« Libreville – Scène de Tam-Tam »
1 week ago
Plus que quelques heures avant le début du scrutin présidentiel. Les
discussions vont bon train. Beaucoup sont encore indécis dans choix. Car
jamais, une élection n’a suscité autant d’engouement, autant
d’incertitude sur son issue. L’élection que nous allons entamée demain
devrait constituer un tournant décisif dans l’histoire du peuple
sénégalais, un peuple qui veut désormais prendre son destin en main.
Peuple sénégalais, votez utile !
Notons
pour commencer que le choix des dirigeants ou des animateurs politiques
par le peuple doit s’opérer selon la conscience. Cette dernière est la
voie intérieure qui nous enjoint, au moment opportun, d’accomplir le
bien et d’éviter le mal.
Avec ces élections, le moment est venu
pour le peuple de voter utile en choisissant les personnes crédibles et
soucieuses de la satisfaction des besoins de la patrie et de faire de
notre pays, la locomotive du développement. Pour faire ce bon choix,
nous vous invitons à ne pas aller chercher loin des hypothétiques ‘’
sauveurs du peuple’’. Prenez en main votre propre destinée et regardez
autour de vous, dans vos rues, vos villages, vos quartiers, vos
groupements, vos secteurs, vos communes, vos villes et vos districts,
les personnes que vous connaissez pour leur compétence et leur sens du
bien commun et choisissez-les.
Méfiez-vous des pêcheurs des voix
dont vous ignorez le passé, car leurs discours démagogiques cachent très
souvent une nature égocentrique et une compétence douteuse. Ne vous
faites pas à nouveau avoir par ceux-là mêmes qui ont contribué en tant
que prédateurs à détruire l’économie du pays.
Abstenez-vous
surtout de donner vos voix aux corrupteurs de tous genres spécialistes
de la politique des dons. Demandez-leur pourquoi leur soudaine
générosité ne se manifeste qu’à l’approche des échéances électorales et
si leurs dons pourront résoudre tous les problèmes auxquelles vous devez
faire face chaque jour.
Sur quels critères devrait porter ce choix ?
Comme
premier critère de choix, nous pensons que cet homme dont la vocation
sera de présider aux destinées de la nation, devrait être un leader,
quelqu’un qu’on a toujours envie de suivre et d’écouter.
Le
Président de la République doit être au dessus des partis politiques.
Son efficacité est donc garantie par l’indépendance ce qui exclut un
engagement quelconque envers un parti.
La volonté d’être utile,
d’incarner une vraie chance pour son pays tout en gardant une forme
d’humilité ou de détachement vis à vis de la notion de pouvoir
déstabilisatrice à titre personnel est pour moi essentielle. Ce qui veut
dire qu’il n’aura pas à « mener son peuple » mais les écouter et les
accompagner. Il n’a rien à offrir mais doit remplir les obligations qui
découlent de son mandat.
Prétendre régenter un peuple en un
instant serait un acte de démence disait Napoléon. Le génie de l’ouvrier
doit être de savoir employer les matériaux qu’il a sous la main.
Le
Président doit incarner la nation. Il ne doit pas ignorer que les
traces de son action seront inscrites dans l’histoire de la nation.
Le
Chef de l’Etat doit être discret. Il ne doit pas se mêler aux détails
mais s’en tenir à de grandes directives. Il doit avoir une bonne lecture
des sujets comme : les problèmes militaires, financiers, éducatifs, et
sociaux. Il doit avoir une ouverture d’esprit qui doit lui permettre de
trouver un consensus avec l’opposition sur certains sujets sensibles.
En
effet, il s’agira de passer au crible les différentes qualités morales,
techniques ou intellectuelles qui se rapportent à l’exercice du pouvoir
exécutif. En effet, ce qui distingue l’homme d’Etat de l’homme
politique, c’est qu’il s’inscrit en permanence dans l’action et dans la
responsabilité.
