de ses élus et dirigeants politiques en prenant en compte les salaires des employés du secteur privé. Parmi les pays qui figurent dans notre «peloton de tête» de la transparence, deux sont des monarchies.
En Norvège, l'apanage - la liste civile du couple royal - s'élève à 7 750 000 couronnes, soit 1 million d'euros par an.
Au Japon, l'empereur lui-même ne perçoit pas de salaire. Mais ses dépenses personnelles s'inscrivent dans un budget qui englobe également les frais des membres de la famille impériale et de la cour. Pour l'année fiscale 2006, commencée le 1er mars, il s'établit à 324 millions de yens, soit 2,26 millions d'euros.
Afrique
Attention, grands fauves!
L'Afrique noire est assurément, de toutes les régions du monde, celle qui a la plus mauvaise réputation.
Le surnom de Mobutu Sese Seko, trouvaille de Bernard Kouchner, lui colle encore à la peau bien après son trépas:
«Un coffre-fort ambulant coiffé d'une toque en peau de léopard».
Car le maître absolu du Zaïre trente-deux années durant prit soin de dorer sur tranche sa légende.
Si nul ne connaît le montant réel de sa fortune au zénith - les estimations oscillent entre 4 et 10 milliards de dollars - maints experts la jugeaient au moins égale à la dette du pays.
Le maréchal-président, qui prétendait sans ciller ne toucher «aucun salaire», aura incarné jusqu'à la caricature la confusion entre le budget de l'Etat et la cagnotte familiale.
D'autres potentats africains ont cédé à la tentation. L'Ivoirien Félix Houphouët-Boigny soutenait avoir financé la construction de la basilique de Yamoussoukro, réplique de Saint-Pierre de Rome, sur ses fonds propres et non sur ceux de l'Etat.
Mais la distinction n'a jamais été prise au sérieux. Pas plus qu'au Gabon ou au Congo-Brazzaville. Là où jaillit l'or noir, le jeu des commissions relègue au rang de fiction toute velléité de transparence budgétaire. Et une tradition tenace entretient l'opacité: les transferts d'avoirs sur des comptes à l'étranger, en Europe - Suisse en tête - aux Etats-Unis ou dans des paradis fiscaux exotiques et insulaires.
En juin 2000, L'Express, citant une enquête du Sénat américain, avait ainsi révélé l'ampleur des placements du Gabonais Omar Bongo à la City Bank de New York, entre 1985 et 1997: 130 millions de dollars.
Bien souvent, le sujet est tabou. Même en Afrique du Sud, pourtant démocratique, c'est «une question dont on ne parle pas», à en croire l'ambassade de ce pays à Paris. Dans plusieurs pays, cependant, le salaire annuel du chef de l'Etat est rendu public… même s'il est loin de représenter la totalité de ses revenus.
C'est notamment le cas au Nigeria, au Sénégal, ou encore au Mali.
Au Sénégal, le revenu annuel brut du président est modeste: 8 940 € Mais les députés votent aussi le budget de l'administration présidentielle, une enveloppe qui couvre pêle-mêle les frais de fonctionnement de la présidence et ceux des agences de l'Etat.
Or celui-ci a explosé, passant de 39 milliards de francs CFA en 2004 à 57 milliards en 2005. Au Nigeria, aussi, les émoluments du chef de l'Etat, tels qu'ils sont fournis par la Revenue Mobilisation, Allocation and Fiscal Commission, semblent très raisonnables: 1 405 822 nairas par an, soit 8 585 €.
Mais les «primes et indemnités» ne sont pas incluses. Ni les 185 000 € que rapporte tous les mois au président Olusegun Obasanjo sa ferme d'Otta, au nord de Lagos, fleuron du groupe familial Obasanjo Holdings Limited.
Au moins l'actuel chef de l'Etat a-t-il rendu la somme publique. Alors que son prédécesseur, le dictateur Sani Abacha, a emporté dans sa tombe l'énigme de son argent sale.