Précisons aussi et surtout que la politique doit
rechercher à régler les différends par le dialogue et la persuasion, non
par la force ou une certaine forme de violence. Le courage d’un
Président de la République ne doit être envisagé que dans le sens d’une
résistance aux pressions, qu’il s’agisse de pressions extérieures avec
les rapports de force géopolitiques ou de pressions intérieures face aux
divers groupes d’influence et surtout face à l’opinion publique.
Les
responsables politiques doivent demeurer des représentants du peuple
chargés d’écouter puis de synthétiser leurs préoccupations et
d’appliquer la politique qu’ils désirent. Les élections permettant de
choisir celui qui est le plus en phase avec l’opinion.
Seulement,
on peut mener une très mauvaise politique avec tous les bons sentiments,
tout le courage et toute la volonté du monde si l’analyse initiale est
erronée. C’est en particulier pour cela que les leaders socio-démocrates
traversent une période de crise puisque leur postulat de base d’un
progrès conjoint de la démocratie, de l’économie et du social est mis en
défaut par la mondialisation.
Un Chef d’Etat digne de ce nom doit
comprendre les hypothèses utilisées dans les modèles que lui présentent
les économistes comme il doit connaître personnellement les souffrances
et les aspirations des principales composantes de la population. Il
doit éviter de réduire la politique à une simple science sociale mais
doit se baser sur son expérience, sa compétence et sa culture
personnelle pour choisir le cap à suivre pour le pays.
En effet,
si l’on ne peut rien pour le pouvoir d’achat à court terme face à
l’envolée du prix des matières premières, on peut mettre en œuvre des
politiques qui en rendent le pays moins dépendant, qu’il s’agisse de
produire soi-même son énergie, de favoriser les économies d’énergie ou
les filières de recyclage. S’il veut être exigeant envers son peuple, il
doit se montrer exemplaire et servir de « bouclier moral » à l’ensemble
de son gouvernement. Quels que soient les moyens et les chemins
employés, le peuple doit en effet être convaincu de la sincérité et de
la justesse des fins poursuivies.
Enfin, le Chef d’État doit donc
réussir à fondre ses intérêts dans ceux de l’État, en revenant à cette
belle définition de la politique « faire passer le souci du monde avant
le souci de soi ».
Serigne Samba Ndiaye : Enseignant, Phytothérapeute : site web : www.sambamara.com
Le sélectionneur du Gabon, Gernot Rohr, au milieu de ses voisins.
REUTERS/Thomas Mukoya
Par David Kalfa
Comme en 2010, l’équipe du Gabon a remporté son premier match en Coupe d’Afrique des nations (2-0 face au Niger). En Angola, les Gabonais avaient ensuite enchaîné un nul puis une défaite et avaient été éliminés au premier tour. Les Panthères affirment avoir retenu les leçons du passé avant de défier le Maroc pour leur deuxième rencontre dans cette CAN 2012, ce 27 janvier à Libreville.
L’équipe du Gabon participe pour la cinquième fois à la Coupe d’Afrique des nations. En 1994, 1996 et 2000, les Panthères avaient perdu leur premier match. En 2010, ils avaient surpris l’équipe du Cameroun 1-0 puis avaient dégringolé jusqu’à l’élimination : match nul 0-0 face à la Tunisie et défaite 1-2 face à la Zambie. Ce scénario catastrophe a laissé quelques traces dans les esprits gabonais alors que la sélection a également remporté son premier match en 2012 face au Niger (2-0).
Tout sur la Coupe d'Afrique des Nations
L’équipe du Gabon parviendra-t-elle à éviter pareille erreur, à domicile, durant cette CAN 2012 ? « On a retenu les leçons de 2010, prévient Didier Ovono. Tous les joueurs qui participent à cette CAN et qui étaient présents en Angola, savent que ce deuxième match face au Maroc est le plus important. »
« Le match le plus important »
Le capitaine des Panthères poursuit : « En 2010, la Tunisie était un gros morceau et elle nous avait compliqué la tâche. Là, on a aussi le Maroc qui est un gros morceau. Mais la différence, c’est que le Marocains ont perdu. Ils sont obligés d’attaquer. »
Gernot Rohr, le sélectionneur de l’équipe du Gabon, est prudent : « Si mes joueurs croient que ça va être facile, ils font fausse route. Mais on a tout fait pour ne pas qu’ils croient ça. Ils savent très bien que le Maroc est un autre morceau. »
Imiter la Guinée équatoriale
Les attaquants marocains devraient donner du mal aux défenseurs gabonais. D’autant qu’Henry Ndong, le joueur de l’US Bitam, sera peut-être forfait suite à une blessure derrière une cuisse. Il faudra pourtant résister au choc pour faire la différence, ensuite, en attaque.
« Ça va être un match ouvert, prédit Didier Ovono. On est obligés nous aussi d’attaquer pour marquer. En face de nous, si on a une équipe qui ne joue pas la contre-attaque, c’est facile. En plus, on aura 40 000 personnes derrière nous. Je peux vous dire que ça donne des ailes ».
A la veille d’un match qui pourrait les qualifier, les Gabonais n’ont qu’un objectif : imiter la Guinée équatoriale qui a validé son billet pour les quarts de finale et qui a éliminé le Sénégal.
Posted in afcon 2012, can 2012 gabon » 3 comments »
Daniel, comment se déroule la préparation du match de lundi contre le Niger ?
Tout se passe bien. On le prépare sereinement. On refuse de se mettre des pressions inutiles qui peuvent nous déstabiliser, ça ne sert à rien. Mais, on est conscient que c’est le match que tous les Gabonais attendent.
Le Gabon n'a pas inscrit de but lors des deux derniers matches d’évaluation, comment expliquer cette pauvreté de la ligne offensive des Panthères ?
Sur cette question, il faut voir ça avec le coach. Nous, on essaie de donner le maximum et après, je ne vais pas dire que l’attaque est mauvaise, que les passeurs sont mauvais. Rien de tout cela. Maintenant, si vous avez des questions sur l’aspect tactique, il faut voir ça avec le coach.
Vous sentez-vous capable de tenir un match plein, quand on sait qu’une polémique est née sur votre baisse de forme ?
La décision de me titulariser ou pas est prise par le coach. Moi je suis prêt, je l’ai toujours répété, j’ai une grosse envie de jouer cette Can. Cela fait douze ans que je suis en sélection, et je ne pense pas que je vais rejouer une autre CAN à domicile avec le Gabon... J’ai donc envie de jouer, de faire le maximum pour mon pays.
Dans cette équipe rajeunie, vous jouez un peu les grands frères. Appréciez-vous ce rôle ?
Je me le dois par rapport aux jeunes. Je leur donne des petits conseils, je les aide à ne pas se disperser, à rester concentrés sur l’objectif. Ils écoutent, mais parfois cela ne les empêche pas de reproduire les mêmes erreurs. Je suis donc attentif. Certains jouent au pays. Et sans dénigrer la formation locale, il y a moins de rigueur qu’en Europe. Je veille donc à corriger.
A titre personnel, cette CAN peut être l’occasion de vous montrer pour retrouver un club en Europe…
J’ai toujours faim, j’ai toujours cette envie de jouer. Donc oui, j’espère des retombées positives pour la suite de ma carrière si ça se passe bien pour nous.
Comment expliquer cette absence d’effervescence ou d’enthousiasme du public gabonais autour de son équipe nationale ?
Je suis revenu au pays en novembre, et je sens quand même l’excitation dans le pays. C’est la première fois que je vais participer à un événement de cette ampleur au Gabon. Je pense donc que le jour même du match, il y aura la fête. C’est obligé, parce qu’on a besoin du public.
Propos recueillis par Paul Nana, avec Patrick Juillard, à Libreville (Rédaction Football365/FootSud)
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