Au Mali, le chef de l'Etat Amadou Toumani Touré avoue un salaire de 1 500 € par mois - il l'a confirmé lui-même à la correspondante de L'Express, le 17 mai, en marge de l'enregistrement de l'émission RFI/L'Express. Mais cet ancien lieutenant-colonel cultive son image d'intégrité dans un pays aux prises avec les invasions de criquets, une pluviométrie calamiteuse et le déclin des recettes du coton.
On est loin, il est vrai, du train de vie du président d'un autre pays qui figure, lui aussi, parmi les plus pauvres d'Afrique: la Guinée équatoriale. Teodoro Obiang Nguema serait, selon le magazine Forbes, à la tête de la huitième fortune mondiale. Juste derrière Fidel Castro.
Combien gagnent-ils par mois?
Inde
Manmohan Singh
650 €
Bolivie
Evo Morales
667 €
Nigeria
Olusegun Obasanjo
710 €
Sénégal
Abdoulaye Wade
745 €
Philippines
Gloria Macapagal-Arroyo
962 €
Bulgarie
Sergueï Stanichev
925 €
Mali
Amadou Toumani Touré
1 500 €
Roumanie
Calin Popescu Tariceanu
1 745 €
Géorgie
Mikheil Saakachvili
1 800 €
Pakistan
Pervez Moucharraf
1 800 €
Thaïlande
Thaksin Shinawatra
2 384 €
Brésil
Lula
2 900 €
Afghanistan
Hamid Karzaï
3 890 €
Turquie
Recep Tayyip Erdogan
3 900 €
Algérie
Abdelaziz Bouteflika
4 000 €
Russie
Vladimir Poutine
4 250 €
Ukraine
Viktor Youchenko
4 950 €
Indonésie
Susilo Bambang Yudhoyono
5 212 €
Liban
Emile Lahoud
6 600 €
Azerbaïdjan
Ilham Aliev
12 400 €
Allemagne
Angela Merkel
Chancelière
21 262 €
Autriche
Wolfgang Schüssel
Chancelier
18 546 €
Belgique
Guy Verhofstadt
Premier ministre
15 082 €
Chypre
Tassos Papadopoulos
Président
10 374 €
Grèce
Kostas Karamanlis
Premier ministre
7 694 €
Slovénie
Janez Jansa
Premier ministre
6 457 €
Portugal
José Socrates
Premier ministre
5 287 €
Pologne
Kazimierz Marcinkiewicz
Premier ministre
3 602 € *
Slovaquie
Mikulas Dzurinda
Premier ministre
2 684 €
Irlande
Bertie Ahern
Taoiseach (chef du gouv.)
20 558 €
Luxembourg
Jean-Claude Juncker
Premier ministre
18 500 €
Suède
Göran Persson
Premier ministre
12 365 €
Finlande
Matti Vanhanen
Premier ministre
9 586 €
Espagne
José Luis Zapatero
Président du gouvernement
7 296 €
République tchèque
Jiri Paroubek
Premier ministre
6 168 €
Estonie
Andrus Ansip
Premier ministre
4 000 €
Malte
Lawrence Gonzi
Premier ministre
3 332 €
Italie
Romano Prodi
Président du Conseil
18 553 €
Royaume-Uni
Tony Blair
Premier ministre
15 249 €
Pays-Bas
Jan Peter Balkenende
Premier ministre
10 833 €
Danemark
Anders Fogh Rasmussen
Premier ministre
9 500 €
France
Jacques Chirac
Président
6 714 € *
Hongrie
Ferenc Gyurcsany
Premier ministre
5 912 €
Lituanie
Algirdas Brazauskas
Premier ministre
3 633 €
Lettonie
Aigars Kalvitis
Premier ministre
3 108 €
Chirac : vivement les retraites!
Ancien député:
5 601,86 € net
Ancien maire de Paris:
2 480,57 € net
Ancien conseiller général de Meymac (Corrèze): 2 318,42 € net
Ancien conseiller référendaire à la Cour des comptes:
3 148,28 € net
Future retraite d'ancien président:
5 342,73 € net
Total:
18 891,86 € net par mois.






